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62ème session de la commission de la condition de la femme: Intervention du Professeur Koné Mariatou à la table ronde ministérielle
Publié le mardi 13 mars 2018  |  Ministères
62ème
© Ministères par DR
62ème session de la commission de la condition de la femme: table ronde ministérielle
Lundi 12 mars 2018. New York.
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Mesdames et Messieurs,
Je voudrais vous adresser toute notre félicitation pour la conduite de cette table ronde ministérielle et pour la pertinence du choix du thème débattu.
Je voudrais également transmettre les meilleures sa-lutations du peuple de Côte d’Ivoire à cette auguste
Assemblée.
En matière d’autonomisation des femmes et des jeunes filles vivant en milieu rural rurale, le gouver-nement ivoirien, sous l’impulsion de SEM Alassane OUATTARA, Président de la République, développe une politique de promotion et d’autonomisation de la femme à travers différentes actions.
Il me plaît de partager avec cette auguste assemblée quelques acquis majeurs et bonnes pratiques dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des infrastructures et de la nutrition.
Quelques bonnes pratiques
• Bonne pratique 1 : la prise de loi pour rendre l’école obligatoire dans le secteur Education
En Côte d’Ivoire, l’école est devenue obligatoire ou-verte à tous les enfants de 6 à 16 ans depuis la prise de la Loi N° 2015-635 du 17 septembre 2015 de la Politique de Scolarisation Obligatoire portant modifi-cation de la Loi N° 95-696 du 7 septembre 1995 re-lative à l’enseignement (PSO) sans distinction de sexe, de religion, de son origine sociale, de son ap-partenance, ethnique et communautaire.

• Bonne pratique 2 : la politique de pérennisation des cantines scolaires
Le gouvernement a entrepris un vaste programme de pérennisation des cantines scolaires en vue d’augmenter le taux de maintien des enfants à l’école. Entre 2012 et 2015, alors que le taux d’assiduité dans les cantines scolaires a atteint 98,5% contre 96,7%, le taux de rendement scolaire est passé de 62,6% à 74,61%, les abandons scolaires ont baissé de 4,64% à 2,88% et la parité filles-garçons entre 0,82% à 0,86%.

• Bonne pratique 3 : le développement de l’alphabétisation numérique
Cela a contribué à une baisse considérable du taux d’analphabétisme. En Côte d’Ivoire, le taux d’analphabétisme a baissé de 51% à 43,8%, soit 7,2%. C’est pourquoi, le pays a opté pour l’inclusion du numérique dans notre pays : les femmes sont al-phabétisées et acquièrent l’éducation financière et entrepreneuriale dans les « maisons digitales » par l’utilisation de tablettes éducatives. Les Institutions de Formation et d’Education Féminines, au nombre de 118 sur toute l’étendue du territoire national sont en phase d’expérimentation de l’inclusion du numérique dans l’alphabétisation.

• Bonne pratique 4 : augmentation du capital des fonds spéciaux en faveur des femmes (autono-misation économique des femmes)
En Côte d’Ivoire, la mise en place de fonds spéciaux en faveur des femmes a permis de toucher à un maximum de femmes, notamment en milieu rural. A titre d’exemple, le « Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire » (FAFCI), en place en 2012 par la Première Dame de Côte d’Ivoire, Mme Dominique OUATTARA, avec un capital initial de 2 millions de dollars US. C’est un fonds auquel les femmes issues de tous les milieux sociaux ont accès, sans aval, sans apport initial, et sans procédures draconiennes de recouvrement.
Le FAFCI permet aux femmes d’accéder facilement à des ressources financières à coût réduit et de créer ou de renforcer des Activités Génératrices de Revenus (AGR) et de leur ouvrir l’accès aux marchés, à l’information et à la technologie.

• Bonne pratique 5 : l’accroissement de l’offre de service au niveau de la santé
Le financement du secteur de la santé a connu une hausse progressive avec un taux d’accroissement annuel de 18% du budget du Ministère de la Santé, de 2011 à 2015. La proportion du budget de l’Etat allouée au secteur de la santé se stabilise en moyenne à 5%.
Aussi, l’offre de service a-t-elle été largement renfor-cée par la construction, la réhabilitation et l’équipement des structures de santé avec pour conséquence l’augmentation du pourcentage de 44% en 2012 à 65% en 2014 des populations vivant à moins de 5 km d’une structure de santé.
Nous avons également la politique de gratuité ciblée pour la surveillance de la grossesse (Consultation Prénatale), l’accouchement et les urgences obstétri-cales et des soins dans le post-partum depuis 2014.

JE VOUS REMERCIE










Professeur KONE MARIATOU

Ministre de la Promotion, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité
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