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Politique Publié le vendredi 14 juin 2019 | APA

Le Pdci se dit respectueux du droit à la différence politique suite à un accroc avec un correspondant de presse

© APA Par Marc Atigan
Politique/PDCI: Jean-Louis Billon face à la presse
Abidjan le 10 Juin 2019. Le secrétaire exécutif chargé de la communication et de la propagande du Pdci-Rda, Jean-Louis Billon était face la presse ce lundi au siège du parti à Cocody. Photo: Djenebou Zongo, Directrice de la Communication du PDCI-RDA.
Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir) est respectueux du droit à la différence politique, a déclaré jeudi sa directrice de la communication, Mme Djénébou Zongo face à la presse, à la suite d’un incident survenu à un reportage impliquant notamment un correspondant de presse du journal L’Expression, un organe proche du pouvoir.

« En politique, il y a le droit à la différence. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas le même point de vue que nous devons être des ennemis », a dit Mme Djénébou Zongo, lors d’un point de presse au siège du Pdci, à Abidjan, expliquant l’incident fâcheux survenu sur un lieu de reportage avec un correspondant de presse de L’Expression à Yamoussoukro.

Selon Mme Djénébou Zongo, des journalistes, ayant appris que le président du Pdci, Henri Konan Bédié, procédait au dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de feu Félix Houphouët-Boigny, au caveau familial, sont accourrus « à l’occasion d’une cérémonie strictement privée ».

« Aucun organe de presse n’était convié, je dis bien aucun », a-t-elle insisté, avant d’ajouter que « le caractère privé de cette cérémonie qui se voulait dans la plus grande intimité a nécessité de la part des services de sécurité de M. Bédié d’interdire la prise d’images aux journalistes ».

Malgré cette interdiction, le correspondent du quotidien de L’Expression, Diarra Traoré Yacouba, a « désobéi en prenant les images dont le service de sécurité a demandé la suppression. S’opposant à cette demande, il s’en est suivie une vive discussion », a fait observer Mme Djénébou Zongo.

Suite à cette invective, Les Éditions Yassine, société éditrice du quotidien L’Expression, a saisi l’Autorité nationale de la presse (ANP), organe régulateur de la presse écrite et numérique ivoirienne. Et ce, afin d’élucider la question.

Dans un courrier, l’ANP indique que « le correspondant aurait été contraint de supprimer les images, le 5 mars 2019 à Yamoussoukro, à l’occasion de la cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de feu Félix Houphouët-Boigny par M. Bédié ».

La saisine de Les Éditions Yassine adressée à l’ANP mentionne que « la directrice de la communication du Pdci, Mme Djénébou Zongo aurait donné des instructions à l’effet de supprimer les images » faites par le correspondant de presse.

En raison de ces accusations, l’ANP a invité par courriers en dates des 2 et 17 mai 2019 Mme Djénébou Zongo à une séance de travail. Elle n’a répondu et donné non plus une suite à l’invitation pour avancer sa version des faits comme « promis » lors d’une entrevue téléphonique.

« Je n’ai pas répondu à cette invitation parce que je ne voulais pas créer un précédent en acceptant de partir à une convocation où je n’étais pas conviée. Je suis vraiment peinée », a laissé entendre la directrice de la communication du Pdci.

Mme Djénébou Zongo qui s’interroge pourquoi ce communiqué de l’ANP intervient « deux mois après les événements », a assuré de ses cordiales relations avec l’ensemble de la communauté des journalistes en Côte d’Ivoire.

« J’ai toujours eu de bonnes relations avec toute la presse (…) le droit à la différence existe, ce n’est pas qu’ aujourd’hui nous ne sommes pas au Rhdp (la coalition au pouvoir) que des journalistes avec qui j’ai travaillé et eu des complicités » vont devenir des «ennemis », a dit Mme Djénébou Zongo.

AP/ls/APA
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