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Interview/Khady Diallo, SG de la CNF: " la francophonie n’est pas seulement la langue française qui nous unit, c’est aussi toutes les différences qui nous complètent"

Publié le dimanche 13 mai 2018  |  Abidjan.net
Khady
© Abidjan.net par DA
Khady Diallo, Secrétaire Générale de la Commission Nationale de la Francophonie.


L’édition 2018 de la journée internationale de la Francophonie célébrée le mardi 20 mars dernier. Khady Diallo, Secrétaire Générale de la Commission Nationale de la Francophonie nous dresse le bilan de cette activité dans cette interview.

Abidjan.net: Notre pays la Côte d'Ivoire a organisé la journée internationale de la francophonie autour du thème paix, cohésion et sécurité, gages du développement durable et inclusif. Quel bilan pouvez-vous faire de l’édition 2018

Khady Diallo: Le bilan de la francophonie marqué par notre volonté de donner un cadre d'expression à la jeunesse, de rendre visible les actions de nos partenaires qui soient le groupe des ambassadeurs francophones qui étaient largement représentés que nos partenaires institutionnels qui travaillent à travers des ministères techniques divers: l'éducation nationale, l'enseignement supérieur, l'environnement, aujourd'hui le numérique et tout ce qui touche à notre jeunesse bien évidemment puisque le ministre agit de façon vraiment forte pendant ces journées dédiées à la francophonie. Donc une francophonie encore plus présente sur le terrain, une francophonie de solution vers laquelle la Cote d'ivoire tend à aller et le resserrement de nos partenaires pour que nous puissions donner une image vivante, dynamique et surtout proche des populations. Je pense que ce bilan pour moi est positif parce que notre célébration solennelle a démontré que nous étions ensemble pour changer notre société et ce pour le bien de nos populations.

A.net: Cette commémoration a été organisée cette année en partenariat avec le ministère de la salubrité, de l'environnement et du développement durable et le ministère de la communication de l'économie numérique et de la poste. Quelles ont été les motivations qui ont présidé ce choix?

KD: les motivations sont liées à notre thème bien évidemment mais elles sont aussi liées à la perspective d'un sommet qui cette année va porter sur l'environnement; le développement durable; sur le mieux vivre ensemble; sur la solidarité mais aussi sur les questions de sécurité qui sont évidemment impossible sans qu'il y ait un environnement qui satisfasse nos populations et le numérique parce que la jeunesse passe par cet outil pour pouvoir agir; s'informer; échanger entre elle. Il nous semblait qu'au moment où l'OIF est en train d'installer un réseau de ministres en charge du numérique; au moment où l'OIF a également une direction du numérique qu'elle a créée voici deux ans; nous nous devions de resserrer nos liens avec le ministère en charge de ce département dans notre pays.

A.net: Le programmes ''Libre ensemble" étaient aussi au centre des festivités; pouvez-vous nous expliquer ce concept

KD: Vous savez; les jeunes aiment bien revendiquer leur liberté et cette liberté; ils la recherchent déjà dès le jeune âge et je crois que la jeunesse ivoirienne ne fait pas exception à cela. "Libre" donc; c'est un mot important pour les jeunes et "ensemble"; c'est un mot important pour la paix et pour toute les luttes contre la violence ou toutes les radicalisations. Aujourd'hui; ''Libre ensemble''; c'est de permettre à la jeunesse de se parler; d'être ensemble pour envisager l'avenir; revendiquer leurs droits. Et ce programme doit déboucher sur des actions concrètes que nous allons proposer aux jeunes de la même façon que l'OIF a proposé à près de 300 jeunes de vivre ensemble pendant plusieurs mois sur un voyage autour de la méditerranée pour leur permettre d'échanger; de faire des efforts ensemble; de faire avancer la barque pour répandre une image qui est appropriée à leur aventure commune sur ce grand bateau qui est l’Hermione. En Côte d’Ivoire, nous allons faire en sorte que les jeunes aient des projets communs et que très largement, ils puissent aussi souvent que possible être ensemble pour se faire des propositions et pour avancer sur les grands défis qui les attendent dans cette société.

A.net: Selon l’approche qui réduisait la francophonie à la France, Emmanuel Macron, Président français, milite pour une francophonie où la France comme tous les autres pays membres, apprend, parle, écrit en français. Votre analyse.

KD: Le Président Macron souhaite qu’il y ait une francophone en France et non une francophonie de la France et je crois qu’il a raison en ce sens qu’aujourd’hui la francophonie n’est pas seulement la langue française qui nous unit, c’est aussi toutes les différences qui nous complètent, qui nous permettent de faire face à ces grands défis que nous vivons au quotidien mais avec les expériences des uns et des autres, avec les bonnes pratiques des uns et des autres. On dit bien que ce qui est important, c’est la langue française et les langues partenaires depuis longtemps à la francophonie et si nous savons aujourd’hui que du français au djoula comme du djoula au français pour parler d’un sujet qui peut concerner que la Côte d’Ivoire, mais qui est le même dans d’autres pays, il faut que nous admettions que le français est une langue qui nous permet de voyager, d’échanger avec d’autres parties du monde mais qu’elle est aussi celle qui se traduit dans nos langues et celle que nos langues vont aussi traduire lorsqu’il s’agit d’enseigner les jeunes par exemple dans leur langue maternelle vers le français. Donc cette analyse vient compléter une vision que nous avons tous : c’est celle de dire que nos langues sont des langues partenaires toutes ensemble.



DA et KD
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