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La chronique du lundi / Côte d’Ivoire : Etat des lieux

Publié le lundi 15 avril 2019  |  L’intelligent d’Abidjan


En cette période pré-électorale, avec la perspective de 2020, il est bon d’avoir à l’esprit quelques chiffres sur l’état des lieux en Côte d’Ivoire. C’est l’objet de 5 chroniques du Lundi qui se suivent : I. Etat de la balance commerciale/Les pays avec lesquels la Côte d’Ivoire commerce. II. L’économie. III. Le social. IV. Le système éducatif. V. Les enjeux politiques.



(V) LES ENJEUX POLITIQUES
Personne ne le conteste : les années Ouattara se caractérisent au plan économique par une croissance soutenue et durable depuis 2011, au plan politique, par accord électoral Ouattara-Bédié, à travers le RHDP, une alliance électorale de 5 mouvements qui aura permis à Ouattara d’être, en 2015, après l’Appel de Daoukro lancé par Bédié, le candidat unique de cette alliance. Affaibli par les défaites électorales et une grave crise interne, le FPI semblait hors-jeu. Les équilibres politiques installés depuis 2011 semblent avoir disparu avec la rupture entre Bédié et Ouattara et la démission de Guillaume Soro de la présidence de l’assemblée nationale. Le paysage politique ivoirien est aujourd’hui en pleine recomposition : chacun affirme ses ambitions ou celles de son parti pour 2020. La Côte d’Ivoire entre dans une zone de fortes turbulences pré-électorales avec le raidissement de tous les acteurs, un raidissement qui réveille, parmi les populations, de mauvais souvenirs : les drames des années 2000, la crise post-électorale de 2010, une réconciliation inachevée, l’opposition entre le Nord et le Sud, etc. S’ajoute la crise sociale, véritable bombe à retardement, que connaît le pays. La croissance, comme le souligne la Banque Mondiale, est loin d’être inclusive. Il existe une Côte d’Ivoire oubliée, marginalisée, non seulement dans les zones rurales, mais au cœur même d’une grande ville comme Abidjan. Une majorité d’Ivoiriens ne sont pas entrés dans l’émergence. Le gouvernement le sait, ce qui a conduit le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, à décréter l’urgence sociale, comme en témoigne son activisme sur les réseaux sociaux.





Qui sera candidat en 2020 ?
Personne ne peut dire aujourd’hui qui sera candidat à l’élection présidentielle de 2020. Les partis politiques se préparent, des noms circulent. Ouattara sera-t-il candidat à un 3è mandat ? Bédié sera-t-il candidat ? Soro sera-t-il candidat ? Gbagbo sera-t-il en mesure de se présenter ? Quelles seront les alliances électorales en 2020 ? Ces questions, qui agitent la scène politique ivoirienne, se justifient, mais elles ne règlent en rien la question de fond qui est celle de la stabilité politique, un préalable au développement. Devenu un parti politique, le RHDP, dont Ouattara est le président, a pris un temps d’avance dans l’organisation actuelle de la pré-campagne. A l’évidence, il est trop tôt pour se déclarer. Ouattara et Bédié, au sein de leurs mouvements, sont-ils en train de préparer leur succession ? Une chose est certaine : les Ivoiriens redoutent que les candidats de 2020 soient uniquement guidés par un esprit de revanche et oublient le pays réel.


Ce que veulent les Ivoiriens

Chaque Ivoirien entretient des liens très forts avec son ethnie, sa culture d’origine, mais tous les Ivoiriens aspirent à une unité nationale, une cohésion sociale et réconciliation durable, ce que peuvent leur apporter un débat démocratique et une volonté politique forte. Le plein épanouissement de la démocratie, la stabilité politique et un partage plus juste des richesses sont les seuls chemins qui conduisent vers une paix durable. Ils veulent un État structuré, efficace, un Etat-stratège et régulateur, des politiques publiques orientées vers le bien-être et le mieux vivre des populations, car le secteur privé et l’esprit entrepreneurial ne créeront pas, seuls, le plein emploi et la prospérité ; ils ne répondront pas non plus, seuls, aux défis de la mondialisation, de la pauvreté, de l’industrialisation, de l’alimentation, de la santé, de l’éducation, du logement, de la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique, de l’accès à l’eau et à l’électricité, etc. Le chemin vers l’émergence est encore long. La politique doit avoir comme objectifs l’épanouissement démocratique et le développement pour tous. Ce sont les enjeux de 2020.

Christian Gambotti
Président du think tank
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L’intelligent d’Abidjan N° 4409 du 16/4/2019

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