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Venance Konan: «Je rêve de la réconciliation, tout dépendra des mots de Gbagbo»

Publié le samedi 19 janvier 2019  |  RFI
CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.


Comment analyser l’acquittement de Laurent Gbagbo ? Quelles conséquences son retour en Côte d’Ivoire pourrait-il avoir sur un plan politique ? Des questions que RFI a posées au journaliste Venance Konan, directeur du journal ivoirien Fraternité matin et auteur du livre « Si le Noir n’est pas capable de se tenir debout, laissez-le tomber… Tout ce que je vous demande, c’est de ne pas l’empêcher de se tenir debout » paru en 2018 aux éditions Michel Lafon.

Rfi : Venance Konan, il y a sept ans, le pouvoir a transféré Laurent Gbagbo à la CPI dans l’espoir qu’il serait condamné. Est-ce qu’aujourd’hui son acquittement ne marque pas l’échec de cette stratégie ?

Venance Konan : Je ne sais pas si c’est la stratégie du pouvoir qui a échoué ou plutôt celle de la CPI. Après ce qui s’est passé avec le président du Kenya, Jean-Pierre Bemba et maintenant Laurent Gbagbo, je crois que c’est la CPI que l’on doit interroger.

Il y a sept ans, le pouvoir cherchait à criminaliser Laurent Gbagbo. Est-ce qu’aujourd’hui il ne faut pas constater l’échec, en tout cas, de cette stratégie ?

Mais vous savez, il y a beaucoup de victimes, beaucoup de gens qui ont été témoins de ce qui s’est passé. Et ces personnes-là s’interrogent sur cet acquittement. Il ne s’agissait pas de criminaliser de toutes les forces Laurent Gbagbo. Mais il y a eu des faits qui se sont passés ici et nous avons entendu - quand même -, à la radio et à la télévision, des appels au meurtre. Disons les choses par leur nom. Nous avons vu des barrages dressés par les Jeunes patriotes, il y a eu des gens qui ont été brûlés vifs… Cela aussi, ce sont des faits réels !

Vous parlez de cette crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011 ?

Tout à fait. Lorsque nous avons vu monsieur Laurent Gbagbo refuser de reconnaître les résultats de l’élection, on l’a vu faire descendre ces gens dans la rue et les exactions qui ont été commises. Nous avons été témoins ! Cela fait qu’aujourd’hui, on s’interroge ! Donc, ce n’est pas que l’on cherche absolument à criminaliser monsieur Laurent Gbagbo, mais il y a eu des crimes qui ont été commis. Il y a eu 3 000 morts comptés par l’ONU ! Ce n’est pas une vue de l’esprit, ce sont des faits.
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