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Moins de 40% des stocks d’anacarde vendus en Côte d’Ivoire, selon les producteurs

Publié le dimanche 22 avril 2018  |  AIP
Korhogo
© Autre presse par DR
Korhogo Inauguration du siege de la FENAPACI
korhogo Inauguration du siege de la FENAPACI.Photo: PCA BAMBA ADAMA


Yamoussoukro - A peine 40% des stocks d’anacarde sont vendus au cours de la campagne 2018 comparativement aux campagnes passées où à la même date, 80 % à 90% des stocks étaient déjà vendus, a confié samedi, à Yamoussoukro, lors d’une Assemblée générale des acteurs de la filière, le président de la fédération des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire, Bamba Adama.

« En terme de perte, c’est énormément d’argent perdu » a fait remarquer le président du Conseil administratif de l’Union des coopératives agricoles de Côte d’Ivoire, Bamba Adama, espérant que les stocks que disposent les producteurs seront vendus.

Il a expliqué que la Côte d’Ivoire est confrontée à la mévente de la noix de cajou due à la baisse du prix bord champ fixé à 500 francs CFA. Au Burkina Faso, le prix est fixé à 900 francs CFA le kilogramme et à 1000 francs CFA en Guinée-Bissau, a-t-on appris.

Cette situation, selon Bamba Adama, favorise la fuite de produit hors des frontières du pays vers le Ghana, et représente un manque à gagner pour l’Etat de Côte d’Ivoire, mais aussi pour l’économie ivoirienne. Selon les statistiques, plus de 200 000 tonnes sont déjà parties au Ghana.

« Ça nous inquiète, voilà pourquoi nous les acteurs de la filière, nous avons décidé de nous mettre ensemble et mettre en place l’interprofessionnel pour pouvoir trouver la solution », a déclaré l’exploitant agricole.

L’Assemblée générale des associations des acteurs de la filière anacarde réunie les quatre familles de la filière cajou à savoir les producteurs des 19 régions productrices, les acheteurs, les exportateurs et les transformateurs.

« Nous nous sommes réunis et nous nous sommes accordés que seule une interprofession est capable d’être l’interlocuteur auprès des autorités pour pouvoir nous faire entendre et expliquer nos problèmes », a fait savoir Bamba Adama.

L’interprofessionnel, selon Bamba Adama, sera un outil pour permettre de former nos producteurs à la qualité des produits, de surveiller tout ce qui se fait sur le terrain, d’empêcher la sortie des produits hors du pays et d’atteindre l’objectif de la transformation de la noix de cajou comme souhaité par l’Etat de Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur d’anacarde avec 700 000 tonnes et compte environ 450 000 producteurs.

(AIP)
nam/fmo
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