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La Banque mondiale satisfaite de la phase d’inventaire des pesticides en Côte d’Ivoire

Publié le mardi 27 fevrier 2018  |  AIP
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Yamoussoukro - Le représentant de la Banque mondiale (BM), Douglas Gramham, en mission de supervision du projet de gestion des pesticides obsolètes et déchets associés (PROGEP-CI) s’est dit satisfait lundi, à Yamoussoukro, de l’état d’avancement de la phase d’inventaire lancée depuis le premier décembre sur l’ensemble du territoire.

Le chargé du projet au niveau de la BM, présent dans la capitale politique ivoirienne depuis samedi, s’est félicité après sa visite de terrain de savoir que le district de Yamoussoukro est l’un des plus avancé en matière d’inventaire avec 25 dépôts déjà visités sur 45 dépôts identifiés. Un chiffre au-delà du nombre fixé dans la programmation.

« Nous sommes en mission pour appuyer le projet qui va permettre de connaître les pesticides présents en Côte d'Ivoire, notamment les pesticides obsolètes, leur quantité et leur nature et travailler avec l’Etat et voir comment les réduire », a fait savoir le représentant de la BM, Douglas Gramham.

La visite de supervision était dirigée par le coordonnateur du PROGEP-CI, Pr Kouadio George, et une équipe la direction régionale de l’environnement, le ministère de l’Agriculture et du développement durable et l’Agence nationale d'appui au développement rural (Anader) en présence.

Elle a conduit la délégation de la BM mondiale sur plusieurs sites dont le site de l’Office national de développement de la riziculture (ONDR), le site du village de Zatta, le périmètre de deux hectares de production de maraîchères de N’Gokro-Ballakro, un type d’aménagement d’irrigation goutte à goutte, chez des distributeurs de produits et dans des magasins de ventre de produits phytosanitaires au grand marché de Yamoussoukro.

Le coordonnateur du PROGEP-CI, faisant le point lors du débriefing, à la préfecture de Yamoussoukro, a salué les producteurs de maraîchères, les magasins et utilisateurs de pesticides qui ont compris, selon lui, la nécessité de l’opération et décidé de collaborer.

« Ils ont reconnu qu’ils sont détenteurs de pesticides obsolètes. Ils ne brûlent plus les emballages qui ont un impact sur la santé et l’environnement, mais les collectent », a fait savoir Pr Kouadio Georges. Il a indiqué que les emballages seront transportés sur les sites de stockage en vue de leur destruction sur les sites déjà répertoriés.

L’utilisation des pesticides obsolètes, le stockage anarchique des pesticides en dehors des normes requises en la matière, de même que la mauvaise gestion des déchets associés représentent une réelle menace pour la santé humaine, l'environnement et le développement durable de notre agriculture, prévient le PROGEP-CI.

La phase d’inventaire des pesticides concerne 6 000 dépôts. Au total, 142 agents inventaires et 33 superviseurs sont chargés de l’opération qui consiste à identifier les fabricants, les fournisseurs, et donateurs, les sites contaminés, à connaître la quantité disponible de pesticides homologués et prohibés dans le pays. L’objectif est d’arriver à obtenir d’ici courant juin et juillet, une cartographie des pesticides dans le pays.

Démarré en 2016, le PROGEP-CI est financé » par la BM. Il vise une meilleure utilisation des pesticides homologués durant leur cycle de vie dans les conditions convenables, respectant la dose légale, pour réduire l’impact négatif des pesticides pour préserver l’environnement et la santé des populations en produisant moins de déchets.


nam/fmo
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