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Grève à l’Université / Johnson Kwassi Zamina, porte-parole de la Cnec : « On ne se préoccupe pas de l’enseignement supérieur »

Publié le vendredi 24 mai 2019  |  Le Nouveau Réveil
Johnson
© Le Nouveau Réveil par DR
Johnson Kwassi Zamina, porte-parole de la Coordination des enseignants chercheurs de Côte d’ Ivoire (Cnec)


Depuis le 20 mai dernier, les Universités, les instituts de recherches et les grandes écoles publiques sont paralysés par une grève lancée par la Coordination des enseignants chercheurs de Côte d’ Ivoire (Cnec). La situation semble ne pas du tout bouger, au grand dam des autorités universitaires, du ministre de l’Enseignement supérieur et de la primature. Les enseignants chercheurs réclament entre autres « de nouveaux salaires parce que nous le méritons. Nous sommes classés après le doctorat et c’est à l’international que nous sommes évalués. Nous voulons un salaire à la hauteur du doctorat désormais. Egalement une prime de recherche à la hauteur du doctorat parce que la prime qu’on nous donne est de plus en plus dépassée. D’où vient-il qu’un professeur titulaire n’a que 625.000 F cfa le trimestre comme prime de recherche, alors que, à la fonction publique, la secrétaire a 900.000 F Cfa pour le même trimestre. Si l’Etat fait cet effort de donner à une secrétaire 900. 000 Fcfa pour le trimestre alors que l’enseignant ici, qui est le professeur titulaire, a 625.000 Fcfa. Mais aussi la révocation du président de l’Université ». Depuis le lundi dernier, donc l’université dans son ensemble est paralysée.

Et depuis, cette situation ne semble aucunement préoccuper l’autorité qui semble se laver les mains. Johnson Zamina Kwassi, joint hier au téléphone, confirme « «C’est comme si on ne se préoccupe pas de l’enseignement supérieur» a-t-il déploré. Et de préciser que « Cela fait 4 mois que nous sommes sans salaire, nous sommes 12, nous qui avions été jugés par le conseil de l’université ceux qui ont les heures révoquées, nous sommes 4, d’autres suspendus. Il y en a des suspensions d’un an, il y en de 6 mois et puis un blâmé qui est le seul qui a son salaire régulièrement. Nous autres, aucune prime, aucun salaire depuis 4 mois ». « Le premier ministre, en sortant de prison, nous avait donné la garantie que nos salaires seraient payés et qu’on viendrait à une table de discussion par rapport aux autres revendications. Depuis lors, rien n’y fit et c’est la raison pour laquelle nous avons repris la grève depuis le lundi 20 mai dernier ». explique Johnson Kwassi qui affirme, « Tel que nous voyons, nous ne sommes pas sûrs que quelqu’un viendra nous dire de reprendre le chemin des amphis, parce que jusque-là, aucune discussion ». Quant au bilan de la grève, il le juge satisfaisant dans la mesure où Fhb fait 70% des effectifs aussi bien des enseignants que des étudiants.

J.P
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