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Lutte contre la Migration des jeunes Ivoiriens: Une réflexion menée au cours des Etats généraux de la Jeunesse

Publié le vendredi 1 fevrier 2019  |  Ministères
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© Ministères par DR
Lutte contre la Migration des jeunes Ivoiriens: Une réflexion menée au cours des Etats généraux de la Jeunesse
La problématique de la migration irrégulière des jeunes de Côte d’Ivoire était au centre d’un panel qui s’est tenu au cours des Etats généraux de la jeunesse qui se sont tenus à Abidjan les 9, 10 et 11 janvier 2019.


La problématique de la migration irrégulière des jeunes de Côte d’Ivoire était au centre d’un panel qui s’est tenu au cours des Etats généraux de la jeunesse qui se sont tenus à Abidjan les 9, 10 et 11 janvier 2019. Cette initiative du Ministère de la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes avait pour but de mener la réflexion sur les mécanismes à développer pour permettre une mobilité avantageuse autant pour les jeunes que pour la Côte d’Ivoire. Les échanges qui ont eu lieu au Palais de la Culture a vu la participation de plusieurs panélistes notamment Professeur Kanga, Conseiller technique du Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Etranger, Président du panel, Dr N’Guessan, directeur du suivi, de l’accueil et insertion au Ministère de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Etranger, Laurent Guitté, Expert de l’Organisation Internationale pour la migration (OIM), Salif Traoré dit Asalfo, Expert, Président de la Fondation Magic System, Dr Yao Kouamé, Enseignant-Chercheur, Socio- anthropologue à l’Université de Bouaké et Christian Rimé, Expert, Cameroun Ong Solution Migration Clandestine (SMIC). Les panélistes et les participants ont fait savoir que les jeunes se déplacent en quête d’un mieux-être. Pourtant, de nos jours, la recherche de ce mieux-être se transforme de plus en plus en drame. Comme en témoignent les afflux de migrants africains en Europe en passant par le Sahara. Cette traversée du désert est un périple trop risqué pour les candidats à la migration irrégulière et conduit parfois à la mort d’homme. À la suite de cette traversée du désert, les migrants trouvent refuge en Libye où ils se retrouvent également piégés par les passeurs. Aussi, les migrants qui ont eu la chance d’arriver à Tripoli à destination d’Italie à travers l’Île de Lampédouza, finissent parfois par être la nourriture des animaux marins de la méditerranée.

Causes de la migration des jeunes

A l’unanimité des panélistes et des participants, tous ont reconnu la pression sociale, la mauvaise image, le manque de repère et l’absence de propositions des gouvernants pour résoudre le chômage constituent l’essentielles des causes de la migration des jeunes.

Conséquences

La migration est devenue aujourd’hui la cause de la fuite des cerveaux et des bras valides. Selon Asalfo, 1100 jeunes ivoiriens quittent la Côte d’Ivoire par an. « Ce chiffre représente la population d’une commune », a-t-il indiqué ajoutant qu’en 2016 plus de 5000 personnes sont mortes sur cette route dont 3800 dans les eaux de la méditerranée.

Recommandations

Pour résoudre cela, le panel a proposé pour le compte du gouvernement l’élaboration d’une politique globale et cohérente de migration de sorte à gérer les problèmes de migration de façon transversale par tous les ministères. Il faut aussi sensibiliser les jeunes à la culture de la réussite par l’effort, par une nouvelle représentation de la réussite sociale. « Cela passe par la déconstruire de la pression sociale, communautaire et politique exercée sur les jeunes », a recommandé Dr Yao Kouamé. Outre cela, il a été recommandé d’élaborer un cadre institutionnel et réglementaire pour une migration régulière, de renforcer les capacités des acteurs gouvernementaux, d’Informer et sensibiliser les jeunes sur les mécanismes et les conditions de l’émigration légale et mettre en place un observatoire de l’émigration pour l’Afrique. « Il nous faut veiller à la protection sociale du travailleur migrant, combattre les réseaux mafieux de traite et trafic, en matière d’émigration », a suggéré le panel.
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