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Bakayoko Idriss, candidat pour donner ’’un souffle nouveau’’ à la commune de Séguéla (Interview)

Publié le mercredi 18 juillet 2018  |  AIP


Séguéla - Actuel président du Rassemblement des jeunes républicains (RJR) à Séguéla, Bakayoko Idriss dit ‘’Kiss polo’’ est, avec le maire Diomandé Lassina et le candidat Soumahoro Souleymane, l’un des trois postulants en lice pour obtenir le parrainage du RDR lors du prochain scrutin municipal qui se déroulera cette année.

L’AIP est allée à sa rencontre pour en savoir un peu plus sur ses motivations et son ambition pour la commune de Séguéla, chef-lieu de la région du Worodougou. Entretien.

AIP: Candidat à la candidature du RDR dans la commune de Séguéla, pouvez-vous vous présenter aux populations ?

BI: Je suis Bakayoko Idriss, père de quatre enfants, conseiller municipal et candidat à la candidature au niveau de mon parti qui est le RDR (Rassemblement des Républicains, ndlr). Je suis également responsable de la jeunesse républicaine et candidat à la mairie.

AIP: Peut-on en savoir un peu plus sur votre parcours politique ?

BI: Depuis la création du parti à Séguéla, nous avons été simple militant de 1995 à 1998. En 99, nous avons été président de comité de base. De 2001 à 2004, responsable départemental. De 2004 à 2009, responsable régional du RJR et premier responsable de jeunesse pour toutes les élections auxquelles le Président Alassane Ouattara a participé. En plus de tout ça, nous avons été responsabilisés pour la direction de campagne de jeunesse, que ce soit aux législatives comme aux municipales.

AIP: Qu’est-ce qui motive votre candidature ?

BI: Nous postulons à la candidature de notre parti, dans un premier temps, pour donner un nouveau souffle au RDR dans la commune. Nous voulons donner du sang neuf parce que le parti ne fonctionne pas assez bien ici. Il y a beaucoup de choses à apporter aux populations. Et toute l’expérience que nous avons eue auprès de nos aînés, de nos cadres et élus, nous pensons qu’il est temps de postuler pour mettre cette expertise à la disposition de nos populations. Nous avons remarqué beaucoup de choses et nous savons qu’étant à la mairie, cela peut changer.

AIP: Vous dites avoir remarqué certaines choses, lesquelles, par exemple ?

BI: Notre constat porte notamment sur l’éducation dont les taux de réussite ne sont pas ce que nous souhaitons. Au secondaire, ils sont tellement bas parce que la base est ratée. A Séguéla, toutes les écoles, à part le Château, font la double vacation. Ce qui motive cela, c’est le manque d’infrastructures.
A Benan, par exemple, il y a une école, mais il n’y a pas de table-banc. Pour tous ces problèmes, nous allons apporter des solutions. Il y a aussi l’encadrement des enseignants. Nous sommes rentrés en contact avec les premiers responsables de l’Education nationale, que ce soit l’IEP, que ce soit le DREN, nous allons contribuer à l’encadrement. Le maire étant le premier responsable des COGES (Comité de gestion des établissements scolaires, ndlr), il doit s’intéresser, s’impliquer, faire en sorte que la formation soit mieux encadrée. Ils n’ont besoin que d’un peu d’accompagnement pour que nos enfants puissent bénéficier du meilleur savoir.

AIP: Quelles sont vos ambitions pour la commune de Séguéla ?

Nous sommes beaucoup sortis. Et l’expérience que nous avons est aussi au niveau des jumelages parce que nos communes ici ne disposent pas de certains moyens et ont besoin d’être accompagnées. Nous nous sommes frottés aux expériences de Bouaké, de Yamoussoukro et de Yopougon. Entre parenthèses, nous avons plusieurs ambitions que ce soit au plan social ou au plan environnemental.
Par exemple au plan environnemental, il y a le non-curage des caniveaux, les dépotoirs incontrôlés. Nous pensons que quand nous serons là, nous allons faire en sorte que tout cela change. Quand vous rentrez au marché, vous voyez que le drainage n’est pas bon. Quand il pleut, nos mamans et nos sœurs vendent et achètent les pieds dans l’eau et la boue. Or la santé est la base de tout et s’il y a manque d’hygiène, c’est la porte ouverte aux maladies.
Toujours au niveau du marché, nous devons faire en sorte de les rapprocher des populations en créant des nouveaux. Bien entendu, en fonction de la taille de la population qui vit dans les quartiers. Séguéla n’est plus Séguéla des années 70, 80. Il faut donc adapter les besoins aux réalités du moment. Nous pensons donc qu’il y a besoin de construction de nouveaux marchés.
Nous disons aussi que pour la santé, la mairie doit apporter son appui aux populations pour les cures herniaires. Lorsque nous serons à la mairie, nous allons faire cela parce que ça va beaucoup aider.
Nous allons aussi financer l’agriculture. Il y a des jeunes qui ont été déguerpis pour, soit disant, arranger les routes. Il faut les recaser parce que quand ce n’est pas fait, il y a une montée en puissance de l’insécurité. On va arranger ça.
Au niveau de la culture, nous avons pensé à organiser un festival comme c’est le cas dans d’autres localités. Tous nos parents pensent que pendant les vacances, il faut sortir de Séguéla. Avec ce festival, avec ces foires, on va les maintenir sur place.
Voilà, de façon ramassée, nos ambitions pour les populations de Séguéla.

