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Révision de la Constitution et présidentielles 2020 : Une leçon de démocratie du Chef de l’Etat à Gbagbo, Simone Gbagbo rejoint ADO et désavoue les irréductibles du FPI

Publié le vendredi 9 aout 2019  |  L’Essor Ivoirien


La politique de la chaise vide de Laurent Gbagbo imprimée au FPI, depuis la nuit des temps n’a jamais payé. Le RDR en a été victime en 2010 prévient le président Alassane Ouattara dans son interview, du 6 août accordée au journaliste de la RTI, Brou Aka Pascal à la veille de la fête de l’indépendance. Ce jour, le président ivoirien a passé au peigne fin toute l’actualité brûlante du moment. Dans cet entretien, le premier citoyen ivoirien a touché du toit l’épineuse révision de la constitution qui en sourdine revenait de façon récurrente sur les lèvres des Ivoiriens mais également débattue en grande pompe sur les réseaux sociaux, depuis des lunes. Le président ivoirien, n’a pas écarté l’idée de la modification de notre loi fondamentale. Les lanternes des Ivoiriens ont étaient suffisamment éclairées. « La modification de la Constitution doit être un processus qui dépend de l’opinion. Nous avons une Constitution depuis 2016. On l’a pratiquée. Il est clair qu’il y a des choses qu’il faut modifier dans la Constitution, mais ce n’est pas pour recaler des candidats. Non », a-t-il déclaré. A ce niveau, des militants du PDCI-Daouakro et du FPI ne manquent pas de grincer des dents. Mais l’homme qui incarne incontestablement les valeurs et idéaux de Félix Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara ne prêtera aucune attention à toutes ces petites jérémiades et gesticulations sans fondement car pour lui, c’est le peuple qui décide et non un groupuscule de personnes. Il ne décidera pas de son propre chef en qualité de président de la république, en ce qui concerne les touches qu’il faudra apporter à la constitution. Bien évidemment, l’Assemblée Nationale est bien placée et outillée pour exécuter cet exercice qui est d’ailleurs une tradition pour la Côte d’Ivoire. Et c’est à ce niveau, que l’homme qui a beaucoup appris auprès du président Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara va donner l’une des plus belles leçons de démocratie à Laurent Gbagbo, celui qu’on appelle par erreur le père de la démocratie ivoirienne.

Belle leçon d’ADO à Gbagbo, l’éternel opposant

En effet, la politique de la chaise vide pratiquée par le FPI, depuis sa création n’est pas la meilleure façon de faire appliquer les règles démocratiques. Non, ce n’est pas la bonne manière d’arracher la démocratie. Le président Alassane Ouattara reconnaît ouvertement que l’option de la politique de la chaise vide du défunt RDR à l’assemblée nationale en 2010, a été une grosse erreur pour son ex-parti. Et pourtant, cette institution mentionne-t-il, a fonctionné malgré l’absence de son ancienne formation politique, le RDR. Voici en clair une bonne leçon administrée aux piètres démocrates ivoiriens qui ont toujours fait du boycott des élections leur champ de bataille. Le FPI n’aura qu’à assumer ses mauvais choix politiques qui exclusivement dépendent de la bouche et de la salive de Laurent Gbagbo. On retiendra qu’une constitution se change et c’est bien conforme à l’Etat de droit dans lequel nous sommes. Elle peut se réécrire et ne peut-être taxée d’injuste, dès lors que les procédures sont respectées et que la révision s’effectue dans les formes. Cette récente constitution, œuvre humaine, est faite pour être adaptée à l’évolution de la société. Le président Alassane Ouattara aura juste vu en souhaitant que les Ivoiriens apportent de petites modifications à cette loi fondamentale à laquelle manquaient de petites choses selon l’opposition ivoirienne elle-même.

Simone Gbagbo a compris la leçon

Simone Gbagbo se rendant compte que la politique de la chaise vide a renvoyé son parti aux calendres grecques, a récemment révisé sa position en rassurant que le FPI sera présent en 2020, sans conditions à toutes les joutes électorales. Elle rejoint ici, le président Alassane Ouattara que la politique de la chaise vise n’a pas servi le RDR à l’époque. L’ex-première dame en se prononçant que cette question prévient ici, les irréductibles du FPI que les débats autour de la CNI et de la recomposition de la CEI ne sont pas de nature à empêcher son parti à s’afficher en 2020. Elle est également convaincue que ce n’est pas la CEI qui fait gagner les élections mais plutôt le travail de mobilisation et sensibilisation sur le terrain permet à la Commission électorale de proclamer victorieux un parti politique au soir d’une élection. Simone Gbagbo qui a bien compris la leçon est sur le terrain. Peu avant la Fête de la liberté à Duekoué, l’épouse de Laurent Gbagbo était dans l’Ouest du pays pour remobiliser les bases du parti des frontistes. Elle y avait donné le ton en affichant la réelle volonté du FPI de se prononcer aux élections présidentielles de 2020 et bien plus aux autres élections locales et celle de l’Assemblée Nationale sans conditions. Cela permettra au FPI de participer aux débats qui se déroulent à l’Assemblée Nationale.

Romaric SAKO
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