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Société Publié le jeudi 29 novembre 2018 | APA

Perturbation des cours dans les établissements scolaires de Bouaké, la 2è ville ivoirienne

© APA Par DR
Le secrétaire général national du CEECI, Karamoko Traoré, alias général TK
Les cours ont été perturbés, jeudi matin, dans la quasi-totalité des établissements scolaires de Bouaké, au lendemain d’altercations entre étudiants et gardes pénitentiaires ayant fait une dizaine de blessés dont 4 par balles, a constaté APA sur place, dans la deuxième ville ivoirienne.

Du lycée municipal Djibo Sounkalo dans l’Ouest de la ville à l’école primaire publique (EPP) Mamianou dans le Centre en passant par le collège privé Nanan Yamoussou dans le Nord, les cours ont été fortement perturbés ce jeudi matin suite à un mot d’ordre lancé par les syndicats d’étudiants pour protester contre une violation de la franchise universitaire.

Contrairement aux folles rumeurs qui ont circulé ce jeudi dans les écoles de Bouaké et annonçant des morts, le dernier bilan de cet affrontement fait état d’une dizaine de blessés dont 4 par balles ainsi qu’un étudiant séquestré pendant plus de trois heures par les gardes pénitentiaires.

A la fin d’une visite aux blessés au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bouaké, le président de l’Université Alassane Ouattara, le professeur Lazare Poamé a fermement condamné cette attaque avant d’appeler la communauté éducative au calme.

Un conseil universitaire en cours se prononcera officiellement dans les heures à venir sur cette affaire au moment où le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly est présent dans la ville pour le lancement des travaux de l’autoroute Tiébissou-Bouaké.

Au moins cinq étudiants ont été blessés « par balles », mercredi soir, à Bouaké, lors d’affrontements avec des gardes pénitentiaires, avait soutenu le secrétaire général du Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (CEECI), Karamoko Traoré dans un entretien téléphonique accordé à APA.

Ces faits, avait expliqué le secrétaire général national du CEECI, se sont déroulés aux environs de 20 heures (GMT et heures locales) quand plusieurs gardes pénitentiaires ont fait irruption au campus de l’Université Alassane Ouattara pour tenter d’extirper par la force un étudiant qui aurait eu un peu plus tôt des différends avec l’un des leurs.

Il s’en est donc suivi une farouche opposition dont le bilan fait état de « cinq blessés par balles » dans le rang des étudiants, avait-il relevé, condamnant de « toute son énergie cette violation extrême de la franchise universitaire » qui interdit formellement le port et l’utilisation d’armes à feu au sein des universités.



CK/hs/ls/APA
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