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Bouaké, une ville abandonnée et oubliée, depuis 2015 l’alerte à l’eau sans écho / Adam’s Régis SOUAGA

Publié le mercredi 11 avril 2018  |  Pôle Afrique
Pénurie
© Autre presse par DR
Pénurie d`eau potable


La deuxième ville ivoirienne, capitale de la région de Gbèkè est orpheline. Et c’est peu dire. Après avoir été le fief de l’ex-rébellion des Forces Nouvelles, désertée par une bonne partie de sa population durant 8 ans, pilonnée par l’aviation ivoirienne, balafrée par les zestes de la rébellion, secouée par des règlements de compte d’anciens rebelles incorporés au sein des Forces armées de Côte d’Ivoire, Bouaké vit une nouvelle ère de sa souffrance.

La ville, sans unité industrielle, car toutes fermées depuis des dizaines d’années sans que les promesses de réouverture soit une réalité, est maintenant privée d’eau potable. Oui, le précieux liquide manque et là, point question de rationnaliser, il n’y a plus d’eau. Le barrage de la Loka, vaste étendue d’eau servie par les génies, sortie d’un petit accès sous une montagne à l’arrière du village d’Angoua-Yaokro, est asséché. Mais, l’information est que depuis 2015, la sonnette avait été tirée sur le risque que la ville soit privée d’eau potable.

On était en ce moment trop préoccupé par les joutes électorales et la procrastination a opéré. Depuis, toutes les promesses pour Bouaké se sont évanouies avec l’évaporation de l’eau de la Loka. Que pouvait attendre Bouaké de son président de comité de suivi des promesses du Chef de l’Etat, actuel président du Sénat, alors président du conseil régional du Bélier qui n’a donc rien à voir avec Bouaké ? Rien, sinon donner l’impression au Président Alassane Ouattara qu’il est le porte-voix de tous les cadres Baoulé. Et ça a marché ! Il n’y avait aucun cadre digne de ce nom dans cette région de Gbèkè pour rappeler à Alassane Ouattara que les établissements Robert Gonfreville, l’ex-Trituraf raccommodée par un financier aux fonds fictifs, Ivoirembal et d’autres unités industrielles, n’ont toujours pas rouvertes. Et que toutes les rues n’ont pas été bitumées, sinon à la sauvette comme la voie du quartier zone industrielle.
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