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Les rapports entre le droit positif, les droits humains et la sorcellerie au centre d’un atelier à Abidjan

Publié le samedi 25 mai 2019  |  Université PGC
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© Autre presse par DR
Les rapports entre le droit positif, les droits humains et la sorcellerie au centre d’un atelier à Abidjan
Le Mardi 21 mai 2019, s’est tenu à Abidjan, un atelier international sur le thème : « Justice, droit et sorcellerie en Côte d’Ivoire et au Nicaragua » organisé par l’Université de Göteborg de Suède, en partenariat avec des enseignants chercheurs de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké et de l’Université Peleforo Gon Coulibaly (UPGC) de Korhogo, ainsi que de l’Institut d’Ethnographie Appliqué Groupe (INETAP-GROUP).


Le Mardi 21 mai 2019, s’est tenu à Abidjan, un atelier international sur le thème : « Justice, droit et sorcellerie en Côte d’Ivoire et au Nicaragua » organisé par l’Université de Göteborg de Suède, en partenariat avec des enseignants chercheurs de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké et de l’Université Peleforo Gon Coulibaly (UPGC) de Korhogo, ainsi que de l’Institut d’Ethnographie Appliqué Groupe (INETAP-GROUP).

La rencontre a réuni une dizaine de participants, en provenance de plusieurs institutions universitaires et non universitaires de Côte d’Ivoire et de Suède.

Se voulant une réflexion scientifique et prospective, l’atelier a planché de façon spécifique sur la nature des rapports entre les verdicts du droit positif, la portée des droits humains et la résilience de la sorcellerie en Côte d’Ivoire et au Nicaragua ; ainsi que sur les perspectives de publications des travaux qui en découlent.

Selon le Pr Kouakou N’guessan François, président scientifique de l’atelier, la sorcellerie est un phénomène international qui ne saurait être ignorée par les sciences sociales, au regard de ses conséquences sur le quotidien des communautés et sur leur développement.

Il soutient que la sorcellerie, qu’elle soit individuelle ou collective, porte préjudice aux victimes et impacte négativement la vie des individus. De ce fait, il s’interroge : doit-t-on tolérer des pratiques qui vont à l’encontre de la protection des droits humains ? Comment donc offrir un cadre juridique au fait de sorcellerie, lorsque la véracité et la manifestation de celui-ci relève du mysticisme et dont les appréciations des uns et des autres relèvent également du subjectif ?

« Le phénomène de la sorcellerie entretient un rapport conflictuel avec les intenses juridiques, du fait de son caractère subjectif. Il faudrait donc chercher à appréhender le phénomène comme un fait objectif, de sorte à baliser par un cadre juridique, toutes les situations de violation des droits humains découlant de sa pratique et de ses implications. L’intervention des sciences sociales dans ce champ se révèle certes délicate, mais pertinente ; car elle permettra de donner des outils, des codes et des modèles scientifiques pour théoriser ce fait et le cerner objectivement » a-t-il soutenu.

Il a fortement émis le vœu de porter à la connaissance des instances de l’ASCAD et du Ministère de l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique de Côte d’Ivoire, les initiatives louables de Docteur Syna Ouattara.

Plusieurs communications suivies d’échanges fructueux se sont tenues autour deux axes essentiels, à savoir : ‘’sorcellerie, justice traditionnelle/moderne et droits humains’’ et ‘’sorcellerie, justice pénale et violence.’’

Le premier axe a enregistré les communications de Dr Syna Ouattara sur le sujet « Procès de sorcellerie en Côte d’Ivoire contemporaine : entre justice coutumière et justice pénale » et de Dr Johan Wedel sur le sujet : « witchcraft and cultural rights ». Quant au second axe, Paul Gomez Ehounou a traité « la sorcellerie face au droit et à la justice en Côte d’Ivoire » et le Dr Irafiala Touré « Verdicts traditionnels et modernes de cas de sorcellerie en Côte d’Ivoire : mécanismes circonstanciels de justice de sorcellerie ».

L’atelier a par ailleurs recommandé un colloque international sur la même thématique. Pour cela, un réseau a été mis en place pour réfléchir sur la conceptualisation et l’opérationnalisation de ce colloque planifié pour se tenir à Yamoussoukro en mai 2020.
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