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Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana s’engagent à plus de concertation

Publié le mardi 27 mars 2018  |  Jeune Afrique
Rencontre
© Présidence par DR
Rencontre entre le Président, Alassane Ouattara et son homologue ghanéen, S.E.M. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO
Lundi 26 mars 2018. Abidjan, Présidence. Rencontre entre le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA, et son homologue ghanéen, S.E.M. Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO


Les présidents ivoirien et ghanéen, Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo, ont signé ce lundi la « Déclaration d’Abidjan », par laquelle ils s’engagent à accélérer la mise en œuvre d’une politique commune pour la filière cacaoyère.

À eux deux, le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent 60 % de l’offre mondiale de cacao. Mais entre ces deux pays limitrophes, les différences en termes de gestion de la filière aussi bien que de prix peuvent être énormes. Pour la saison 2017-2018, le prix payé aux planteurs était ainsi de 1 735 dollars la tonne au Ghana et de 1 270 dollars la tonne en Côte d’Ivoire, un différentiel provoquant une contrebande importante.

Le 27 septembre 2017, le président ivoirien, Alassane Ouattara, avait pourtant appelé son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo, pour tenter de le persuader de réduire l’écart de prix des fèves entre les deux voisins – sans succès. La concertation sera-t-elle plus au rendez-vous la saison prochaine ? C’est du moins ce que laisse penser la « Déclaration d’Abidjan » signée ce lundi 26 mars dans la capitale économique ivoirienne, intitulée « La Côte d’Ivoire et le Ghana ensemble pour faire face aux défis de l’économie cacaoyère ».

Peser sur les cours mondiaux
Lors d’une rencontre à la présidence, organisée après la participation des deux chefs d’État à l’Africa CEO Forum, Alassane Ouattara et Nana Akufo-Addo se sont en effet entretenus sur le sujet de l’économie cacaoyère, et ont acté leur ambition « d’accélérer la mise en œuvre de leur politique commune, visant à mieux défendre les intérêts des producteurs de cacao, ainsi que ceux des économies des deux pays ».

Par cet accord, ils s’engagent notamment à « améliorer leurs politiques de commercialisation du cacao », à « mettre en œuvre un programme régional de lutte contre la maladie du swollen shoot » ou encore à « inviter le secteur privé, notamment africain, à investir massivement dans la transformation du cacao en Afrique ». Mais s’ils évoquent une annonce concomitante, en amont de chaque campagne, du prix au producteur, ils ne vont pas jusqu’à jusqu’à s’engager à l’harmonisation de la politique de prix.
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