AIP: Vous êtes candidat à la candidature du RDR alors qu’il y a un maire de ce parti politique qui achève son mandat. Est-ce à dire qu’il a échoué ?

BI: Nous ne venons pas pour tout balayer de la main, pour faire de la refondation. Nous venons pour apporter un plus à ce qui a été fait. Nous ne jugeons pas qui que ce soit, mais en tant que responsable des jeunes du RDR, nous pensons avoir une expérience à mettre au service de nos populations. Nous voyons beaucoup de choses qu’il faut corriger. Nous ne disons pas que ce qui est fait est mauvais, mais nous avons beaucoup de choses à apporter à nos populations.

AIP: On a entendu dire que vous avez pris l’engagement, au cas où vous n’êtes pas retenu pour défendre les couleurs du RDR, de ne pas vous présenter en indépendant contre celui qui aura les faveurs de la haute direction. Respecterez-vous cet engagement ?

BI: Vous savez, moi, je suis un Républicain et si ça arrive, je vais prendre acte. Mais, avec tout ce qui a été demandé comme condition, nous pensons être les mieux placés pour être désignés. Le maire étant un candidat indépendant qui a remis sa victoire au RDR après et l’autre étant un parfait inconnu sur le terrain politique à Séguéla. Je pense donc être le mieux placé. Sinon, si d’aventure on ne nous choisissait pas, nous allons prendre acte et, dans la mesure du possible, retrouver les personnes, les jeunes qui nous ont mandatés pour qu’ensemble nous réfléchissons à la voie à suivre.

AIP: Dans plusieurs villes du pays, le consensus aurait prévalu pour la désignation du candidat devant être le porte-étendard du RDR. Qu’en est-il à Séguéla ?

BI: Nous, nous sommes Républicains. Nous respectons les textes de notre parti. Voilà pourquoi nous avons demandé que si le consensus ne prévaut pas, qu’on fasse des primaires parce que c’est la voie de la démocratie. Il faut permettre à la base, c’est-à-dire les secrétaires de section, les présidents des structures spécialisées qui sont le RJR, le RFR (Rassemblement des femmes républicaines, ndlr) et le RER (Rassemblement des enseignants républicains, ndlr) de pouvoir s’exprimer. Donc, si on ne trouve pas de consensus, il faut qu’on aille vers la base pour qu’elle puisse choisir. Je pense que c’est à ce prix que nous pouvons voir si et seulement si nous pouvons aller aux élections ou pas.

AIP: Dernièrement, ce fut la révision de la liste électorale. Comment avez-vous mené la pêche aux potentiels électeurs ?

BI: Nous, c’est la proximité. Nous sommes déjà dans la base. C’est la base qui nous a demandé de nous présenter. C’est donc vers cette base que nous avons mené cette campagne de proximité pour pouvoir amener plusieurs autres personnes à se faire enrôler. Et je pense que nous avons fait une campagne positive.

AIP: Un mot, pour finir, à l’endroit des populations de Séguéla

BI: Je dirai à mes concitoyens, à mes compatriotes, à mes frères et sœurs qu’aujourd’hui, il est temps qu’ils puissent porter leur choix sur nous. Nous pensons qu’en le faisant, c’est donner à Séguéla un souffle nouveau, c’est faire revivre les particularités de Séguéla, c’est faire en sorte que cette ville renoue avec sa joie d’antan. Nous savons que Séguéla a besoin de nous, que Séguéla a besoin de beaucoup de choses et nous pensons que nous avons les solutions à ces problèmes-là. Je vous remercie.


kkp/cmas
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