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Touba – Récurrence d’accidents des taxi-motos, un député veut assainir le milieu
Publié le vendredi 9 mars 2018  |  Pôle Afrique
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L’usage des taxi-motos comme moyen de déplacement est une habitude dans de nombreuses localités des régions ex-zones CNO (centre-nord-ouest) de la Côte d’Ivoire depuis l’avènement des crises politico-militaires. Bien que ces engins rendent des services à la population, leur utilisation ne se fait pas sans risque. Tant ils sont la principale cause des accidents de la route qui endeuillent parfois des familles ou laissent des séquelles corporelles ou psychologiques à vie. A Touba dans le Bafing, Poleafrique.info fait l’état des lieux.

« Le milieu des taxis-motos est un milieu dont la réglementation n’est pas bien faite. C’est un désordre auquel on assiste, étant donné que chacun se lève et s’y adonne. Il y a une question d’âge, de discipline, de maitrise des engins et surtout la méconnaissance du code de conduite. Sans oublier l’excès de vitesse qui est leur dénominateur commun. Cela cause beaucoup de problème lorsque nous qui avons les engins nous voulons aussi circuler. Les jeunes courent après l’argent. Pour eux c’est en roulant à vive allure qu’ils arriveraient à avoir ce qu’ils cherchent. Nous déplorons cela et nous demandons que le secteur soit réglementé », dénonce Wohi Hervé, enseignant.

Comme lui, Dosso Moussa, informaticien enfonce les conducteurs de ces engins à deux roues. « Ce que nous avons remarqué, c’est qu’ils roulent très mal. Ils font trop de vitesse. En pleine ville comme en rase campagne, ils roulent à vive allure. Ils ne respectent pas les carrefours. Ils n’ont aucune information sur le code de conduite. Rares sont ceux qui ont un permis de conduire et cela cause trop de dérapage en ville. Souvent les accidents se produisent où rien ne devait se produire », soutient-il.

En plus d’être de mauvais conducteurs de motos-taxis, ils sont réputés être de mauvais garçons. « Nous prenons ces engins pour aller soit au travail ou à l’église. Ce que moi je leur reproche, c’est la trop grande impolitesse qui les caractérise. Souvent quand ta monnaie reste avec eux, espérant qu’ils vont te prendre le lendemain. Ils te fuient carrément. Moi pour éviter tous désagréments, j’ai ciblé certains qui sont bien polis parmi eux que j’appelle quand je suis dans le besoin », relate Mlle Baillet Flore.

Koné Lanciné, chauffeur, quant à lui, dit rouler avec beaucoup de prudence. Vu que les jeunes motocyclistes sont très doués dans les mauvais dépassements. « Je reproche aux jeunes gens les mauvais dépassements. Moi je suis habitué à la conduite, cela ne me gêne pas mais pour un nouveau chauffeur c’est plus que grave. Sinon, moi je fais tout pour les éviter », témoigne-t-il.

Des accusations que récusent les chauffeurs de taxis-motos.

Nombreux sont les usagers qui soutiennent et imputent les accidents de motos aux conducteurs de ces engins à deux roues. Rencontrés à leur gare située non loin de la CDCI, les motocyclistes disent ne pas se reconnaitre dans toutes ces accusations. « C’est vrai ce que les gens racontent. Il y a vraiment beaucoup de cas d’accidents de motos. Ce que je sais, tous ces accidents ne sont pas du fait des chauffeurs de mototaxis que nous sommes. La population est aussi coupable. Tout le monde roule mal, ce n’est pas nous seuls », se justifie Diomandé Zoumana, conducteur de taxi moto. Cependant, il reconnait que nombreux sont ceux qui n’ont aucun permis de conduire, encore moins une assurance.

Yaya Fofana, fait le travail de motocyclistes, il y a de cela trois ans. Avec vigueur, il soutient que leur corporation est salie à tort. « Nous avons parmi notre clientèle, des personnes âgées. On ne peut pas faire de la vitesse avec elles. Nous roulons doucement et souvent ce sont des particuliers qui viennent nous rentrer dedans », soutient-il. Le capitaine de police, Timothée Zadi que nous avons rencontré lors d’une sensibilisation initiée par le député Koné Mamadou, ne cache pas son amertume. « On ne peut pas rouler une moto, sans avoir les papiers afférents. Mais ici, c’est tout le contraire. Je demande à tous les propriétaires de motos d’avoir leurs pièces au complet. En plus de cela avoir un casque pour sa propre sécurité », conseille le flic. Selon des informations reçues, les accidents de motos sont légions. Pour ce début d’année, ce sont 6 personnes qui ont perdues la vie par accident et un nombre important de personnes blessées.
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