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Rencontre de Bruxelles, réconciliation nationale, alliance Pdci-Fpi : Narcisse N’dri, le directeur du cabinet de Bédié fait des précisions

Publié le mercredi 31 juillet 2019  |  Abidjan.net
M.
© Autre presse par DR
M. N’DRI Kouadio Pierre Narcisse Directeur de Cabinet du Président du PDCI-RDA Porte parole du PDCI-RDA


Pierre Narcisse N’dri Kouadio, directeur du cabinet du président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, était l’invité de France 24, 24h après la rencontre de Bruxelles de son mentor avec l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Avec ce confrère, il aborde la question du rapprochement entre le Pdci-Rda et le Fpi.

Il y a beaucoup de mystère autour de cette rencontre. Il n’y a pas eu de déclaration, ni d’images à vous montrer. Est-ce qu’on peut savoir ce que se sont dit Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo ?

Je ne suis pas d’avis avec vous pour dire qu’il y a eu un mystère, puisque la rencontre a été sanctionnée par un communiqué final. Je pense que le communiqué final résume tout, et pour ceux qui savent lire entre les lignes, on dénote que c’est une rencontre fraternelle, et les deux anciens chefs de l’Etat ont pu aborder les grandes questions de la vie de la nation. Donc, soyez rassuré, il y a eu une préoccupation qui a été formulée, et les deux anciens chefs de l’Etat ont ressenti le besoin d’apporter un éclairage à l’opinion nationale et internationale à travers ce communiqué.



Qui est à l’origine de cette rencontre ? Est-ce l’ancien président Bédié ?

C’est l’expression d’une volonté conjointe des deux anciens chefs d’Etat.



Vous soulignez surtout la réconciliation nationale, il y a encore du travail. Est-ce que, selon vous, il y a eu des progrès qui ont été faits depuis 2011 ?

Des progrès, mais très timides. On avait espéré que la réconciliation nationale, dès la mise en place de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), allait être un élément catalyseur du rapprochement entre les Ivoiriens. Cependant, à ce jour, nous notons, comme le communiqué le laisse transparaitre, que des problèmes graves persistent. A savoir le recul des acquis, plutôt des atteintes aux acquis démocratiques, l’emprisonnement de certains leaders politiques et militaires, et le maintien en exil de certaines personnalités politiques. C’est autant de choses qui nous préoccupent. Et comme vous l’avez indiqué, à l’approche des élections présidentielles de 2020, ces questions méritent d’être appelées et traitées.

On va essayer de lire entre les lignes. Vous disiez dans le texte que les deux présidents disent regretter les atteintes portées contre les acquis démocratiques dans le pays et appellent notamment au respect de l’autonomie de fonctionnement des partis politiques, et enfin de l’ingérence du pouvoir exécutif. C’est clairement une attaque coordonnée contre l’actuel président Alassane Ouattara ?

C’est une faiblesse de notre système démocratique qui fait qu’aujourd’hui, les partis politiques qui sont là ne bénéficient pas des protections qu’il faut du point de vue du droit.
Mais, c’est Alassane Ouattara qui est à la tête du pays…

Je pense que si c’est lui qui est le chef de l’Etat, et qui est garant des institutions, cette question est à son niveau également.



Qu’est-ce qui unit Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, la réforme de la Commission électorale ?

Plutôt qu’est-ce qui les préoccupe en tant que démocrates et républicains ? C’est de veiller à l’intérêt du peuple de Côte d’Ivoire. Nous avons connu une grave crise post-électorale en 2010. Chacun d’eux a fait l’examen de la situation et de sa conscience, et tous les deux ont décidé de se préoccuper de ce que peut être la paix sociale en Côte d’Ivoire. C’est fort donc de cela, comme vous le disiez tout à l’heure vous-même, la réconciliation nationale est un préalable à la vie paisible et harmonieuse entre tous les composantes de notre nation. C’est fort de cela qu’ils appellent et interpellent le gouvernement à la mise en place d’une Commission électorale indépendante conformément à l’arrêt rendu par la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples afin que l’impartialité, l’indépendance de cette commission soient garanties et permettent de protéger le droit des Ivoiriens, le droit des citoyens.



Cela veut dire qu’il y a des préoccupations communes entre vos deux partis, les partis de Henri Konan Bédié et de Laurent Gbagbo. Vous ne parlez pas d’alliance pour l’instant ?

Non ! Nous parlons de rapprochement sur des valeurs républicaines…



Vous parlez de rapprochement ?

Rapprochement pour traiter des grandes questions de la vie de la nation. Il va s’en dire que dès lors que vous êtes d’accords sur une approche et une démarche pour aller à la réconciliation nationale, la question de l’alliance peut être traitée du jour au lendemain comme un élément d’accompagnement.

Il y a donc un rapprochement, c’est ce que vous dites aujourd’hui. Pourtant, en 2011, Henri Konan Bédié disait que Laurent Gbagbo était indigne de la fonction présidentielle. Aujourd’hui, il y a ce rapprochement. Qu’est-ce qui a changé entre temps ?

L’évolution de tous les événements et le constat que nous avons fait du recul au niveau démocratique en Côte d’Ivoire.



Donc, pas d’alliance pour l’instant. C’est peut-être un peu trop tôt ?

Pas que c’est trop tôt ! Une alliance se prépare. C’est comme un mariage. Donc, nous sommes dans les périodes de fiançailles. Et puis, souffrez que l’opinion attende, et le moment venu, lorsque nous aurons toutes les cartes, à partir de l’engagement que nous avons pris, depuis Bruxelles, sur ces grandes questions-là, on fera travailler les équipes, et une fois que les équipes ont fini de travailler, et que nous connaissons tous les points d’ancrage qui permettent d’aller à la réconciliation nationale pour sauver notre République, l’alliance sera automatique.




Le mariage, c’est la présidentielles de 2020 ?

Quand on parle du mariage et la présidentielle de 2020, dans cette alliance, nous devons avoir une position commune sur la paix sociale que nous recherchons. C'est ça le vrai mariage.



Retranscrits par F.D.BONY
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