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Désarmez-vos paroles ! / Philippe DI NACERA

Publié le mardi 5 fevrier 2019  |  Pôle Afrique
Journée
© Abidjan.net par Atapointe
Journée internationale des consommateurs: la FICR organise un panel
Abidjan le 15 mars 2017. A l`occasion de la journée mondiale des consommateurs, la Fédération Ivoirienne des consommateurs "Le Reveil" a organisé à la Mairie d`Adjamé un panel qui a réuni plusieurs directeurs d`entreprises exerçant dans le transport et les technologies de la communication. Photo: Mariam Traoré, députée de Tengréla


Les propos orduriers tenus par la députée RHDP, Mariam Traoré, à l’encontre d’une responsable des femmes du PDCI, Sita Coulibaly, sont au-delà de ce qu’on peut imaginer quand on évoque le niveau zéro du débat public. On toucherait plutôt le niveau -20.

Ils suscitent, en eux-mêmes, l’effroi et le dégoût, et aussi de la honte pour l’élue de la République qui les a prononcés. Ils sont certes insultants pour celle à qui ils étaient destinés ; insultants aussi pour toutes les femmes de ce pays ; insultants pour la fonction de députée ; insultants pour son propre parti. Ils sont de plus, et c’est tout aussi grave, irrespectueux pour une Dame, au-dessus de la mêlée, la Grande Chancelière de Côte d’Ivoire, également Présidente du RDR et 1ère Vice-Présidente du RHDP. Henriette Dagri Diabaté avait en effet prononcé la seule parole sensée de ce début d’année. S’adressant au personnel politique lors de ses vœux à la Grande Chancellerie, elle a lancé en trois mots un appel fort et profond : « Désarmons nos paroles ! ». Comment ne pas voir dans la sortie de la députée une manière de dire à la Présidente de son propre parti, « Cause toujours tu m’intéresses !» ou à l’inviter à prêcher dans le désert ? Face au tollé suscités par les mots de « l’honorable », qui ne l’est pas tant que ça, celle-ci s’est excusée le lendemain. Mais le mal était déjà fait. Nous sommes tombés dans le caniveau. Mais de sanction, il ne semble toujours pas en être question.

Précédemment, nous avions eu droit aux propos bien peu présidentiels, pour ne pas dire méprisants, du Président du PDCI-RDA, ex-Président de la République, Henri Konan Bédié, se moquant ouvertement des militants du RHDP, qui selon lui avaient « reçu de l’huile, du riz, des sardines et du pain » pour remplir le stade FHB. Il a, par la même occasion, indexé les responsables du RHDP, désormais qualifiés d’ « adversaires », les traitant de « fils adultérins d’Houphouët-Boigny », et les soupçonnant d’être des « détourneurs de deniers publics ». Est-ce cela un ancien Président ? Ces mots sont-ils au niveau de sa carrière ? Ils font, en tout cas, bien peu de cas de ses concitoyens qui aspirent à s’engager, tout comme les militants de son parti, pour la Côte d’Ivoire. Il aurait plutôt dû les en féliciter. La vive réponse de la Secrétaire Générale du RDR, qui a vertement demandé à Bédié de ne pas « descendre dans les poubelles », ne poussait pas à la tempérance. C’est dans ce contexte qu’est intervenue la députée Traoré après que les femmes du PDCI ont contre-attaqué pour justifier les propos de leur Président. Où cela va -t-il s’arrêter ? Car de réponse en réplique, de pique en contre-pique, cela peut durer longtemps, très longtemps.
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