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Journée de sensibilisation du secteur des assurances : Discours du directeur général du trésor et de la comptabilité publique
Publié le vendredi 8 decembre 2017  |  Abidjan.net
Journée
© Abidjan.net par J. A.
Journée de sensibilisation du secteur des assurances : ‘’les compagnies doivent être attentives sur la nécessité de respecter leurs engagements contractuels’’ (DirCab ministère de l`économie, Adama Coulibaly)
La Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a organisé le jeudi 07 décembre, à la Maison de l’Entreprise (Plateau-Abidjan), une journée de sensibilisation et d’information pour les assurés bénéficiaires de contrats d’assurances.
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Je me réjouis de prendre la parole à l’occasion de cette journée dédiée aux assurés, victimes et bénéficiaires de contrats d’assurances.
Ma joie est d’autant plus grande que les principaux acteurs intervenant dans le système d’assurances ont tenu à être personnellement présents pour l’ouverture de la première édition de cette journée de sensibilisation et d’information.
Je vous prie, Mesdames et Messieurs, de recevoir mes remerciements pour votre sollicitude sans faille.
Je vous saurai gré de bien vouloir traduire à Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances, toute ma gratitude pour son soutien indéfectible et son appui constant aux actions de développement initiées par le Trésor Public, notre maison commune.
Distingués invités,
L’idée de la journée de sensibilisation et d’information des assurés et, à travers eux, l’ensemble de la population, s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan Stratégique de Développement du Trésor Public placé, cette année 2017, sous le sceau de l’information fiable et disponible à temps.
Ce Plan, décliné en plusieurs projets dont particulièrement le Projet de « Réforme du dispositif de contrôle », vise, entre autres, l’assainissement des Systèmes Financiers Décentralisés, des banques et du secteur des assurances.
En ce qui concerne les assurances, les plaintes récurrentes recueillies auprès des consommateurs de produits d’assurance font état du manque de diligence des assureurs face aux demandes de prestations des assurés et principalement celles des victimes des accidents de la circulation ou de leurs ayants droit.
A titre d’exemple, le temps moyen de règlement d’un sinistre corporel automobile est de plus de 5 ans.
Mesdames et Messieurs,
Le diagnostic de cette situation établit clairement que les lenteurs dans le processus d’indemnisation sont directement liées aux tensions de trésorerie auxquelles font face bon nombre de sociétés d’assurances du marché.
Toute chose qui a conduit mes services compétents à entreprendre des actions d’assainissement en vue de résoudre efficacement le problème ainsi identifié.




En effet, en 2011 déjà, saisie des dysfonctionnements relatifs à l’encaissement des primes et à leur reversement aux assureurs par les intermédiaires d’assurances, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique a initié un projet de modification de l’article 13 du code des assurances de la Conférence Interafricaine des Marchés d’assurances.
L’objectif d’une telle modification était d’améliorer la trésorerie des sociétés d’assurances en interdisant définitivement la vente à crédit des contrats d’assurances et en obligeant les intermédiaires à reverser les primes aux assureurs. Cette modification a été adoptée par le Conseil des Ministres de la CIMA le 11 avril 2011 à Ndjamena, au TCHAD.
C’est donc à juste titre que mes services ont entrepris, de 2012 à 2017, des contrôles au sein des sociétés d’assurances et des sociétés de courtage visant à mesurer le degré d’application des dispositions de cet article 13 nouveau.
La répression liée au non-respect de la règlementation a, d’ailleurs, conduit au retrait des agréments de six (06) courtiers et d’une (01) compagnie d’assurance ainsi qu’àla mise sous administration provisoire de quatre (04) sociétés d’assurances au cours de la même période.
Mesdames et Messieurs,
En plus de ces actions, il est apparu nécessaire d’organiser la présente journée à l’effet de donner aux assurés, victimes et bénéficiaires de contrat d’assurance tous les outils nécessaires pour une intervention efficiente dans le processus d’indemnisation.
Cela dit, les difficultés rencontrées par les assureurs dans leur rôle social ne doivent pas faire perdre de vue leur précieux apport institutionnel. En effet, l’importance du secteur des assurances dans la mobilisation des ressources internes n’est plus à démontrer. Le chiffre d’affaires engrangé par ce secteur a atteint 306 milliards de FCFA en 2016 avec un taux moyen annuel de progression de l’ordre de 7% sur les dix dernières années. La crise aigüe qu’a connue notre pays n’a pas entamé la solidité de ses ressorts. L’actif net détenu est toujours en progression et s’élève à plus de 600 milliards de FCFA en 2016.
Les assureurs participent, en outre, de façon continue aux emprunts obligataires lancés par le Trésor Public. A titre d’exemple, le TPCI 6% 2013-2016 a été souscrit à hauteur de 6,617 milliards, soit 5,47% et le TPCI 6,3% 2013-2018 a été souscrit à hauteur de 11,307 milliards de FCFA, soit 11,57% du montant global sollicité.
C’est le lieu d’encourager les assureurs à continuer de soutenir l’action publique insufflée par les plus hautes autorités politiques, car c’est à ce seul prix que nous pourrons hisser notre pays au rang des nations émergentes à l’horizon 2020.

C’est sur cette note d’espoir que je voudrais mettre un terme à mon propos non sans remercier à nouveau tous les acteurs qui ont tenu à rehausser par leur présence cette cérémonie.
Je vous remercie.
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