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Côte d’Ivoire: 36 entreprises sanctionnées pour corruption en trois ans

Publié le lundi 9 avril 2018  |  AFP
Marchés
© Abidjan.net par D.Tagro
Marchés publics et contentieux : les Directeurs des affaires financières des ministères techniques affutent leurs armes
Jeudi 23 février 2017. Grand-Bassam. Formation des Directeurs des affaires financières des ministères techniques et des Responsables des cellules de passation de marchés publics sur le système de la commande publique. Photo:Coulibaly Non Karna, président de l’ANRMP.


Abidjan - Quelque 36 entreprises ivoiriennes ont été exclues depuis 2014 de la commande publique, un marché de 1000 milliards de francs CFA (1,5 milliard d’euros) par an, pour des faits de "corruption", a annoncé lundi l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP).

"Nous avons été créé en 2010, mais c’est seulement fin 2014 qu’un arrêté nous a donné tout l’arsenal juridique pour réagir" a expliqué à l’AFP, le président du gendarme des marchés publics, Non Karna Coulibaly.

"En à peine trois ans nous avons sanctionné 36 entreprises pour des faits de corruptions dans les passations de marchés" a poursuivi M. Coulibaly, soulignant la "fin de l’impunité".

Les sanctions consistent essentiellement à exclure les entreprises incriminées de toute passation de marché pendant au moins deux ans.

L’ANRMP, autorité administrative rattachée à la présidence ivoirienne, souhaite que "la peur de ses sanctions mettent fin à ces manœuvres frauduleuses", malgré les pressions subies par l’Autorité.

"Les pressions ne sont pas évitables, mais céder n’est pas envisageable.

Nous sommes armés à faire face à ces pressions, à les contenir et elles n’ont aucun impact sur les décision rendues", a affirmé M. Coulibaly.

La commande publique est une modalité d’exécution du budget de l’Etat qui concerne notamment la construction d’infrastructures, des hôpitaux, des écoles, etc...

Le vice-président pour l’Afrique de la Banque mondiale Maktar Diop a appelé fin mars les autorités ivoiriennes à poursuivre leurs efforts pour réduire la bureaucratie et la corruption.

La Banque Mondiale avait rendu public en février un rapport plutôt sévère sur l’économie ivoirienne, mettant en exergue le taux de pauvreté élevé (45% de la population) et les retards importants en termes de technologie et de productivité.

ck/jhd

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