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Art et Culture

Promotion des arts et cultures du Lodjoukrou à Dabou/Qui veut tuer le Yaye festival : Esmel Essis, DG du Cepici accusé

Publié le samedi 9 juin 2018  |  L’intelligent d’Abidjan
Culture:
© Abidjan.net par Atapointe
Culture: lancement du Festival YAYE 2018
Abidjan 05 juin 2018. Lancement Officiel de la 2e édition du festival des arts et culture de Lodjoukrou, YAYE 2018 autour du thème "Culture et développement local".


L’édition 2018 du Festival des arts et cultures du Lodjoukrou denommé, ‘’ Yaye’’ est prévue du 16 au 21 juillet à la place Henri Konan Bedié et à la place de la République de Dabou.
Mais cette édition 2018 est menacée parce que l’Ong ‘’Socraff Ngbafre’’ de Dabou conduite par son président Lath Meless Sébastien, a décidé, par voie de justice, de tout bloquer. Il a déjà saisi un avocat à cet effet Comment est-on arrivé là ?
Selon le président Lath Meless Sébastien, c’est son Ong créée le 11 décembre 2008 qui est l’initiatrice et propriétaire de ce festival des arts et cultures du Lodjoukrou. Il explique : « Nous avons tenu un séminaire le 14 septembre 2014 pour réfléchir sur ce qu’il fallait faire pour lancer le festival. C’est ainsi que le séminaire a décidé que l’Ong Socraff Ngbafre aille vers toutes les autorités de Dabou pour les informer de la tenue du festival dénommé ‘’ Yaye’’. Alors, notre Ong et la mairie de Dabou en partenariat avec la génération ‘’Bodjl’’ de Leboutou dirigée par Essis Esmel Emmanuel (Dg du Cepici) ont décidé d’organiser la 1ère édition dudit Festival des arts et cultures du Lodjoukrou du 15 au 19 août 2017 à Dabou. Pour bien faire les choses, le 13 juin 2017, l’événement a été lancé, et dans la foulée, j’ai été désigné commissaire général du festival. À quelques jours du festival, j’ai été écarté avec tous les membres de mon Ong, sans raison. » Il ajoute : « Essis Esmel Emmanuel, l’actuel Dg du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici), Ben Sourou Mohamed, le maire de Dabou et Grah Memel Félix dit Paco, le sénateur de Dabou ont organisé la 1ère édition sans m’associer en tant que commissaire général et pourtant, c’est mon idée qu’ils exploitent. Poursuivant, le président Lath dit : « Notre Ong a saisi les Doyens afin qu’ils jouent les médiateurs entre nous, pour que nos aînés acceptent de nous associer à l’organisation de l’évènement. Essis Esmel et ses camarades ont refusé carrément au motif qu’ils ont l’argent et le pouvoir. Donc, rien ne peut les ébranler ». Et de révéler : « Face à cette injustice, nous avons déposé le 21 juin 2017 nos dossiers à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) à Yaoundé au Cameroun pour protéger notre propriété. Nous avons le N°134857. Fort de ce document, nous avons saisi notre avocat pour bloquer par tous les moyens juridiques l’organisation de la 2ème édition du festival qui aura lieu en juillet 2018. Le festival Yaye est déclaré propriété de notre Ong par le Bureau ivoirien des droits d’auteur où nous avons déposé nos dossiers ». Très remonté, Lath Sébastien souligne : « Nous allons écrire à tous les ministères techniques, aux partenaires, aux institutions, au Premier ministre que la 2ème édition du festival ne peut pas se tenir parce que nous, initiateurs de la chose, nous avons été abusivement écartés par Essis Esmel et ses camarades ».

La partie adversaire réagit….
Interrogé sur les griefs qui lui sont reprochés, Essis Esmel Emmanuel entouré de ses camarades cités dans l’affaire, dit : « Lath qui se plaint, a-t-il été élu ? S’il a été nommé donc, on peut le dénommer. Le président Alassane Ouattara nomme les ministres et les dénomme. Vous, le journal dans lequel vous travaillez, si votre patron vous a nommé, il peut vous dénommer. Moi, je suis trop grand pour parler avec Lath. Le nouveau commissaire général du festival est là, va le voir, il te dira tout car celui-ci a été l’adjoint de Lath. Il s’appelle Dr Acka Marshall. Il donnera toutes les informations».
Rencontré, le commissaire général a indiqué qu’il comptait procéder d’abord au lancement de la 2ème édition du festival (NDLR : Lancement le 5 juin 2018 au district d’Abidjan) avant que nous échangions tranquillement dans la salle Félix Houphouët-Boigny. Ce qui a été fait.

Le nouveau commissaire général explique
Voici ce que Dr Acka Marshall, le nouveau commissaire général a dit : « Yaye est une procession de joie et de tristesse en pays Adjoukrou. Moi, j’avais le même projet sur les fêtes dans notre terroir. Je l’ai présenté au sénateur de Dabou qui m’a demandé de voir avec nos aînés. Or déjà, la mairie de Dabou avait un projet similaire introduit par Lath Meless Sébastien. Donc, lui et moi, avons travaillé ensemble jusqu’au lancement de la première édition. J’ai dit à Lath : « allons doucement avec les grands frères parce qu’ils sont plus puissants que nous ». Mais, il n’a pas voulu entendre raison. Il voulait avoir droit de signature sur les comptes bancaires et dans la foulée, il voulait immédiatement avoir de l’argent. C’est ce qui a créé les problèmes entre lui et nos aînés . Effectivement, j’ai été son adjoint quand il était le commissaire général du festival. Lath est un petit-frère, je lui ai donné des conseils mais, il ne les a pas écoutés et depuis l’an dernier, il a commencé ses dérives dans la presse contre les cadres qu’il s’est mis à dos. Yaye est une construction collective des différentes associations de Dabou qui interviennent dans la culture Adjoukrou. C’est Lath seul qui est parti mais les membres de son Ong sont avec nous».

La mairie de Dabou témoigne contre Lath
Yannick Nomel, chef de cabinet de la mairie de Dabou apporte ses additifs : « C’est moi, le chef de cabinet de la mairie de Dabou qui ai reçu les dossiers de tous ceux qui avaient des projets de festival pour la promotion de la culture du terroir. Déjà, nos aînés avaient reçu beaucoup de dossiers dans ce sens et ils nous ont recommandé de les fusionner pour en faire un seul bon projet. Ainsi, le festival avait à choisir pour dénomination ‘’ Leboutou festival’’ mais suite aux débats, nous avons unanimement adopté le nom‘’ Yaye’’. Le comité d’organisation du festival a destitué Lath à cause de ses dérives dans la presse contre les aînés. C’est après sa destitution qu’il a produit tous les documents qu’il vous a donnés. Nous avons les mêmes documents de propriété qu’il vous a produits. Vu l’ossature du Yaye, ce festival ne peut pas appartenir à un individu. C’est vrai qu’actuellement, Essis Esmel Emmanuel, Dg DG du Cepici est le président du Yaye mais, ce n’est pas sa propriété. Le jour où sa génération, ‘’Bodjl’’ dont il est le président ne sera plus aux affaires, il va transmettre tous les pouvoirs à la jeune génération. Ce qui se passe est une guerre d’intérêts entre Lath et les aînés.»

M. Ouattara
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L’intelligent d’Abidjan N° 4207 du 9/6/2018

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