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Lycée Simone Ehivet Gbagbo : Tous les éducateurs en grève hier
Publié le mardi 9 janvier 2018  |  Notre Voie
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Vent de révolte au Lycée Simone Ehivet Gbagbo, situé au quartier Niangon lokoua, dans la commune de Yopougon. Les 26 éducateurs et éducatrices de l’établissement ont observé, hier matin, une grève à la japonaise. Ils avaient tous un brassard rouge porté au bras pour exprimer leur ras-le-bol à l’administration. Certains grévistes étaient dans leurs bureaux pour ruminer leur colère. D’autres déambulaient dans la cour du lycée, d’autres encore étaient assis devant le portail de l’établissement à se ronger les pouces. La raison de ce débrayage spontané, selon ces agents de la Fonction publique, c’est le dénuement matériel dans lequel ils travaillent. A les en croire, leurs bureaux ne sont pas climatisés. Même un ventilateur pour supporter la chaleur n’existe pas. Plus grave selon eux, certains bureaux ne se ferment pas à clé. Les documents scolaires sont à la merci des voleurs, des bureaux d’éducateurs sont sans électricité. Dans un élan de solidarité, ces éducateurs ont bloqué la délivrance des bulletins du premier trimestre aux élèves (qui ont obtenu la moyenne) et aux parents d’élèves convoqués pour les retirer.
La grogne risque de gagner tous les inspecteurs d’orientation qui donnent de plus en plus de la voix, et à qui l’administration leur recommande de ne pas mettre en marche les climatiseurs de leurs bureaux, pour éviter que le seul compteur de l’établissement ne saute indéfiniment, et plonge les autres bureaux et les salles de classe dans l’obscurité.
Nous avons tenté en vain de rencontrer M. Adama Traoré, le tout nouveau proviseur de ce lycée qui était en réunion de crise avec certains éducateurs. Au moment où nous quittions les lieux aux environs de 11h, cette réunion se poursuivait. Mais selon des sources dignes de foi, M. Adama Traoré s’est engagé à satisfaire dans les plus brefs délais aux exigences des grévistes qui, ont promis de reprendre le travail.
Cette grève en cache une autre. L’insalubrité criante dans laquelle se trouve ce lycée de plus de 3000 élèves. Les murs et le sol des salles de classe, des escaliers des bâtiments sont exécrables. Sans oublier une cour très mal entretenue et les infrastructures sportives en piteux état. Et dire qu’un Comité de Gestion des Etablissements Scolaires (Coges) existe dans ce lycée!.

Charles Bédé
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