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Les paysans de Fandérékaha en détresse après le passage d’une forte pluie

Publié le dimanche 8 juillet 2018  |  AIP


Ferkessédougou, Les paysans de Fandérékaha, village situé à 6 km de Ferkessédougou, derrière le quartier gare, ont exprimé, dimanche, leurs difficultés face aux dégâts causés par une pluie qui s'est abattu sur leur localité dans la nuit de vendredi à samedi.

L'unique pont de fortune reliant Fanderékaha à la ville de Ferkessédougou par le quartier Gare a cédé sous la pression des eaux pluviales, dont les torrents ont envahi des champs et emporté des rizières, des champs d'arachides, causant du coup la désolation et des lamentations au sein de la population paysanne.

"Moi, je suis cultivateur de coton et de manioc. La pluie d'avant-hier a cassé le pont de bois. Je ne peux pas me rendre au champs .Mes cultures sont menacées. Il faut absolument construire à la place un pont solide et résistant aux intempéries, a dit Ouattara Peyila, cultivateur à Fandérékaha .

Selon Ibtahim Diakité, conseiller agricole, les dégâts de cette intempérie sont importants.

"Ce matin, j'ai été surpris de voir que l'eau a emporté ce petit pont qui nous servait de liaison .Cela nous complique la tâche en tant que conseiller agricole pour visiter les différents champs déjà envahis par l'eau. Nous sommes confrontés à un problème très sérieux. Il faut que le gouvernement et le Conseil régional dote Fandérékaha d'un pont pour réduire le calvaire des producteurs", a-t-il plaidé, indiquant que le risque d'une baisse vertigineuse de la production agricole n'est pas à écarter si rien n'est fait pour ce village.

Selon le conseiller agricole, plusieurs agriculteurs sont victimes de cette situation. "Des cultures maraîchères, des vivriers et des cultures pérennes ont été emportées par les eaux", a-t-il fait savoir.

Incapables de se rendre dans leurs champs, des paysannes ont souhaité que des mesures urgentes soient prises pour construire le pont, afin de permettre aux village de reprendre ses activités agricoles.

"Je devais aller pulvériser mon champ d'arachide. S'il continue de pleuvoir et que rien n'est fait pour réparer le pont, beaucoup de cultures seront abandonnées dans les champs", a déplore Kobena Ama Victorine, une cultivatrice.

Le chef de village de Fandérékaha, Sekongo Mintougoba plaide également pour la même cause, s'accordant avec Touré Yssouf, fonctionnaire à la retraite, que les dégâts de la pluie "peuvent être source de découragement pour ceux qui ont décidé de retourner à la terre".

(AIP)

ti/tm
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