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Les militaires formés sur les droits de l’homme

Publié le mardi 30 octobre 2018  |  AIP


Des officiers, sous-officiers et militaires de rang prennent part, à Bouaké, depuis, lundi, à un atelier de renforcement des capacités sur les principes de la justice pénale internationale, les droits de l’homme et la cohésion sociale.

Cette session, qui prend fin, ce mardi, vise à consolider les acquis des militaires en matière de respect des droits de l’homme, soigner la cohésion entre les forces armées et les populations et éviter que la Côte d'Ivoire ne retombe dans les travers de la crise post-électorale de 2010, font savoir ses initiateurs. Elle est initiée par la coordination africaine des droits de l’homme pour les armées (CADHA) avec l'appui de l’Etat-major général des Forces armées de Côte d’Ivoire, et World federalist mouvement-institute for global policy.

Les participants sont formés notamment sur les notions de citoyenneté, le droit international humanitaire, les violences basées sur le genre, le code d’éthique et de déontologie militaire et leur responsabilité de protéger les populations.

Les initiateurs notent que la Côte d’Ivoire est sortie de la "liste noire de la honte" relative à la violation des droits de l’homme et que le pays a connu une promotion à travers sa présence au conseil de sécurité de l’ONU. Le pays est pourvoyeur de contingents dans le cadre du maintien de la paix de l'ONU.

Le coordonnateur général de la CADHA, Massoma Dosso, croit que la prévention peut permettre d’éviter l’implication des soldats dans les crises postes-électorales et les violations des droits de l’homme, soulignant que le soldat qui est «imbibé des règles de droits pour les élections» sait faire la différence entre son rôle de militaire et sa prise de position politique susceptible de l’influencer dans ses actes.

Le secrétaire général de la préfecture de Bouaké, Katou Bony Francis, salue l’initiative de cet atelier visant à faire de l’armée ivoirienne "une institution qui se veut professionnelle, à savoir dépolitisée, déconnectée de toute idée communautaire et opérationnellement capable de répondre au défi sécuritaire". Selon lui, "les crises et mutineries que nous avons connues et vécues ont mis en exergue le faible niveau de connaissance par les militaires et les forces de sécurité des textes régissant l’exercice de leur profession".

Le commandant de la 3e région militaire de Bouaké, le colonel N’Goran Léon, a exhorté ses collaborateurs et ses hommes à suivre attentivement les enseignements, afin de savoir respecter les droits de l’homme et être en phase avec les populations dont ils ont la responsabilité de protéger.

(AIP)

nbf/ask
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