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Allocution de Clôture de SEM.Daniel Kablan Duncan,Vice-President de la république
Publié le dimanche 26 novembre 2017  |  Vice-présidence
Cérémonie
© Abidjan.net par Serge T
Cérémonie de clôture de la 4è édition du Salon International de l`Agriculture et des Ressources Animales
Samedi 25 Novembre 2017. Abidjan. Le Vice-Président son Excellence Daniel Kablan Duncan (photo) a présidé la cérémonie de clôture de la 4è édition du Salon International de l`Agriculture et des Ressources Animales.
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• Monsieur l’Inspecteur général d’Etat;
• Monsieur le Ministre de l’Agriculture et du Développement Durable ;
• Mesdames et Messieurs les Représentants des Présidents d’institution ;
• Monsieur le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques ;
• Monsieur le Ministre des Eaux et Forêts ;
• Mesdames, Messieurs les Ministres ;
• Messieurs les Représentants des Gouverneurs des Districts Autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro ;
• Monsieur le Président de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI) ;
• Excellences Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs ;
• Honorables Députés ;
• Mesdames, Messieurs les Maires ;
• Mesdames, Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers ;
• Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux, Directeurs Centraux et Chefs de Service ;
• Mesdames, Messieurs les Opérateurs des filières agricoles, élevage, pêche, aquaculture et forestière ;
• Honorables Chefs traditionnels et Chefs religieux ;
• Distingués invités ;
• Chers amis des Medias ;
• Excellences, Mesdames, Messieurs ;


Le 17 novembre dernier, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, a procédé, en personne, à l’ouverture de la 4ème édition du Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA) 2017.

Ce fut un moment de grande ferveur, qui a mobilisé les plus hautes autorités de la Côte d’Ivoire, de même que des participants de haut niveau venus d’une vingtaine de pays, avec l’Afrique du Sud comme pays invité d’honneur cette année.

Aujourd’hui, c’est pour moi un insigne honneur et une grande fierté de représenter Son Excellence Monsieur le Président de la République à cette cérémonie de clôture du SARA 2017.

Fierté et honneur, parce que cet événement se tient après d’importantes rencontres internationales à forte mobilisation que la Côte d’Ivoire a abritées ou abritera cette année. Je voudrais en rappeler quelques-unes comme :

- les VIIIèmes Jeux de la Francophonie qui se sont tenus du 21 au 30 juillet et qui ont mobilisé plus de 4.000 athlètes et artistes ;
- Le Rassemblement Mondial du Mouvement Scaling Up Nutrition (SUN), du 07 au 09 novembre 2017, avec environ 1000 participants de 80 nationalités ;
- la tenue, les 29 et 30 novembre 2017, du 5ème Sommet Union Africaine-Union Européenne avec 83 délégations de Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique et d’Europe et avec plus de 6000 participants attendus.
- et la 19ème Conférence Internationale sur le Sida et les Infections Sexuellement transmises en Afrique (ICASA 2017), prévue du 04 au 09 décembre 2017, qui rassemblera entre 5 000 et 7 000 personnes.

Je n’oublie pas de mentionner, en lien direct avec l’Agriculture, que la Côte d’Ivoire a abrité la 7ème édition du Forum pour la Révolution Verte en Afrique (AGRF 2017), du 4 au 8 septembre 2017. Cela, sans compter le nombre impressionnant de missions économiques, commerciales et financières étrangères qui visitent, régulièrement notre pays et qui y investissent.

Fierté et honneur aussi parce que, avec cette 4ème édition, le SARA retrouve sa périodicité initiale de manifestation biennale.
Il ne fait aucun doute que notre Salon s’est bonifié au fil du temps. Et depuis sa reprise en 2015 après les deux toutes premières éditions de 1997 et 1999, il a acquis la dimension d’un grand événement agricole continental, voire international, qui s’inscrit parfaitement dans la dynamique d’un développement de tous les secteurs de l’économie nationale.

Fierté et honneur enfin, parce que cette édition se tient au moment où la Côte d’Ivoire élabore son Programme National d’Investissement Agricole de deuxième génération (PNIA II) sur la période 2018-2025. Le coût de ce PNIA II est évalué à 11 905 milliards FCFA, dont 4 325 milliards FCFA pour le secteur public et 7580 milliards de FCFA pour le secteur privé national et international.

La signature du Pacte National de Partenariat pour le financement de la mise en œuvre du PNIA II a eu lieu le 20 novembre dernier.
Je voudrais rappeler que ce programme s’inscrit dans la droite ligne des engagements pris par les Chefs d’Etats et de Gouvernement africains en 2003 à Maputo pour le développement du secteur agricole, et réaffirmés en 2014 à Malabo.

C’est dans ce cadre qu’avait été bâti le premier PNIA (PNIA I) sur la période 2012 – 2016, dans la vision d’un partenariat entre l’Etat, les partenaires au développement et aussi le secteur privé. Ainsi, les 1.622 milliards de FCFA déjà mobilisés pour la mise en œuvre de ce programme proviennent pour 54% (1.102 milliards de FCFA) des Partenaires Techniques et Financiers, pour 25% (510 milliards de FCFA) du secteur Privé et pour 21% (428,5 milliards de FCFA) de l'Etat de Côte d'Ivoire.

