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Agriculture : la non application du nouveau code forestier déplorée

Publié le mercredi 29 aout 2018  |  L’intelligent d’Abidjan


A l’initiative de l’Ong Impactum un atelier a été organisé le jeudi 23 Août 2018 dans un complexe hôtelier à Cocody pour le lancement des activités d’une coalition de la société civile et du secteur privé, en vue de mener un plaidoyer auprès de l’administration forestière pour une bonne application du code forestier ainsi que sa vulgarisation notamment la notion de propriété de l’arbre.
Pour Jean Michel Brou, directeur exécutif de l’Ong Impactum et par ailleurs coordonnateur du projet, « Ce nouveau code permettra aux producteurs de pouvoir concilier production cacaoyère et reconstitution du couvert forestier afin de les rendre plus résilients au changement climatique, les dispositions de l’ancien code forestier de 1965 n’incitant pas les communautés locales ou les producteurs à pouvoir conserver les arbres » .
Ainsi, « face à la déforestation et à la dégradation avancée des forêts ivoiriennes, l’État a décidé d’initier de vastes programmes de reboisement engageant un certain nombre de réformes institutionnelles notamment l’adoption d’un nouveau code forestier qui présente 2 innovations majeures : la propriété de l’arbre et la mise en place d’un fonds national forestier visant à encourager toute initiative de reconstitution du couvert forestier » ajoute le Coordonnateur. Il a déploré la non application du nouveau code forestier ivoirien et le retard pris dans la rédaction des textes d’application dudit code, ce qui crée selon lui un flou juridique. Cette situation n’encourage donc pas les producteurs à conserver les arbres de peur que les exploitants forestiers ne les coupent et aura pour conséquence d’accroître les effets des changements climatiques sur les producteurs comme la baisse des rendements et de la fertilité des sols, la recrudescence des maladies, l’irrégularité des pluies, l’érosion des sols, la hausse des températures, la baisse des revenus des producteurs, l’insécurité alimentaire. Les textes doivent également définir les modalités du reboisement par les communautés locales souligne le Coordonnateur du projet avant de prévenir : « Tant que les nouveaux textes ne sont pas appliqués, c’est l’ancien code qui est en vigueur et ce code n’est pas incitatif pour les producteurs et les communautés locales d’où la mise en place de cette coalition regroupant des organisations de la société civile ivoirienne, le secteur privé et les producteurs de cacao pour un plaidoyer. »

Ce projet d’une durée de 2 ans a pour but de renforcer les capacités, encourager et engager les petits exploitants, les producteurs de cacao et les groupes vulnérables à mettre en œuvre des pratiques d'adaptation au changement climatique, de gestion des ressources naturelles et de protection des forêts. Son coût est estimé à près de 160 millions de F CFA et financé par le ministère des affaires étrangères des Pays Bas.
EF
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