Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Société
Article
Société

Orpaillage clandestin: l’Etat ivoirien initie une école chantier pour former les acteurs artisanaux

Publié le samedi 9 fevrier 2019  |  APA


Une école chantier visant à former les opérateurs artisanaux dans le domaine de l’exploitation minière en Côte d'Ivoire est en cours, pour endiguer le phénomène de l’orpaillage clandestin, a indiqué à APA Bakary Ouattara, chargé de l’environnement au ministère des Mines.

« Le ministère des Mines a déjà mis en place une école chantier qui a pour but de former les opérateurs artisanaux à cette activité d’exploitation artisanale », a rapporté vendredi Bakary Ouattara, à la clôture d’un atelier sur l’impact environnemental de l’exploitation minière, à Abidjan.

Dans l’optique de la sauvegarde de l’environnement, il a été également mis en place une brigade de répression des infractions contre le Code minier, récemment aménagé. Cette brigade a pour mission de « mener des actions pour pouvoir endiguer et enrayer les orpailleurs clandestins ».

En outre, dira-t-il, la Société de développement minière (Sodemi, publique) a été mise à contribution pour pouvoir « identifier et recenser tout ce qui est couloir pour pouvoir installer ceux qui s’adonnent à cette activité d’orpaillage, qu'ils soient artisans ou semi-industriels ».

L’on enregistre « beaucoup d’anarchie » dans ce domaine. Dans ce contexte, l’Etat ivoirien veut « recadrer les choses » aux fins de réduire l’impact environnemental de l’orpaillage clandestin qui selon M. Bakary Ouattara touche une vingtaine de départements en Côte d'Ivoire.

Au niveau de l’exploitation minière informelle, « il y a l’utilisation du mercure, du cyanure et même des explosifs », a ajouté M. Ouattara qui justifie cet atelier qui vise à installer les orpailleurs de façon légale en vue de pouvoir les contrôler.

Selon un calendrier à établir, les chefs terriens et les différents acteurs artisanaux et semi-industriels devraient être sensibilisés sur l’utilisation des produits chimiques qui ont un effet néfaste sur l’environnement et la santé des hommes.

Madeleine Sopi Acko, directrice de l’Agence nationale de l’environnement (ANDE), guichet unique des évaluations environnementales, a relevé que cet atelier devrait permettre de renforcer les capacités de tous les acteurs qui œuvrent dans la sauvegarde environnementale.

Présent à cet atelier, Zacharie Bamba, président du groupement des exploitants des petites mines et des acheteurs d’or et de diamant de Côte d'Ivoire, a salué cette initiative qui devrait permettre d’ « éveiller les différents acteurs à être des exploitants formels ».

Comme un vecteur de transmission des recommandations, Zacharie Bamba veut se faire fort de « dire aux communautés leurs responsabilités » vis-à-vis de l’orpaillage clandestin dont le « phénomène est pratiqué par 95% des populations non ivoiriennes ».

Pour lui, il s’agit de « réussir à transformer éventuellement l’exploitant minier artisanal et semi-industriel en acteur essentiel pour le maintient de l’environnement dans lequel il exerce ». Et ce, par le renforcement des capacités des différents opérateurs à faire la bonne pratique.

En termes de statistiques, « l’orpaillage clandestin fait perdre à l’Etat 498 milliards Fcfa » à l’Etat ivoirien, a-t-il fait remarquer. Cet atelier devrait permettre notamment de réduire l’impact de ce fléau à travers la réhabilitation des zones et la prise de conscience des différents acteurs.

L’atelier a regroupé l’ensemble des acteurs gouvernementaux, du secteur privé, des ONG et de la société civile. Les débats ont permis de dégager en termes de recommandations les dispositions de bonne gouvernance pour sauvegarder l’environnement dans les zones d’exploitation minière.

Il a été organisée par l’ANDE et le Secrétariat exécutif permanent de REDD+, projet visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts en Côte d'Ivoire, avec l’appui de la Banque mondiale.


AP/ls/APA
Commentaires


Comment