C’est le lieu d’indiquer que la mise en œuvre du PNIA I a permis, entre autres, de relancer la croissance et d’augmenter les revenus des producteurs. A titre d’exemple, le revenu cumulé des producteurs est passé de 3.370 milliards FCFA en 2012 à 6.148 milliards FCFA en 2016, soit une augmentation de 82,4%.


Quant au taux de pauvreté, il est passé de 62,5% en milieu rural en 2012, à 56,8% en 2015, soit une baisse de près de 6 points. C'est la première fois que l'on observe ainsi une baisse de la pauvreté en milieu rural depuis 2002.

Enfin, en termes d’emplois, ce sont 1.797.096 emplois directs qui ont été créés par les projets et programmes du PNIA I à fin décembre 2016.

• Distingués invités ;
• Excellences, Mesdames, Messieurs ;

Je voudrais, au nom du Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, saluer et féliciter l’ensemble des personnalités ici présentes.

Je salue tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux du monde agricole qui se sont réunis pendant dix (10) jours consécutifs ici à Abidjan pour le SARA 2017.

Je renouvelle mes chaleureuses salutations aux Ministres des pays amis présents, et que j’ai eu l’heureux privilège de recevoir en audience en marge du SARA. Mesdames et Messieurs les Ministres, grand merci pour votre inestimable contribution à la réussite de ce Salon.

Permettez-moi aussi d’adresser mes vifs remerciements à toutes les délégations étrangères et à l’ensemble des participants à cette édition du SARA. Votre présence est la marque de l’intérêt que vous portez au développement économique et au progrès social de l’Afrique.

Je voudrais, bien sûr, saluer de manière toute spéciale la délégation de l’Afrique du Sud, pays invité d’honneur du SARA 2017. Bravo pour la grande mobilisation des participants venus de ce grand pays frère et pour la qualité des produits qui ont été exposés.

• Distingués invités ;
• Excellences, Mesdames, Messieurs ;

Permettez-moi aussi de saisir cette occasion pour rendre un hommage particulier et adresser notre profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, pour avoir autorisé la tenue du SARA 2017, avec tous les moyens adéquats.

Ceci permet de rétablir le calendrier normal du salon avec une périodicité de deux ans, alors qu’il avait connu 15 ans d’interruption, après l’édition de 1999.

Je tiens aussi à féliciter Monsieur le Premier Ministre Amadou GON COULIBALY, et, avec lui, les membres du Gouvernement qui ont été les artisans de l’organisation réussie de ce SARA. Je salue la parfaite synergie qui a caractérisé leurs actions pendant les préparatifs et le déroulement de cet important événement. Je voudrais citer, notamment, Monsieur Mamadou SANGAFOWA COULYBALY, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Président du Comité de Pilotage, Monsieur KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI, Ministre des Ressources Animales et Halieutiques, Monsieur Alain Richard Richard DONWAHI, Ministre des Eaux et Forêts et Madame Anne OULOTO, Ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable.

J’adresse une motion spéciale à tous les conférenciers venus apporter leurs expertises sur des thématiques variées en lien avec l’investissement agricole durable.

Je ne saurais oublier d’adresser mes félicitations à l’ensemble des membres du Comité d’organisation avec à sa tête, la Commissaire Générale du Salon, Madame CONDE Touré Diénébou.

Je voudrais, enfin, féliciter chaleureusement tous les heureux récipiendaires, producteurs, opérateurs privés, organisateurs, etc., qui viennent d’avoir l’heureux privilège de recevoir des distinctions dans l’Ordre du Mérite Agricole.

• Distingués invités ;
• Excellences, Mesdames, Messieurs ;


Comme vous le savez, le thème choisi pour cette 4ème édition du SARA est : « Transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques ».

Ce thème est porteur d’espérance pour les pays africains en général, et en particulier pour la Côte d’Ivoire qui ambitionne, suivant la vision du Président la République, SEM Alassane OUATTARA, de devenir « un pays émergent à l’horizon 2020 ».

Cette vision se traduit, en ce qui concerne le L’AGRICULTURE, à travers les PNIA dont l’objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations rurales, de réduire l'insécurité alimentaire et d’assurer une meilleure nutrition aux populations.

A cet effet, il s’agit d’assurer la relance de la production et de la croissance agricole dans un environnement moderne et bien maitrisé, avec une nouvelle agriculture plus moderne. A cet égard, notre agriculture doit s’appuyer sur la mécanisation, les techniques modernes d’irrigation, l’utilisation des engrais naturels ou synthétiques, l’exploitation des résultats de la recherche et les avancées de l’innovation technologique, notamment des TICs.

Nous devons aussi parvenir à une intégration de l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur et favoriser l’accès direct des petits producteurs aux marchés.

Tous ces efforts devraient permettre, entre autres, d’attirer davantage de jeunes vers les métiers agricoles, en vue d’assurer la relève, de créer des emplois durables et rémunérateurs, surtout pour les jeunes et les femmes et de réduire conséquemment la pauvreté pour une plus grande majorité de la population rurale.

