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Côte d’Ivoire/ Un syndicat réclame le retour de la libéralisation de la filière café-cacao et sa gestion par les producteurs

Publié le samedi 17 mars 2018  |  AIP


Gagnoa - Pour faire face à la crise actuelle dans l’engorgement des camions de café dans les ports ivoiriens, le Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAPCI) propose le retour à la libération de la filière café-cacao et sa gestion par les producteurs.

« Seule la libéralisation de la filière gérée par les producteurs peut aider à mettre fin à ces crises à répétitions », a déclaré vendredi, Blé Faustin, coordonnateur national chargé de l’implantation des coordinations et sections en Côte d’Ivoire du SYNAPCI, assurant que cette recommandation est soutenue par les institutions financières internationales.

Au sortir d’une rencontre avec la délégation régionale du Conseil du Café-Cacao du Goh, le coordonnateur du SYNAPCI a affirmé que nonobstant la gestion décriée des producteurs à la tête de l'organe de gestion de la filière avant 2010, la filière était respectée et attirait les jeunes Ivoiriens vers la terre. Il déplore que l’on ait préféré « jeter le bébé avec l’eau du bébé », au lieu simplement de remplacer les anciens dirigeants par d’autres producteurs.

Depuis fin janvier, environ 400 camions de café étaient restés bloqués dans les ports ivoiriens, faute de bateau. A ce jour, environ 200 ont pu décharger leurs marchandises. Le Conseil du café-cacao met tout en œuvre afin d’apporter des réponses appropriées, a expliqué Kangouté Yaya, délégué régional pour le Goh.

Pour rappel, la réforme de la filière café-cacao survenue en 2012 est la 3ème en Côte d’Ivoire. Le pays a connu successivement la stabilisation (gestion unique de la filière par l’Etat), la libéralisation (absence totale de l’Etat) puis la présente réforme qui emprunte le meilleur des deux précédentes avec une gestion paritaire entre l’Etat, le secteur privé et les organisations professionnelles agricoles (OPA).

Avant 2012, la filière était confrontée à une instabilité chronique, avec un prix moyen d’achat de cacao à 600 FCFA/kg, dans le meilleur des cas, fixé à la tête du client, une dégradation continue de la qualité de la fève provoquant une décote du cacao d’origine Côte Ivoire, ainsi qu’une fiscalité et une parafiscalité sans limite variant selon les besoins des quatre structures de gestion, avec à la clé un prix résiduel indicatif servi aux producteurs (qu’on n’était pas tenu de respecter), avait expliqué le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly, dans son Grand oral devant des députés, le 7 décembre 2017.

Pour lui, les principaux acquis de la réforme de 2012 sont d’abord la création d’un seul organe de régulation, de stabilisation et de développement de la filière (Le Conseil du café-cacao), l’amélioration de la gouvernance du secteur, la fixation d’un prix minimum garanti bord champ respecté, sous peine de sanction qui a atteint un record de 1100 FCFA/kg en 2015, le paiement d’au moins 60% du prix CAF aux producteurs, une fiscalité/parafiscalité plafonnée à 22% (un taux jamais atteint car tournant autour de 18%).

(AIP)

dd/cmas
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