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Lever des obstacles pour l’application des textes sur la parité en Côte d’Ivoire : la société civile outillée par un expert

Publié le jeudi 11 octobre 2018  |  Abidjan.net
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© Abidjan.net par CK
Lever des obstacles pour l`application des textes sur la parité en Côte d`Ivoire : la société civile outillée par un expert


À l’initiative de ONU femmes, un atelier de formation de la société civile sur « la participation politique des femmes et leur implication à la consolidation de la paix en période électorale » se tient du 8 au 11 octobre à Bassam.

L’objectif de cette rencontre est d’outiller davantage la société civile afin que dans son rôle de ‘’ baromètre de l’Etat’’, elle puisse contribuer à booster la participation politique des femmes et leurs implications dans le processus électoral.
En Côte D’ivoire, entre les textes relatifs à la parité et leurs applications, le fossé est très grand.
520 femmes sont candidates aux élections régionales et municipales d’octobre 2018 contre 3431 hommes, 6 femmes sur 36 membres du gouvernement, 10 femmes sur 197 maires , 29 femmes députés sur 225 pour ne citer que cela. Le tableau est sombre, dépeint Ghislain Coulibaly, sociologue, expert en genre.

Les déclarations politiques existent. La constitution de 2016 prévoit dans ses articles 35, 36 et 37, l’égalité entre l’homme et la femme. La côte d’ivoire a ratifié plusieurs conventions internationales ( les Objectifs du Développement Durable 2030, l’agenda 2060 de l’union Africaine etc) . Le président de la république a même lancé en novembre 2017 le mouvement ‘’ He for She" qui prône le partenariat homme – femme . Mais en dépit de tous ces textes, aucune action concrète n’est posée. Les femmes sont très peu représentées dans les assemblées élues.
Selon le Pnud, la Côte d’Ivoire occupe la 172e place sur 188 au plan mondial et 42e sur 54 au plan continental.

Pour le formateur, cette situation est dûe dans un premier temps à un manque de leadership transformationnel chez les femmes. D’autres part, a-t-il pu relever, les obstacles socio-culturels dans lesquels l’homme est socialisé à l’exercice de l’autorité et la femme à un rôle communautaire. À cela s’ajoute le manque criard de loi sur la parité.
À ce niveau, c’est comme une dette quérable. « La société civile doit être un contre pouvoir. Passer à un autre niveau de la lutte. Elle doit réclamer leurs droits par des marches blanches et pacifiques. » les a t-il exhortés.
Les participants ont exprimé leur satisfaction à l’issue de l’atelier. La Présidente de l’ONG graine de paix, qui œuvre pour la citoyenneté, souhaite que les hommes soient associés à cette lutte. Pour Wakoubouet Medard, de l’Ong charity, d’ailleurs le seul homme qui participait à la rencontre, a reconnu que les ONG agissent très souvent de manière tardive. Il souhaite donc que des actions soient menées bien avant.

CK
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