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Les secteurs de l’agriculture et de l’immobilier les plus exposés aux actes de blanchiment d’argent (Etude)

Publié le vendredi 14 septembre 2018  |  AIP


L’agriculture et l’immobilier constituent, dans le contexte ivoirien, deux secteurs « hautement vulnérables » quant à leur utilisation pour le blanchiment d’argent, fait ressortir une étude de l’ONG « Social Justice », à paraître prochainement.

Le président de l’ONG, Julien Tingain a livré ce pan des conclusions de l’étude, financée par l'Union européenne, lors d’un atelier de sensibilisation et d’information sur les effets néfastes du blanchiment de capitaux et de la corruption tenu, jeudi, à Abidjan.

L’étude de « Social Justice », qui se veut un examen de l’état des lieux en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, se fonde notamment sur des recherches documentaires et des entretiens avec différents organismes et institutions engagés dans la lutte, a expliqué un des animateurs de l’ONG, Kra Constantin.

Exposant sur les grandes lignes du rapport produit, il a expliqué la mise à l’index de ces deux secteurs par le fait de l’usage dans les transactions de la liquidité avec de fortes sommes d’argent difficilement traçables.

Selon « Social justice », contact national de l’ONG internationale « Transparency International », outre l’agriculture et l’immobilier, le secteur des télécommunications et des technologies de l’information se pose comme « un secteur à risque ».

«Ce secteur reste pour le moment insuffisamment encadré et avec la prolifération des cybercafés, laisse prospérer certains actes d’escroquerie dont le plus connu des citoyens reste le phénomène dit de Broutage. La cybercriminalité connait donc une croissance fulgurante et risque d’être un secteur fructueux à l’avenir et donc au blanchiment de capitaux », a justifié le président de l’ONG.

Des acteurs, tant publics que privés, engagés dans la lutte contre ces fléaux avec également des animateurs des médias ont pris part à la session. L’atelier a notamment permis de passer en revue le dispositif institutionnel, législatif et réglementaire, tant au niveau international, régional que national, encadrant la lutte contre les fléaux que constituent le blanchiment d’argent et la corruption.

Les participants à travers deux panels ont été instruits sur les procédures de dénonciation des actes de blanchiment d’argent et de corruption et sur le rôle des différents acteurs. Au compte des organismes publics, des experts de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG), du Comité de Coordination des Politiques Nationales de LBC/FT ainsi que de la Cellule nationale de traitement des informations financières ont animée ces panels.

Le Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) a renseigné à nouveau, à l’occasion, sur son rôle d’accompagnement des Etats en vue de la mise en place d’un dispositif solide de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

(AIP)

kg/kam
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