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Mutilations génitales féminines : La CNDHCI invite la population à « s’engager à barrer le chemin à de telles pratiques »
Publié le mardi 6 fevrier 2018  |  Fraternité Matin
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© APA par Amah SALIOU
Le Chef de l’Etat a reçu le Rapport d’activités 2015 de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire
Vendredi 11 novembre 2016. Abidjan. Le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA, a reçu, au Palais de la Présidence de la République, le Rapport annuel 2015 de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDHCI) sur l’état des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Photo: Mme Namizata SANGARE, Présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDHCI).
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A l’occasion de la célébration ce mardi 6 février 2018 de la journée internationale de la lutte contre les mutilations génitales féminines, la Cndhci indique qu’il existe des dispositions en Côte d’ Ivoire pour sanctionner les personnes qui s’adonnent à ces pratiques. « Quiconque commet une mutilation génitale féminine est puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende allant de 360 000 à 2 000 000F CFA », prévient la Commission.


Déclaration à l'occasion de la Journée Internationale de la tolérance zéro à l'égard des Mutilations Génitales Féminines

Les Mutilations Génitales Féminines constituent une atteinte grave à l’intégrité physique et psychologique de la fille et font parties des pires formes de violences faites aux femmes. Cette pratique constitue une violation des droits des filles et l’objectif 5 de développement durable rappelle qu’il est important d’ « Éliminer toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des enfants, le mariage précoce ou forcé et la mutilation génitale féminine. » et invite donc impérativement à y mettre fin d’ici à 2030.

En Côte d’Ivoire l’excision concerne plus de 38% de femmes et s’étends à l’ensemble du territoire avec des zones de prédominances, notamment le Nord, le Nord-Ouest, l’Ouest et le Centre-Nord. Et de plus en plus, on constate l’urbanisation du phénomène avec plus 36% de femmes à Abidjan. Le Gouvernement a mis en œuvre des politiques multisectorielles pour lutter contre ce fléau, mais la Commission Nationale des Droits de l’Homme continue de s’inquiéter de la persistance de cette pratique qui a même couté la vie en 2017 à un bébé de deux mois à Grand-Bassam.

La CNDHCI voudrait donc à l’occasion de la Journée Internationale de la tolérance zéro à l'égard des Mutilations Génitales Féminines, interpeller les populations et rappeler aux communautés qui continuent de s’adonner à cette pratique d’un autre temps, que l’excision est un délit réprimé par la loi n°98-757 du 23 décembre 1998 qui stipule que : « Quiconque commet une mutilation génitale féminine est puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende allant de 360 000 à 2 000 000F CFA ».
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