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Les conseils d’une psychopédagogue et d’un prêtre sur l’éducation gémellaire

Publié le samedi 24 novembre 2018  |  ORJUMEA
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© Autre presse par DR
Les conseils d’une psychopédagogue et d’un prêtre sur l’éducation gémellaire
L’Organisation pour l’épanouissement des jumeaux en Afrique (Orjumea) a organisé, samedi 17 novembre 2018, un séminaire réunissant de nombreuses familles d’enfants jumeaux, au Centre culturel de la cathédrale saint Paul du Plateau d’Abidjan.


L’Organisation pour l’épanouissement des jumeaux en Afrique (Orjumea) a organisé, samedi 17 novembre 2018, un séminaire réunissant de nombreuses familles d’enfants jumeaux, au Centre culturel de la cathédrale saint Paul du Plateau d’Abidjan.

L’éducation gémellaire est une préoccupation réelle des parents qui en font l’expérience. Souvent, ils sont confrontés à cette spécificité des enfants, dont la personnalité n’est pas aisée à cerner dans une famille, où ils font leur apparition. D’où, la tenue du séminaire, autour du thème : Réussir l’éducation des jumeaux en milieu africain pour leur épanouissement en famille et en société. »

« Si on ne fais pas attention en pensant que c’est un seul enfant qu’on a divisé en deux, on ne va pas prendre en compte la spécificité, l’individualisme et la personnalité de chaque enfant. Or éduquer, c’est aider l’enfant à l’autonomie », a estimé Berthe Pohann, conférencière et psychopédagogue. « Ce sont deux êtres humains avec des empreintes et personnalités différentes. Il faut éviter de les faire porter les mêmes vêtements, les jeux ou avoir les mêmes amis etc. Aussi, dans leur éducation, le parent doit-il être modèle », a conseillé la conférencière.

Elle constate, cependant, que les croyances africaines font prévaloir une certaine puissance sur les jumeaux au point de leur donner une pleine autorité. « On veut pas les imposer des interdits, les frustrations, etc. L’éducation suppose qu’un jour, ils vont vivre dans une société, être un citoyen capable de respecter, de subir les règles et frustrations de la société.»

Développant le thème Tradition et spiritualité, le père Jean Sinsin Bayo, docteur en Théologie dogmatique, a d’emblée affirmé que les enfants jumeaux sont « dotés d’une certaine sensibilité et porosité spirituelle » leur permettant de communiquer avec le monde invisible. «« Ces esprits ne sont pas connus, ni maitrisés. Ce ne sont, d’ailleurs, pas des anges. Généralement, vu les effets de leur présence qui ne nous conduit pas à Dieu mais constituent leur propre royaume », a-t-il indiqué. Parlant des rêves que font les enfants jumeaux- serpents- sont des signes avant-coureurs, que les parents devaient s’en saisir pour prendre des dispositions.
« Dieu manifeste ainsi sa providence, c’est-à-dire voit les évènements avant nous et nous alerte. Dieu les dévoile afin que nous puissions prendre des dispositions requises et spirituelles, c’est-à-dire prier et se rapprocher de lui », a conseillé le père Sinsin Bayo.

Au cours du séminaire, Fanta Diabaté, présidente de la Fondation Cœur d’Ange, a dénoncé la mendicité à laquelle les parents musulmans exposent leurs enfants jumeaux, au motif que s’ils ne font pas, ces derniers tomberaient malades ou mourront. Quant à Juliette Kouamé, présidente fondatrice de Orjumea, elle a souligné, à travers le séminaire, que sa structure veut aider les parents à comprendre la conception des enfants jumeaux sur le plan éducationnel, médical, traditionnel et la position de l’Eglise catholique.

L’Organisation pour l’épanouissement des jumeaux en Afrique (Orjumea) existe depuis deux ans. Elle mène ses activités sur toute l’étendue du territoire, avec de maigres moyens propres.

Magloire Madjessou
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