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Interview exclusive, Me Jean Serge Gbougnon (Avocat de Blé Goudé) : « On n’a jamais adressé de demande d’accueil à un pays »

Publié le mardi 19 fevrier 2019  |  LInfodrome
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© AFP par PETER DEJONG
Début du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la CPI
Jeudi 28 Janvier 2016. Pays-Bas (Haye). Le procès de l`ancien président Laurent Gbagbo ouvert cinq ans après la crise post-électorale. Photo: Charles Blé Goudé


Présent à Abidjan, depuis quelques jours, Me Jean Serge Gbougnon, membre de l'équipe de défense de Charles Blé Goudé, s'est prêté aux questions de Linfodrome, rédaction en ligne du groupe Olympe, éditeur des quotidiens Soir Info et L'inter. L'avocat évoque la situation de son client, acquitté en première instance, libéré sous conditions, et dans l'attente d'un pays d'accueil. Me Gbougnon aborde d'autres sujets comme les rapports Gbagbo-Blé Goudé, et les suites éventuelles du procès.

Vous vous êtes battus et, aujourd’hui, votre client est acquitté. Comment est-ce que l’avocat que vous êtes, se sent après un tel verdict ?

Il n’y a rien qui puisse arriver de plus beau dans la carrière d’un avocat que l'acquittement d’un client. On arrive, dans un procès, où presque toute la presse, et tout ce qu'on appelle communauté internationale, nous fait passer pour présumés coupables. Et on gagne de quelle manière ? Sans avoir eu à présenter nos preuves. Nous sommes les premiers à l’avoir fait à la Cour pénale internationale, à avoir gagné un procès sans présenter un seul élément de preuve lié à un témoin. Il n’y a pas plus grande fierté que ça. Cela dit, il faut redescendre sur terre parce qu'il y a l’appel du procureur qui maintient nos clients dans une liberté conditionnelle. Ce qui signifie qu'il y a du travail à faire.



Comment expliquez-vous que vous ayez obtenu l'acquittement sans présenter un seul élément de preuve lié à vos témoins ?

Il y a, d'abord, ce qu’on appelle la vérité judiciaire. Comme le dit Vergés, il y a la vérité qui sort d’une épreuve de justice où on confronte les choses. Il y a, ensuite, la réalité ivoirienne. Cette réalité, c’est que jamais quelqu'un ne pourra prouver que mon client, ou le président Laurent Gbagbo, a pu concevoir un plan commun pour exterminer une catégorie de personnes. En toute franchise, même si vous donnez 10 ans au bureau du procureur, il ne pourra jamais prouver cela parce que ça n’a pas existé. C’est à peu près ce que dit le résumé de la décision. On a voulu construire un débat juridique sur une chose inexistante. On a abouti au résultat que vous savez.
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