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Vers la production du beurre de karité bio dans le Tchologo

Publié le mercredi 25 juillet 2018  |  AIP


Ferkessédougou- La Filière Karité de Côte d'Ivoire (FIKA-CI) organise mardi et mercredi à la Maison des seniors Yéo Martial de Ferkessédougou, une séance de formation des actrices de la chaîne de valeurs de la filière karité de la région du Tchologo, sur les bonnes pratiques de production du beurre de karité certifié biologique.

Ouverte par le préfet de la région du Tchologo et du département de Ferkessédougou, Kouamé Koffi, cette session se tient dans le cadre d'un projet pilote d'appui au processus de certification de la filière Karité en Côte d'Ivoire. Quelque 300 actrices de la filière karité de la région du Tchologo y prennent part.

La secrétaire générale de l'association filière karité de Côte d'Ivoire et coordonnatrice du projet d'appui à l'autonomisation de la femme de la filière karité, Mme Gonahiri Edwige Amonde, a indiqué qu'il s'agit d'un projet financé par ONU-Femmes. "Cette formation porte sur les bonnes pratiques de production des amandes de karité et également sur les bonnes pratiques pour la transformation du beurre de Karité certifié biologique", a-t-elle précisé.

"Lorsqu'on parle de certification, on parle de qualité. Et quand on parle de qualité, on parle de marchés plus rémunérateurs tels que les États-Unis, l'Europe, le Japon, la Chine, etc.", a poursuivi Mme Gonahiri, notant que la demande de beurre de karité est pratiquement mondiale.

"Non seulement nos populations locales aiment le beurre de karité et l'utilisent au quotidien, mais c'est un produit à multiples usages car utilisé dans les secteurs industriels tels que l'alimentaire, la cosmétique, la pharmaceutique, l'industrie de la peinture et bien d'autres encore", a-t-elle soutenu.

La certification concernant toute la chaîne de valeurs, la formation pratique a concerné d'abord les ramasseuses, les toutes premières actrices de la filière (300 actrices).

"Quand on parle de certification, c'est le karité issu des zones sauvages. Où il n'y a pas de parcelles cultivées, où il n'y a pas d'agriculture. Ce karité-là se trouve dans les parcs, les réserves, dans les zones classées", a insisté la coordonnatrice du projet. Cette population cible du projet a été initiée aux bonnes pratiques de ramassage des fruits en zones sauvages, de dépulpage, de cuisson des noix, de séchage, de conditionnement, etc.

La journée du mercredi va concerner la deuxième cible du projet notamment les 25 transformatrices de la société coopérative "Womiengnon" qui possède une unité semi-industrielle d'une capacité journalière de 500kg car la certification concerne tous les maillons de la chaîne de valeurs, a fait savoir la secrétaire générale de la FIKA-CI.

"Cet équipement avait été revu par ONU-femmes dans une mission précédente. Nous allons procéder à la mise à jour de ces équipements, notamment le revêtement en Inox pour que la production de ce karité soit vraiment propre et réponde aux normes", a t-elle assuré.

Répondant à l'appel de la présidente de la FIKA-CI, Mme Camara Fatou, les autorités administratives et élus de la région s'engagent à apporter leur soutien à ce projet pilote dont la réussite permettra la vulgarisation de la production du beurre de karité bio dans les neuf régions productrices en Côte d'Ivoire.

ti/cmas
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