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Ibrahim governance Abidjan 2019/ Jeunesse sans emploi : Abdourahmane Cissé partage la politique ivoirienne

Publié le dimanche 7 avril 2019  |  Abidjan.net
Ibrahim
© Autre presse par DR
Ibrahim governance Abidjan 2019/ Jeunesse sans emploi : Abdourahmane Cissé partage la politique ivoirienne
Le ministre Abdourahmane Cissé a pris part, le 6 avril, au panel qui avait pour sous-thème : « Une jeunesse explosive confrontée à une croissance sans emploi » à la faveur du Forum de la Fondation Mo Ibrahim qui a eu lieu durant le week-end à Abidjan.


Le ministre Abdourahmane Cissé a pris part, le 6 avril, au panel qui avait pour sous-thème : « Une jeunesse explosive confrontée à une croissance sans emploi » à la faveur du Forum de la Fondation Mo Ibrahim qui a eu lieu durant le week-end à Abidjan. Etaient également présents à ce panel, Akinwumi Adesina, président du Groupe de la BAD, Desalegn Boshe, ancien Premier ministre de la République d’Ethiopie, Roberta Gatti, Economiste en chef, développement humain à la Banque mondiale. Ci-dessous, l’intégralité des propos du ministre ivoirien du pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables au terme des échanges.

C’est un honneur pour la Côte d’Ivoire d’accueillir le Forum Mo Ibrahim Governance week-end. Le sujet de cette année, c’est la question de la jeunesse et de l’emploi qui est une problématique importante pour notre continent. Lorsque vous regarderez les chiffres, on se rend compte qu’on parle beaucoup d’immigration, mais on le montre sous un angle qui n’est pas forcément le bon. Mais, lorsqu’on regarde les chiffres dans les détails, on se rend compte qu’il n’y a pas effectivement de problème de migration à l’heure actuelle, de façon relative.

Si vous prenez la population totale de migrants, seulement 14% des migrants viennent d’Afrique. Or, lorsque vous prenez l’Asie, ils sont aux alentours de 40%. Donc, déjà, on se rend compte que les chiffres ne sont pas forcément ce que les gens présentent. En plus de cela, 70% des migrants africains restent en Afrique, ils ne vont pas forcément à l’étranger, en Europe ou aux États-Unis, ils restent en Afrique. La Côte d’Ivoire est classée numéro 2 en termes de destination d’étrangers et cela montre aussi la qualité de ce qui est fait. En général, les gens se déplacent à des endroits où ils ont moins d’opportunités vers des endroits où il y a plus d’opportunités. La Côte d’Ivoire se classe en deuxième position après l’Afrique du Sud. Cela montre que les politiques mises en place par le gouvernement ivoirien et le président Alassane Ouattara sont des politiques qui marchent.

Il faut quand même se rendre compte que les perspectives indiquent qu’il faut faire beaucoup plus que ce qui est fait aujourd’hui. Selon les Nations-Unies, d’ici à 2050, il faut créer environ 800 millions d’emplois. Un chiffre qui est quand même assez important. C’est une problématique qu’il appartient aux Etats et à tout le monde de faire en sorte que ça devienne une opportunité pour nous et pas du tout un problème. Une population plus importante dit aussi beaucoup plus de créativité et la possibilité de faire beaucoup plus comme la Chine l’a fait. Il nous faut en ce qui nous concerne les États africains, faire en sorte que cette donne devienne une opportunité plutôt qu’un problème.

Nous avons échangé sur les dispositions à prendre pour pouvoir régler cette question. L’un des sujets, c’est par exemple la question de l’éducation qui est assez importante et lorsqu’on parle d’éducation, on ne parle pas uniquement de quantité, on parle de qualité de l’éducation. Avoir des études qui permettent aux jeunes d’avoir un emploi à la fin de leur étude, pas uniquement avoir un diplôme. Avoir un diplôme et les compétences pour avoir un emploi. En cela que les initiatives menées par le président Alassane Ouattara et le gouvernement mettent l’accent sur l’enseignement professionnel, les écoles spécialisées qui sont assez importantes.

Deuxième élément qui est important, c’est la croissance inclusive. Nous avons échangé sur ce point et le point qui est revenu, c’est que pour parler de croissance inclusive, il faut déjà avoir de la croissance. S’il n’y a pas de la croissance, vous ne pouvez pas parler de l’inclusivité de la croissance. Et en cela, l’Etat de Côte d’Ivoire a déjà fait des progrès assez importants. Au cours des six et sept dernières années, notre croissance économique s’est accrue à environ 8 à 9% en moyenne par an. Et nous sommes toujours conscients que cela ne s’est pas toujours traduit par une amélioration complète des conditions de vie des populations. C’est pourquoi le chef de l’Etat a décidé en fin décembre dernier de lancer un programme spécifique mettant l’accent sur le social pour un budget d’un peu plus de 700 milliards Fcfa sur les deux prochaines années, ce qui va permettre justement de cibler des actions spécifiques dans le social pour faire en sorte qu’aucun Ivoirien ne soit laissé pour compte.

Nous allons mettre l’accent sur l’accès à l’électricité, sur l’eau, sur l’éducation, et bien d’autres sujets. Les éléments d’opportunités, il y en a dans nos pays car l’Afrique regorge d’opportunités. C’est le désespoir qui envoie souvent des gens à traverser l’Atlantique et la Méditerranée. En Côte d’Ivoire, il y a cinq fois plus d’étrangers que d’Ivoiriens à l’extérieur du pays. Donc, ça montre que les gens viennent ici, et ça prouve que les conditions sont bonnes. Il faut faire plus, mais déjà nous avons des conditions qui sont assez acceptables. Nous allons travailler plus, toutefois faut-il que nos jeunes continuent de rêver parce que c’est le désespoir qui pousse les gens à aller à l’extérieur. Il ne faut pas baisser les bras, il faut continuer à rêver, il faut avoir l’audace, il faut continuer à travailler, il faut persévérer. Les opportunités sont là, le gouvernement fera sa part, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et le gouvernement, sous l’autorité du président, nous sommes au travail et notre rôle, c’est de faire en sorte que nous ayons un environnement des affaires qui soit le plus propice au développement de nos jeunes.


R. K.
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