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Le CNDH s’inquiète de la montée de la violence verbale en Côte d’Ivoire

Publié le jeudi 7 fevrier 2019  |  APA
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© Autre presse par DR
Le CNDH s’inquiète de la montée de la violence verbale en Côte d`Ivoire
Le Conseil national des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) s’est inquiété, mercredi, de la montée de la violence verbale dans la sphère socio-politique qui est de nature à «fragiliser la cohésion sociale» dans le pays.


Le Conseil national des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) s’est inquiété, mercredi, de la montée de la violence verbale dans la sphère socio-politique qui est de nature à «fragiliser la cohésion sociale» dans le pays.

Dans une déclaration devant la presse, la Présidente du CNDHCI Namizata Sangaré a révélé que son institution a documenté «des propos haineux, injurieux, discourtois largement relayés par les réseaux sociaux ».

« Le Conseil note que cette montée de la violence verbale est de nature à fragiliser la cohésion et la paix sociale et à mettre en péril les efforts de réconciliation nationale amorcée depuis quelques années », a fait savoir Namizata Sangaré, entourée de ses proches collaborateurs.

Tout en condamnant cette situation, le CNDHCI rappelle que les auteurs de ces actes « sont passibles de poursuites judiciaires conformément à la loi 2008-222 du 04 août 2008(…) » relative à la répression du racisme, de la xénophobe du tribalisme…

La paralysie de l’université Félix Houphouët -Boigny et de certains établissements secondaires publics constituent des préoccupations pour ce Conseil dédié à la question des Droits de l’Homme.

Selon le CNDHCI, la crise dans ces milieux est « de nature à impacter négativement un climat propice à l’apprentissage et à la réalisation du droit à une éducation de qualité », d’où son appel « à un dialogue constructif entre toutes les parties prenantes ».

Par ailleurs, Namizata Sangaré a invité au renforcement de la communication autour des affaires judiciaire notamment le procès de l’ancien chef d’Etat Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de même que les procédures contre deux députés ivoiriens.

« Le Conseil fait observer que la communication autour de ces différents dossiers contribuerait à renforcer la confiance de la population en la justice et éviterait des manifestations post-verdict », a conclu Mme Sangaré.

Peu avant cette déclaration du CNDHCI, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Tiémoko Touré, a condamné «fermement », les différentes « dérives langagières qui ont été observées » ces derniers jours dans la sphère politique appelant à la retenue. Selon M. Touré, également ministre de la communication et des médias, « ceci est véritablement inadmissible et à condamner ».

«De notre compréhension, le débat politique, c’est le cadre d’échange courtois civilisé, un cadre sur des propositions concrètes dans la contradiction pour pouvoir faire avancer le quotidien des ivoiriens » , a fait remarquer le porte-parole du gouvernement.


Pour lui, il est « inadmissible de constater que notre paysage est pollué par ce qui ne représente pas le politique ». «Il faut appeler au bon ton et à la retenue. La Côte d’Ivoire mérite mieux. Les ivoiriens méritent mieux », a-t-il conclu.

La rupture au niveau des ex-alliés du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) notamment entre le Rassemblement des Républicains (RDR) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) donne lieu à des débats houleux et autres attaques via les journaux et les réseaux sociaux.


Les avocats du PDCI, ex-allié du pouvoir, ont saisi lundi le procureur de la République suite à des «injures » de la députée ivoirienne Mariam Traoré contre la présidente des femmes urbaines du parti.

De leurs côtés, les femmes du RHDP, parti du chef de l’Etat Alassane Ouattara, la coalition au pouvoir ont invité lundi, le procureur de la République à « s'autosaisir» devant les appels à la haine tribale et à la xénophobie de certains acteurs politiques dans le pays.

SY/ls/APA
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