Enfin, nos efforts doivent tendre à stimuler notre potentiel agro-industriel, en orientant davantage nos politiques industrielles vers une plus grande transformation de nos produits de base, en particulier par le secteur privé national et international. Par exemple et pour la Côte d’Ivoire, le Gouvernement entend porter la première transformation de cacao, actuellement de 33 %, à au moins 50 % de la production de fèves de cacao à l’horizon 2020.


S’agissant du SECTEUR DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES, il participe de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. C’est pourquoi notre pays, à l’instar de nombreux autres pays africains, déploie d’importants efforts pour mettre en œuvre des stratégies innovantes visant à relancer sa production nationale de viande, de lait et de poisson, l’objectif étant d’améliorer significativement son taux de couverture nationale en protéines animales, d’améliorer la qualité des produits et également d’assurer un développement durable de la filière.

Ces efforts s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Stratégique de Développement de l’Elevage, de la Pêche et de l’Aquaculture (PSDEPA 2014-2020). Ce plan, d’un coût de 447 milliards de FCFA, devrait permettre d’améliorer le taux de couverture des besoins nationaux qui passerait de 26,69% en 2014 à plus de 61 % en 2020.

En ce qui concerne LES EAUX ET FORETS, le diagnostic de la situation actuelle appelle des solutions adaptées. En effet, la superficie des forêts ivoiriennes était évaluée à 3,4 millions d’hectares en 2015, contre 16 millions d’hectares en 1960 et 7,8 millions d’hectares en 1990.

A cet égard, l’approche du Gouvernement s’inscrit dans une vision intégrée du développement pour une transition vers l'économie verte, l’objectif étant la gestion durable et rationnelle des ressources forestières, fauniques et hydrauliques de la Côte d’Ivoire, la conservation des aires protégées, la sauvegarde des dernières forêts naturelles, la préservation de la biodiversité et la restauration des forêts et des terres dégradées.

Dans ce cadre, le Partenariat Public-Privé devrait constituer un axe prioritaire de la gouvernance forestière et environnementale. Dans ce cadre, des partenariats ont été tissés avec plusieurs entreprises des filières de culture de rente pour assurer un développement agricole durable avec zéro déforestation.

Cette vision ambitieuse sera traduite après les états généraux de la forêt, dans la Déclaration de Politique de préservation et de réhabilitation des forêts en cours de finalisation par le Gouvernement et dans le document de stratégie de gestion des forêts qui en découlera.


Enfin, s’agissant du point touchant à la problématique de la PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT, la vision de la Côte d’Ivoire s’inscrit dans une perspective de développement durable. Il s’agit de concilier les aspirations environnementales, avec les besoins du développement économique et social.

La question du réchauffement climatique, en particulier, constitue l’une des préoccupations majeures qui menacent tous les secteurs de développement au plan mondial et particulièrement les productions agricoles dans les pays en voie de développement.

Pour sa part, la Côte d’Ivoire s’est dotée d’un cadre de référence pour lutter contre ce phénomène, à travers le Programme National Changement Climatique et les Contributions Déterminées au niveau National (CDN). Le Secteur Agriculture en particulier, doit œuvrer à la réduction des gaz à effet de serre. Les efforts combinés des sous-secteurs de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques, des Eaux et Forêts et de l’Environnement devront participer à la réduction des gaz à effet de serre et contribuer ainsi à une meilleure gestion de l’évolution du climat dans le monde.

• Distingués invités ;
• Excellences, Mesdames, Messieurs ;

Le Gouvernement ivoirien se félicite que le SARA ait permis de promouvoir les savoir-faire techniques et technologiques des différents pays participants.

En outre, avec plus de 700 exposants, l’opportunité a été donnée de faire connaître la richesse des produits des différents pays et aussi de présenter faire la promotion des activités des professionnels de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de l'élevage et de la pêche.

Par ailleurs, le SARA 2017, qui a tout de même attiré plus de 300.000 visiteurs, aura permis de nouer des partenariats au profit des professionnels des filières agricoles et des investisseurs et surtout, de réaliser de bonnes affaires à travers la vente de produits et services du monde agricole.

Au vu de tout cela, je crois pouvoir affirmer que le Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA) 2017 a été couronné d’un franc succès.

Cette initiative doit se poursuivre en 2019 et se diversifier davantage, dans une perspective d’internationalisation. A cet égard, je voudrais proposer qu’une fois sur deux, le pays Invité d’Honneur provienne d’un continent autre que l’Afrique ou mieux, que nous ayons à chaque SARA, deux pays Invités d’Honneur, à savoir, un pays d’Afrique et un pays de l’un des quatre autres continents. Je sais que les différents Ministres concernés par ce dossier trouveront ensemble la bonne formule à cet effet.

• Excellences, Mesdames, Messieurs ;

Encore une fois, merci pour votre participation nombreuse et si distinguée à cette 4ème édition du SARA.

En vous souhaitant bon retour dans vos pays respectifs, je déclare, au nom du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, close la 4ème édition du Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales, « SARA 2017 ».

Je vous remercie de votre aimable attention.
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