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Le siège de l’Union Africaine espionné par la Chine !
Publié le mardi 30 janvier 2018  |  Regional.info
Siège
© Reuters par Tiksa Negeri
Siège de l`Union africaine, à Addis Abeba
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Le siège de l’Union africaine, basé à Addis-Abbeba, a vu ses données piratées par la Chine, selon une enquête du quotidien Le Monde.Le quotidien Le Monde indique qu’après des enquêtes minutieuses, en janvier 2017, la cellule informatique de l’Union africaine a découvert que les données informatiques de l’institution étaient piratées par la Chine, qui a elle-même offert le bâtiment à l’Union africaine : « La petite cellule informatique de l’UA a découvert que ses serveurs étaient étrangement saturés entre minuit et 2 heures du matin. Les bureaux étaient vides, l’activité en sommeil, mais les transferts de données atteignaient des sommets. Un informaticien zélé s’est donc penché sur cette anomalie et s’est rendu compte que les données internes de l’UA étaient massivement détournées. Chaque nuit, les secrets de cette institution, selon plusieurs sources internes, se sont retrouvés stockés à plus de 8 000 km d’Addis-Abeba, sur des mystérieux serveurs hébergés quelque part à Shanghaï, la mégapole chinoise ».

Ensuite, lors du 29ème sommet de l’Union africaine organisé en juillet 2017, des experts en informatique ont découvert des micros dans des murs du siège de l’institution et des micros installés sous les bureaux.

Après ces découvertes, les responsables chinois en charge de la maintenance informatique à l’UA ont aussitôt été révoqués de leur fonction.

« Ça a duré trop longtemps. A la suite de cette découverte, nous avons remercié, sans faire de scandale, les ingénieurs chinois présents à notre siège d’Addis-Abeba pour gérer nos systèmes. Nous avons pris quelques mesures pour renforcer notre cyber sécurité, un concept qui n’est pas encore dans les mœurs des fonctionnaires et des Chefs d’État. On reste très exposé », a confié un haut responsable de l’Union africaine.

Depuis lors, l’UA s’est procurée ses propres logiciels, gérés par les informaticiens de l’institution, afin d’avoir un regard attentif sur les données des Chefs d’États et celles du personnel .

Bien avant cette découverte plutôt étonnante, certains articles d’Edward Snowden, l’ex-consultant de l’Agence Nationale de Sécurité américaine (NSA), avaient démontré qu’entre 2009 et 2010, les Britanniques eux aussi pirataient les données de certains responsables de l’Union africaine : « Entre 2009 et 2010, plusieurs responsables ont ainsi vu leurs appels et leurs courriels interceptés », a indiqué Le Monde.

De plus, notons que plusieurs pays occidentaux usent de moyens similaires afin d’avoir des informations sur des pays ou des personnalités africaines. C’est le cas de la France, qui, en dehors de ses techniques, utilise les renseignements humains, selon le quotidien Le Monde.

Ce flou autour de ce piratage de données a poussé un haut responsable de la diplomatie africaine à se confier au journal Le Monde : « Rien à faire d’être écouté par les Chinois. Eux au moins ne nous ont jamais colonisé, ont soutenu les luttes d’indépendance sur le continent et nous aident économiquement aujourd’hui. »
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