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Société/Le WANEP-CI implique les femmes d’Abobo dans la résolution du fléau des enfants en conflit avec la loi dits « microbes »
Publié le lundi 11 decembre 2017  |  WANEP-CI
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© Autre presse par DR
Société/Le WANEP-CI implique les femmes d’Abobo dans la résolution du fléau des enfants en conflit avec la loi dits « microbes »
Mercredi 6 décembre 2017. Abidjan. Le WANEP-CI (Réseau ouest africain pour l’édification de la paix) a organisé un atelier d’échanges avec les femmes de la Commune d’Abobo pour leur implication dans la résolution du fléau des enfants en conflit avec la loi dits « microbes » qui, s’est déroulé à l’espace CERAO, à Abidjan.
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Le WANEP-CI (Réseau ouest africain pour l’édification de la paix) a organisé un atelier d’échanges avec les femmes de la Commune d’Abobo pour leur implication dans la résolution du fléau des enfants en conflit avec la loi dits « microbes » qui, s’est déroulé le mercredi 6 décembre 2017, à l’espace CERAO, à Abidjan.

L’objectif de cette rencontre a été de faire l’état des lieux de la situation sécuritaire engendrée par les activités des enfants en conflit avec la loi, comprendre les causes de ce fléau et susciter des propositions de solution de la part des femmes vivant à Abobo.

Ce sont près d’une quarantaine de femmes issues d’organisation de la société civile qui ont pris part à cette réunion sous la houlette de la Coordinatrice nationale du WANEP-CI, Mme Soro Mylène soutenue par Mrs Konan Arsène de l’ONG Indigo et Brou Marius de l’ONG POSCA (Plateforme des organisations de la société civile d’Abobo).

Selon la Coordinatrice Soro Mylène, le WANEP-CI à travers son programme WIPNET (Programme des femmes dans le réseau d’édification de la paix) a décidé d’adopter une approche participative afin de mieux comprendre le phénomène et d’impliquer les populations notamment les femmes qui vivent ce problème quotidien dans la recherche de solutions durables.

Le facilitateur de ces échanges, M. Konan Arsène a, pour sa part, a expliqué qu’il s’agit d’aller au contact de ces dames qui vivent au quotidien ce phénomène et qui ont une meilleure appréhension des motivations de ces enfants « microbes ».

« Il ne s’agit de créer des solutions toutes faites par les autorités sans impliquer les populations. C’est un phénomène assez vaste à traiter. Il y a l’éducation qu’il faut accentuer, la prise en charge au niveau de l’école, la formation pour ceux qui ne vont pas à l’école et le contexte sécuritaire qu’il faut gérer. Du coup tout le monde a son rôle à jouer » a-t-il déclaré.

Quant à Mme kacoutier Affoué Lucie, Présidente des femmes baoulé d’Abobo, représentante de WANEP-CI au centre social d’Abobo, elle a expliqué qu’après plusieurs table-rondes avec le ministère de la Famille et des activités avec l’ONG Indigo en relation avec ces enfants en conflits avec la loi, il ressort que ces enfants là sont venus de Daloa et de divers horizons de la Côte d’Ivoire du fait de la crise de 2011. D’autres le sont parce qu’ils sont orphelins.

En ce qui concerne les attentes des femmes de ce quartier bastion des enfants en conflits avec la loi, Mme Kacoutier, également Animatrice de l’ONG la Case de la paix d’Abobo, a noté qu’il faut l’insertion socio professionnelle de ces enfants à travers les métiers du transport, de la couture, de la mécanique, de l’élevage etc.…

« Nous nous rendons dans les familles pour parler avec les parents et discuter avec ces enfants. Il y a beaucoup qui ont changé de comportement. Malheureusement le nombre de ceux qui demeurent en conflit avec la loi ne cesse de s’augmenter. Pour nous les femmes d’Abobo, la solution, c’est que les décideurs nous aident à aider nos enfants-là » a-t-elle indiqué.

Pour cela, Mme Kacoutier propose que l’Etat mette a leur disposition un bâtiment pour un encadrement social au quotidien, à base d’alphabétisation et de formation entrepreneuriale, pour un suivi et la réinsertion socioprofessionnelle des enfants en conflits avec la loi dits « microbes ».

En définitive, soulignons que depuis quelques années, la Côte d’Ivoire est confrontée à un fléau qui met à mal la sécurité de la population. Des mineurs qui, à l’arme blanche s’attaquent à la population faisant de nombreuses victimes. Le WANEP-CI, dont le mandat est prévention et la gestion des conflits ne peut rester plus longtemps inactif face à cette situation.
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