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Les Samedis de Biton : Quand le peuple décide d’aider le pouvoir
Publié le samedi 25 novembre 2017  |  L’intelligent d’Abidjan
Isaie
© Autre presse par DR
Isaie Biton Koulibaly
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TEXTES 4062

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Les Samedis de Biton
Quand le peuple décide d’aider le pouvoir.
Pour un chroniqueur, dans un quotidien d’information générale, la source d’inspiration se trouve dans les journaux radiodiffusés et télévisés. Il faut absolument, plusieurs fois par jour, les écouter et les suivre. Pour ma part, je ne me contente pas de ceux d’ici seulement, mais de nombreux pays africains. J’aime constater les réalisations des pays africains à travers leurs journaux télévisés. Je suis souvent déçus de constater que ceux de certains pays se limitent à la « parlote. » Je disais, un jour, à un ministre de notre gouvernement qu’on disait se faire trop voir sur le petit écran qu’il ne faisait qu’agir. Dans tous les domaines, certains pour ne pas voir le mauvais œil sur eux, croisent les bras. L’action, à tout moment et tous les jours, doit guider nos pas. Faire ce qu’on doit faire est la règle d’or de la compétence. Et c’est l’image de notre journal télévisé qui a inspiré ma chronique de ce matin. Après notre élimination honteuse de la coupe du monde de football contre le Maroc la parole est donnée à un supporter. C’est un homme en colère contre notre sélectionneur. Celui-là, dès son arrivée, sa première interview, à la télévision nationale, j’ai commencé à douter de lui. Dès sa descente d’avion il se précipite au journal télévisé, en direct, et commence à parler beaucoup. Les tonneaux vides font beaucoup de bruit est une belle trouvaille et une réalité. On peut dire qu’il y a été poussé par la fédération mais la sagesse ( a-t-il lu Salomon, le grand roi ?) exige qu’il refusât. Il faut d’abord prouver avant de parler. Celui qui travaille ne parle pas. Il est trop pris par son travail. Il agit. Bien faire et laisser dire est une phrase de grande profondeur et de sagesse. Revenons à notre supporter indigné. Il propose que le pays recrute un sélectionneur de haut niveau qui sera rémunéré par tout le pays. Je l’ai applaudi assis dans mon fauteuil. Pour une fois, le gouvernement doit prendre un citoyen du pays au mot. Sa pensée est courante au niveau des supporters d’un club ou d’une équipe nationale. En football notamment et surtout. La première étape consistera, pour le gouvernement, à le retrouver. Cela ne prendra pas de temps. Il suffit de repasser son intervention le matin et le soir tout le pays connaitra son identité. La deuxième étape sera aussi facile. Lui proposer de prendre la tête d’un comité pour recueillir des fonds pour recruter un sélectionneur de haut niveau. A ce niveau, les palabres vont déjà commencer. Pourquoi pas dans ce comité au moins deux membres de telle ou telle région ? Pourquoi on ne trouve pas de supporters de telle équipe ? Tous comprendront rapidement que le pays n’a toujours pas atteint le niveau de la Nation malgré un hymne national. Quel sélectionneur choisir ? C’est quoi le sélectionneur de haut niveau et c’est qui ? Les débats vont tourner au pugilat. Les doigts d’une main ne se ressemblant pas l’unanimité n’est pas de ce monde et ne sera jamais de ce monde. Et quand le comité (le peuple) sera saisi du salaire de cet expatrié (on ne les imagine pas choisir quelqu’un du pays) les démissions seront en cascade. Pourquoi un seul individu doit prendre, par mois, une somme si faramineuse ? En Afrique, nous sommes encore dans la périphérie du monde et encore loin des salaires du monde développés. Enfin, viendra l’essentiel. Amener le peuple cotisé pour payer ce grand technicien jamais recruté sur les bords de la lagune ébrié. On se souvient, du moins, je me souviens encore comme hier, à l’époque du père de la nation. Ce fut une époque de recrudescence du grand banditisme. Le peuple dans sa grande bonté demanda à aider les forces de police, de gendarmerie et militaire en leur donnant les moyens de gagner la lutte. Un conseil national fit des propositions concrètes. On prit même des petits pourcentages sur les salaires des citoyens sans parler des autres ponctions sur les revenus individuels ou collectifs. Après six mois de cotisation, au niveau de tout le pays, on était très largement en dessous de la somme espérée. Félix Houphouët-Boigny en fit un sujet d’ironie. Le peuple qui parle de milliards comme des milliers de francs se rendit compte qu’un seul individu ne peut pas « voler » des milliards comme il le croit. L’actualité donne, une fois de plus, l’occasion au gouvernement d’accéder à la revendication du peuple afin d’être mieux compris. A savoir combien il est difficile de réunir des moyens pour exécuter des travaux d’utilité publique. Je reviens de Fresco. De grand-Lahou à cette ville la route, si on peut parler de route, est un vrai calvaire. Il y a urgence. Moi, je suis prêt, à donner cinquante mille francs pour des travaux palliatifs. J’ai vu aussi, au journal télévisé, la route conduisant à Monogaga, l’une des plus belles baies au monde, est impraticable. Cette route nécessite rapidement un comité qui va et doit trouver une solution. Franchement, la route est bel et bien la clé passe partout de l’émergence. Les jeux peuvent-ils attendre ? Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.


Par Isaïe Biton Koulibaly
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L’intelligent d’Abidjan N° 4062 du 25/11/2017

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