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Société /Prolifération des Télénovelas à la télévision nationale : Le cinéma ivoirien à la croisée des chemins

Publié le lundi 13 aout 2018  |  L'Héritage


Le destin de Zoya, Rubi…ou encore Theresa, les Télénovelas s’enchainent et suscitent chaque jour un peu plus, un engouement certain de la part des téléspectateurs ivoiriens. Entre fiction devenue pour une frange importante de la société ivoirienne, la vie rêvée, les télénovelas se taillent la part du lion sur les programmes des chaines publiques. Avec le risque affiché de brocarder les bonnes mœurs de nos sociétés. La faute à la faiblesse de la production cinématographique nationale ? Rien n’est mis en œuvre pour y remédier. Et pourtant …..
La scène est désormais classique et l’instant solennel pour les nombreux adeptes des séries latinos. En période de grande affluence, les chaines nationales (RTI1 et RTI2), diffusent des Télénovelas à succès. Dans les foyers, l’agacement des hommes est presque palpable, sans peine à freiner l’engouement des femmes pour ces films. C’est le cas d’Yves D, cadre dans un établissement financier de la place abidjanaise. Il a manqué un important communiqué se rapportant aux activités de sa banque, relayé largement dans le journal de la 2.Problème, le poste téléviseur de la maison était scotché sur une série Latino-Américaine. ‘’Et pourtant, à cette heure j’étais bel et bien à la maison. Seul difficulté, les enfants et mon épouse avaient un quasi-monopole sur la télévision au moment de la diffusion de leur série latino vedette préférée ’’.Le lendemain, une fois arrivé au bureau, Yves s’est informé auprès de ses collègues avec une certaine dose de retard. Malheureusement, le cas de l’employé de banque est courant depuis la percée des télénovelas en Côte d’Ivoire et la situation n’arrête pas de créer la polémique. Et pourtant l’impact des telenovelas sur ses adeptes est négatif.
‘’Promotion de la société de divertissement …’’
Qu’est-ce qui accroche tant les femmes et les enfants dans les séries latino-américaines ? La question est sur toutes les lèvres. Pour ses plus fervents défenseurs ’’ces séries sont l’émanation de la possibilité de voir se concrétiser un amour sans cesse recherché dans la vie de tous les jours’’ et dans cette optique, elles mettent en avant le côté didactique de ces films. ’’Les télénovelas nous apportent des solutions face à nos problèmes de cœur et nous suggèrent des comportements devant des situations similaires que nous pouvons rencontrer dans la vie de tous les jours’’, concède une adolescente de 19 ans. Pendant que pour d’autres ’’il s’agit juste d’une distraction devant un programme de télé après une journée de dur labeur’’ et ils finissent à admettre que les télénovelas sont des mises en scène qui bousculent néanmoins les codes d’éthique et de morale.’’La fiction s’impose à nous et fait désormais partie de notre vie tant l’impact des télénovelas est réel sur le mode de fonctionnement de ses adeptes. Vu sous cet angle, il faut s’en méfier. Mais en réalité, avons-nous des solutions sur le moyen-terme pour stopper la diffusion des télénovelas ?’’, S’est interrogé un spécialiste des médias. Pour lui, le succès de ces films est révélateur de la faiblesse de la production de films locaux traitant des sujets proches des réalités quotidiennes de bonnes factures mais aussi du coma profond dans lequel est plongé le cinéma ivoirien en panne d’inspiration. C’est pourquoi, il est venu le temps de créer notre propre chaine de fiction à l’instar de Nollywood pour le Nigeria ou encore Ghalliwood au Ghana. Un savoir-faire national qui peut s’exporter et conquérir la sous-région et l’Afrique à l’heure de la communication. La pérennité du cinéma ivoirien en dépend.
LT
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