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Art et Culture

Piratage et droits d’auteurs: la copie privée, une alternative pour ‘’sauver’’ les artistes

Publié le jeudi 15 mars 2018  |  APA
Arrivée
© Autre presse par DR
Arrivée de l`artiste Meiway pour sa participation à la 2è édition de Abidjan by nigth
Mardi 22 Décembre 2015. Abidjan. L`artiste EHUI Meiway est arrivé à l`aéroport Félix Houphouët-Boigny pour sa participation à la 2è édition d`Abidjan by nigth organisé par 2A Consulting en partenariat avec Canta Production.


Abidjan (Côte d’Ivoire) - La copie privée a été vantée, jeudi à Abidjan comme un outil indispensable pour permettre aux artistes de bénéficier de leurs productions dans un environnement où le numérique très développé favorise le piratage des œuvres, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne lors d'un panel de la dixième édition du Marché des arts et du spectacle d’Abidjan (MASA).

«C’est un outil de lutte contre la précarité des artistes », explique Bara Wahabou, Directeur général du Bureau burkinabé de droits d’auteurs (BBDA), révélant que 60 % des perceptions pour l’année 2017 dans son pays ont été faites par cet outil en collaboration avec les douanes de son pays.

L’artiste ivoirien Fréderic Ehui Meiway, évoluant dans le même sens a appelé à l’application de la loi. «Il faut juste appliquer la loi», insiste l’artiste, quand le Congolais Lokoua Kanza souhaite vivement que « les prochaines générations ne souffrent pas de mendicité » du fait du piratage des œuvres des artistes.

Conscient de toutes les difficultés vécues par les artistes et des cris de cœur de ceux -ci, le ministre ivoirien de la culture Maurice Bandaman a rassuré les acteurs.

Selon lui, ce sujet qui préoccupe les artistes avait été prévu par l’Etat de Côte d’Ivoire dans sa loi de 1996 avec des dispositions mettant en exergue la copie privée, revue à travers « un nouveau processus qui a abouti en 2016».

« Le ministère travaille à rentre effective la décision du gouvernement ivoirien », a souligné le ministre-écrivain Maurice Bandaman en charge des questions de culture dans le gouvernement ivoirien depuis quelques années.

Par ailleurs, il a salué les actions des dirigeants du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA) pour les actions menées, contribuant à un épanouissement des acteurs culturels.

« Le BURIDA était dans l’abîme, malade de ses incompréhensions, ses querelles .Elle fait partie des meilleures sociétés de droits d’auteur en Afrique après l’Algérie, le Maroc », s’est félicité M. Bandaman qui se réfère aux données de la Confédération internationale des droits d’auteurs et compositeurs (CISAG).

La copie privée est une rémunération qui dédommage les ayants droits pour les copies réalisées par des particuliers pour leur usage privé. Cette rémunération est payée par les fabricants ou distributeurs des supports vierges ou de dispositifs électroniques qui permettent le stockage de données comme les enregistreurs, les Smartphones, les ordinateurs.

Pour Constance Hermane de la CISAG, c’est le seul mécanisme qui permet aux créateurs de bénéficier d’une compensation.

Ouvert samedi dernier, le MASA se poursuit avec pour thème central, «quels modèles économiques pour les arts de la scène ? ».

La 10e édition coïncide avec le 25è anniversaire de l'événement. La danse, le conte, l'humour, le théâtre, la mode, la musique, des panels, des rencontres professionnelles sont entre autres au programme de ce rendez-vous qui prend fin le samedi 17 mars prochain.

SY/ls
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