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Conflit foncier en zone portuaire d’Abidjan : Un opérateur économique poursuit la gendarmerie du Port au Tribunal militaire, ce matin

Publié le jeudi 23 mai 2019  |  Le Nouveau Réveil


La gendarmerie du Port devra comparaitre demain, sauf revirement de dernière minute, devant le Tribunal militaire d’Abidjan-Plateau. Elle s’est trouvée emballée dans une affaire opposant le Port autonome d’Abidjan (PAA) et un opérateur économique nommé Georges Fakhoury et exerçant sur la zone portuaire, précisément à la Baie de Biettry. La gendarmerie répondra ainsi à une action judiciaire intentée contre elle devant le Tribunal militaire par l’opérateur économique au motif d’agressions physiques qui auraient été perpétrées par des gendarmes en exercice sur ses hommes sur un site, objet du litige initial entre les 2 parties au conflit. Joint au téléphone, le responsable de la gendarmerie du port, le colonel Mory Diarrassouba nous a confirmé l’effectivité du procès. « Effectivement, nous avons reçu une convocation à comparaitre le 23 mai devant le tribunal militaire et nous irons répondre. C’est tout ce que nous pouvons vous dire.

Vu que nous sommes tenus par un devoir de réserve » nous a répondu le colonel Diarrassouba. Il ressort toutefois de notre quête d’informations que des travaux de remblais sur le bras de la lagune Ebrié ont été effectués par l’Etat à travers le Port autonome d’Abidjan pour repousser l’eau à près de 600 mètres, éloignant ainsi de fait des installations de l’entreprise SCI Gero de Georges Fakhoury qui était initialement à 73 mètres de l’eau. Prétextant de ce fait d’occuper le dernier morcellement de terrain avant la lagune, et au regard d’une loi selon laquelle l’espace issu de l’assèchement de l’eau reviendrait au riverain immédiat, l’opérateur a exigé la propriété de la superficie de 32928 m2 dégagés par l’opération de remblais. Le Tribunal de première instance l’aurait débouté de ses prétentions tout en reconnaissant que l’espace, objet du litige ne faisant pas partie du domaine territorial du Port.

L’opérateur économique a pris sur lui de dresser, malgré tout, une palissade pour délimiter l’espace qu’il revendique. Ce qui n’a pas été du goût des autorités portuaires qui, elles, ont fait démolir la clôture dressée et instruit la gendarmerie, conformément à son attribution de veiller à la sécurisation du site. L’opérateur estime que les gendarmes qui exerçaient leur mission régalienne de sécurisation, se seraient rendus coupables de violence sur ses éléments présents sur le site. D’où la plainte, devant le tribunal militaire. Notons également que les travaux de remblais s’inscrivent dans la politique d’extension du port, de la construction de pont et de routes pour l’accroissement de ses activités. Et au-delà de l’action devant le Tribunal militaire, nous avons appris par voie de presse que l’opérateur économique a adressé une lettre ouverte relative à cette affaire, au ministre des Transports, au ministre du Commerce et de l’industrie, au ministre de l’Equipement et de l’entretien routier et à celui de la Défense.

F.B.
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