Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Société
Article
Société

Relation UA-UE, terrorisme en Afrique et enjeux énergétiques : le think thank Afrikamaono pose les bases de la réflexion avant le 5e sommet Union Africaine – Union Européenne
Publié le samedi 25 novembre 2017  |  Abidjan.net
Développement
© Abidjan.net par P. R
Développement de l’Afrique : le think thank Afrikamaono pose les bases de la réflexion avant le 5e sommet Union Africaine – Union Européenne
Abidjan le 24 novembre 2017. En prélude au sommet Afrique-Europe qui va se tenir à Abidjan les 29 et 30 novembre à Abidjan, un panel de haut-niveau s’est tenu ce vendredi, dans la capitale ivoirienne, à l’initiative du think thank Afrikamaono, présidé par Mamadou Touré, secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.
Comment


En prélude au sommet Afrique-Europe qui va se tenir à Abidjan les 29 et 30 novembre à Abidjan, un panel de haut-niveau s’est tenu ce vendredi, dans la capitale ivoirienne, à l’initiative du think thank Afrikamaono, présidé par Mamadou Touré, secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, qui se présente aujourd’hui comme un le leader du futur sur lequel l’Afrique peut compter.

Créée en 2015 à Paris, cette plateforme d’échange panafricaine s’est donné pour objectif de promouvoir er d’encourager les transformations positives du continent africain en élaborant des stratégies et en déployant des actions ancrées dans les réalités qui permettront au continent d’assurer son leadership.

Pour cet nième panel, le thème choisi était « les enjeux énergétiques en Afrique », traité par le ministre ivoirien du Pétrole, de l’Energies et du développement des Energies renouvelables, M. Thierry Tanoh.

Le ministre a souligné les grandes plaies du secteur de l’électricité en Afrique et plus précisément en Côte d’Ivoire. Cela se traduit par un manque de politique énergétique, le manque de mutualisation, la difficulté de planification et d’exécution des investissements, le manque de capacités techniques et les difficultés que font les entreprises d’électricité.

« Quand on parle de la situation énergétique et qu’on regarde l’Afrique, on peut se dire que ce n’est pas très reluisant(…) les accès au service énergétique sont insuffisants, la consommation est la plus faible au monde. Il y a plus de ressources mises dans la téléphonie mobile que dans l’électricité » a-t-il déploré.

Pour la Côte d’Ivoire, il a rappelé que la politique mise en place par le président Alassane Ouattara a permis d’électrifier 4521 localités sur 8513 soit un taux de couverture de 53%.

« Le secteur de l’électricité est un secteur source de vie, critique au développement économique donc social de notre pays. Aussi, pour l’intérêt de la Côte d’Ivoire, la sous-région doit également s’y mettre » a-t-il noté, invitant tous les gouvernements de la sous-région à prendre les mesures qui s’imposent quand cela est nécessaire.

M. Jean Louis Moulod, directeur de cabinet adjoint à la présidence de la République est revenu sur les enjeux des relations entre l’Afrique et l’Europe.

Ces enjeux seront notamment au centre du 5e sommet UA-UE qui fera le bilan du partenariat après les résolutions du sommet de 2014. Il s’agira ensuite de discuter de l’avenir du partenariat, sur l’investissement dans la jeunesse et sur de nouveaux défis auxquels doivent faire face tous les pays dont l’emploi-formation, la paix et la sécurité en Afrique, la mobilité et l’immigration, la gouvernance, les élections, l’état de droit…

Selon lui, les deux parties vont revoir « la forme et le contenu du partenariat car il n’est plus question que l’aide de l’Europe à l’Afrique soit considérée comme un don, mais plutôt comme la création d’un cadre favorable à l’investissement privé. »

« En 2017, le terrorisme a tué deux fois plus de personnes en Afrique de l’ouest que la maladie à virus Ebola. Il existe trois pôles du terrorisme en Afrique, le pôle nord, la zone sahélienne et la zone orientale. Pour une réponse efficace à ce fléau, il faut une mutualisation des forces, la mise en place effective d’une coopération africaine, le renforcement des services renseignements au plan national et international. Il faut également éviter une radicalisation de la population, notamment des jeunes avec l’aide des services de renseignement et des religieux en vérifiant la véracité de l’islam prêché et en mettant un terme aux prêches jugées extrémistes » a indiqué le Dr. Arthur Banga, enseignant-chercheur à l’université Félix Houhpouët Boigny, spécialiste d’histoire des stratégies militaires. Il présentait le sous-thème « l’Afrique face au défi du terrorisme ».

Le président du comité de réflexion de Afrikamaono, Raphaël Fofana, explique cette initiative: « Il s’agit d’un think thank non partisan composé de 28 membres de nationalité africaine qui part du principe que l’Afrique va se développer. Aussi, le continent doit relever certains défis économiques et sociaux de taille »

Ainsi, les panels de Afrikamaono traient des thématiques diverses et variées relatives au développement de l’Afrique, tout cela autours du thème central « L’Afrique, moteur du monde ».

Afrikamaono, qui regroupe plusieurs anciens de Sciences Pô Paris issus du secteur privé, de la finance internationale, de l’administration publique, de la diplomatie, de multinationales, provenant de 13 pays africains, ambitionne d’apporter des solutions pérennes pour contribuer au rayonnement de nos territoires à travers une stratégie en réseau afin que toutes les entités concernées puissent bénéficier de ces avancées économiques et sociales.

P. R.
Commentaires


Comment