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L’élimination systématique des serpents est un manque à gagner pour la fabrication d’anti-venins (Chercheur)

Publié le mardi 17 juillet 2018  |  AIP
L`une
© Getty Images par BSIP/UIG
L`une des façades de l`Institut Pasteur à Paris.


Songon - L'élimination systématique des serpents est un manque à gagner pour la fabrication d’anti-venins, a indiqué le chef d'une mission de l'Institut Pasteur, Dr Bernard Allali.

Dans un entretien accordé jeudi à l'AIP, il a expliqué que tous les serpents ne sont dangereux et ils participent aussi à la biodiversité. Selon Dr Allali, il est mauvais que les populations s'adonnent à la chasse des serpents pendant que les chercheurs de l'Institut Pasteur n'ont pas encore pu confectionner des anti-venins de certaines espèces rares de reptiles qui sillonnent les forêts et souvent les habitats.

"Sur 101 espèces de serpents répertoriés, il y a 48 venimeuses et 53 non venimeuses. Et parmi les 48 espèces venimeuses, seulement huit serpents peuvent mordre et tuer sur-le-coup", a précisé Dr Allali. Il a souligné que six serpents sur les plus dangereux ont été capturés récemment dans des unités agricoles intégrées de la SIFCA.

Le chercheur invite les populations à ne pas tuer systématiquement les serpents qu'ils découvriront dans les plantations, leurs lieux d'habitation et dans la rue, en ce sens que la préservation des serpents contribue également au développement de la biodiversité.

Auparavant, Dr Allali a déploré la chasse aux serpents pratiquée dans certaines villes et villages ivoiriens où des paysans raffolent de la chair. "Le python royal par exemple est inoffensif et non venimeux. Mais il est très prisé dans les chasses de certains paysans dans nos villages ", a-t-il déploré.

L'entreprise agroindustrielle SIFCA s'est pour sa part engagé dans la préservation de la biodiversité en sensibilisant avec l'aide de l'Institut Pasteur, ses employés exerçant dans les unités agricoles intégrées et les populations environnantes, a-t-on appris.

La directrice de communication et du développement durable de la SIFCA, Mme Henriette Billon, a rappelé que le Groupe et l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire ont conclu, en août 2017, une convention de partenariat pour la formation de points focaux aux techniques de connaissance, de maîtrise et de préservation des serpents pour la collecte de venin, en vue de faire face à la mortalité pour cause de morsures de serpent.

(AIP)

tg/cmas
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