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Economie : le Conseil national du crédit adopte son rapport annuel 2018 destiné au Comité de politique monétaire de la BCEAO

Publié le lundi 8 avril 2019  |  Abidjan.net
Cérémonie
© Abidjan.net par Serge T
Cérémonie de lancement officiel du 3è compartiment de la bourse régionale des valeurs mobilières dédié aux PME
Mardi 19 Décembre 2017 Abidjan. Le ministre de l`économie et des finances M Koné Adama a présidé la cérémonie de lancement officiel du 3è compartiment de la BRVM dédié aux petites et moyennes entreprises. Photo: Koné Adama ministre de l`économie et des finance


Le Conseil National du Crédit (CNC) de la Côte d'Ivoire s’est réuni, le 04 avril 2019, dans les locaux de l'Agence Principale de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Abidjan, sous la présidence d’Adama KONE, Ministre de l’Economie et des Finances, son Président statutaire.

Au cours de cette première session de l'année 2019, le Conseil a examiné et adopté son projet de rapport annuel 2018 destiné au Comité de Politique Monétaire de la BCEAO. Ce rapport décrit l'évolution de la situation économique et monétaire ainsi que les principaux indicateurs du système bancaire et financier de la Côte d'Ivoire au titre de l'année 2018.

Ainsi, le Conseil a noté la poursuite de la croissance de l’activité économique, en 2018, avec un taux de 7,4%, contre 7,7% en 2017. Ce dynamisme découle de la bonne mise en œuvre du Plan National de Développement 2016-2020 qui a conduit au renforcement des infrastructures socio-économiques et à l’amorce de la transformation structurelle de l’économie. Les performances se traduisent également par une maîtrise de l’inflation à 0,4% ainsi que des déficits budgétaires et courants contenus respectivement à 4,0% et 4,7% du PIB.

Le Conseil s'est, par ailleurs, félicité de la consolidation des avoirs extérieurs nets de 269,3 milliards de francs CFA, induite par l'amélioration du taux de rapatriement des recettes d'exportation et la mobilisation de ressources extérieures à travers l'émission de titres publics. A cet égard, le Conseil a encouragé le Comité National de Suivi du Rapatriement des Recettes d'Exportation (CNSRRE) à poursuivre ses actions en vue d'amener l'ensemble des acteurs concernés à se conformer aux dispositions réglementaires en la matière.

Le Conseil a également examiné la situation du secteur bancaire. Il en ressort que les ressources des établissements de crédit ont progressé de 11,4% pour atteindre 9.872,6 milliards de francs CFA au 31 décembre 2018. Quant aux emplois bancaires, qui se situent à 10.611,0 milliards de francs CFA, la progression est de 11,0%. L'encours des crédits distribués, de 7.504,0 milliards de francs CFA, est également en hausse de 12,0%. Cette hausse s'est opérée avec une amélioration de la qualité du portefeuille de crédits, le taux brut de créances en souffrances étant passé à 9,16% à fin 2018, après 9,80% à fin 2017.

Concernant l'orientation sectorielle des crédits, il a été relevé que la part des financements bancaires accordés au secteur agricole demeure en deçà de 10%. A cet égard, le Ministre de l'Economie et des Finances a invité la profession bancaire à œuvrer pour l'assouplissement des conditions de financement de ce secteur et à adapter ses offres à la spécificité du monde agricole. Par ailleurs, une note sur la problématique du financement du secteur agricole sera élaborée et soumise à l'examen du Conseil National du Crédit, lors de sa prochaine session, prévue en juin 2019.

Au titre de la mise en œuvre des recommandations de ses précédentes sessions, le Conseil s'est réjoui de l’achèvement des diligences préalables à l'opérationnalisation de l'Observatoire de la Qualité des Services Financiers de Côte d'Ivoire (OQSF-CI). La cérémonie de lancement des activités de l'OQSF-CI est prévue au cours du mois d'avril 2019. Le Conseil s'est également félicité de la finalisation des travaux du Groupe de travail mis en place en vue de proposer des mesures pour faire face aux pratiques déviantes de certaines entreprises de construction et de promotion immobilières.

S'agissant des actions pouvant favoriser le développement de la finance islamique en Côte d'Ivoire, le Conseil a relevé la nécessité de la poursuite de l'élaboration d'une réglementation spécifique incitative ainsi que l'adoption d'un cadre fiscal davantage adapté à ce mode de financement. En outre, des actions doivent être menées pour assurer la formation du personnel des institutions financières et pour sensibiliser la population sur ce mode de financement alternatif.



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