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Salaires bloqués à l’enseignement privé laïc : Le spectre de la grève plane de nouveau
Publié le mercredi 24 janvier 2018  |  Notre Voie
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Camara Oumar, le secrétaire général du Syndicat National des Enseignants du Privé laïc de Côte d’Ivoire (Syneplaci), est désormais prêt au sacrifice suprême, la grève totale et illimitée dans toutes les écoles privées laïques de Côte d’Ivoire cette fois-ci. Pour rompre avec les grèves en demi teinte. Selon lui, il est temps que le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, M. Jean Claude Kouassi prenne cet arrêté tant attendu au profit de tous les enseignants du privé laïc. Un arrêté qui devrait revaloriser les salaires de ces derniers, au taux de 9%, et à appliquer sur la dernière augmentation de 1998. Tel que décidé par le gouvernement pour tous les travailleurs du secteur privé. L’assemblée générale extraordinaire du Synepla-Ci qu’il a présidée samedi dernier au siège du syndicat, à Treichville, était un appel à la remobilisation. « Nous n’avons pas d’autres choix que de reprendre la grève. Nous reprendrons la grève jusqu’à ce que le ministre Jean Claude Kouassi prenne un arrêté qui revalorise nos salaires. Nous sommes le seul corps du secteur privé, voire du secteur éducation-formation privé laïc à n’avoir pas d’arrêté. Le salaire catégoriel de base que doit avoir un enseignant du privé laïc est de 181.000 Fcfa et non 101.000 Fcfa. A ce salaire, s’ajoutent la prime d’ancienneté, de transport, les heures supplémentaires, la prime de responsabilité. La dernière augmentation date de 1998. Le taux de 9% doit être appliqué sur la dernière augmentation de 1998. Ce sont les fondateurs qui empêchent le ministre de prendre cet arrêté. Parce que si cet arrêté est pris, les barèmes seront mis à jour avant de procéder aux augmentations. Ils retiennent 1994 comme base de calcul des augmentations. Nous disons non et non ! Les enseignants du privé sont bloqués depuis 23 ans. C’est inadmissible ! Un enseignant au confessionnel catholique touche entre 230 mille Fcfa et 250 mille Fcfa et nous, au privé laïc, 103 mille Fcfa. Que pouvons-nous réaliser avec un tel salaire ? », a t-il déploré.
Pour Camara Oumar, le stock des arriérés dus aux enseignants du privé laïc est d’environ 400 milliards Fcfa.
Lors de la grève des enseignants du privé laïc en décembre 2017, de nombreux grévistes ont été menacés de renvoi par des fondateurs. Des ponctions ont mêmes été faites sur leur salaire. Malgré toutes ces tentatives d’intimidations, ces enseignants ne sont pas du tout prêts à céder.

Charles Bédé
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