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Chute de l’ancien chef de l’Etat le 11 avril 2011/ Révolté, un militaire dénonce : « Bédié voulait sa ‘’liquidation’’, Ouattara a épargné la vie de Gbagbo »

Publié le vendredi 16 aout 2019  |  L’Essor Ivoirien


La rencontre Bédié-Gbagbo le 29 juillet 2019, vient de chavirer au grand jour les secrets sur la non ‘’liquidation’’ de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Son ‘’sauveur’, témoigne aujourd’hui le militaire commis à la sale besogne hier, fait des révélations bien renversantes au ‘’Quotidien L’Essor Ivoirien’’ sous le sceau de l’anonymat et déclare ceci : « Si Laurent Gbagbo vit aujourd’hui, c’est grâce au président Alassane Ouattara qui a rejeté avec force arguments les vœux du président du PDCI, Henri Konan Bédié.

On se rappelle qu’au plus fort de la crise postélectorale, le président du PDCI-RDA était aussi reclus à l’Hôtel du Golf à la Riviera, aux côtés de son ‘’cadet’’, le président Alassane Ouattara. Afin d’échapper à la furia des ‘’escadrons de la mort’’ et de la soldatesque de Laurent Gbagbo, qui a un moment donné, aurait envisagé de pilonner ce réceptif hôtelier avant de se rétracter, dit-il, au dernier moment, pris de remords pour les vies innocentes. Mais lorsque les choses tournent court pour Laurent Gbagbo, il sera mis aux arrêts avant d’être conduit avec son épouse à l’Hôtel du Golf. Lorsque l’ancien chef de l’Etat arrive très mal en point dans ce grand Hôtel d’Abidjan, Bédié et ses ‘’suiveurs’’ comme il les appelle dans son livre ‘’les chemins de ma vie’’, exultent de joie. C’est l’exubérance, le triomphe, la victoire ! C’est l’heure de la ‘’revanche ou de la vengeance’’, se disent-ils, témoigne ce militaire sous le couvert de l’anonymat. Tous dans les rangs du PDCI auraient crié : ‘’à mort, à mort !!’’ Se rappelle-t-il comme si c’était hier. Une proposition indécente va fuser de ses cris de vengeance des ‘’suiveurs’’, confesse le militaire approché hier pour ‘’exécuter la sentence’’ du ‘’jury et des jurés’’, essentiellement composés de hauts cadres du PDCI qui en voulaient terriblement au ‘’Woody’’ de Mama et prêts à effacer pour toujours son nom du microcosme politique ivoirien.

La ‘’proposition vengeresse’’ du PDCI-RDA à l’insu du président Ouattara

Il a fallu de peu, poursuit notre informateur, pour que Laurent Gbagbo et son épouse soient ‘’passés par les armes’’. Des militaires pro-Bédié auraient, selon lui, rejoint l’Hôtel du Golf pour assurer la sécurité privée du ‘’sphinx’’ de Daoukro. Ce sont eux qui auraient formé un bouclier humain autour de ‘’N’Zuéba’’. Très vite, ils se seraient passé le mot pour faire passer Laurent Gbagbo et son épouse Simone, de vie à trépas. Laurent Gbagbo lui-même, en arrivant au Golf Hôtel bien ‘’amoché’’ par les soldats français qui avaient procédé à son arrestation, savait que c’en était fini pour lui et avait remis sa vie entre les mains de Dieu et criait : « Ne me tuez pas, ne me tuez pas… !» Bédié, témoigne ce témoin oculaire, riait aux éclats et voyait son heure de vengeance se présenter devant lui. Des ressentiments entassés et une soif de revanche et de vengeance qui auraient refait surface ! Quel mal Laurent Gbagbo a-t-il fait à Bédié pour mériter ‘’la mise à mort ?’’ Le militaire en question d’éclairer notre lanterne. Le ‘’patriarche’’ de Daoukro n’aurait jamais pardonné à Laurent Gbagbo, le fait qu’il ait salué dès son retour de Libreville, au Gabon où il était en déplacement, le coup d’Etat qui l’a renversé le 24 décembre 1999. ‘’Ventre profond’’, ‘’N’Zuéba’’ aurait toujours la rancune tenace. Le geste de Laurent Gbagbo, arrivé au pouvoir en 2000 dans des ‘’conditions calamiteuses’’, pour le faire rentrer d’exil de France, n’aurait pas du tout ‘’soigné’’ les révélations teintées d’une grosse dose d’hypocrisie entre les ‘’deux frères ennemis’’. Et donc Bédié et son parti auraient décidé à l’insu du président Ouattara, ‘’la mise à mort’’ de celui qu’ils appellent là-bas après le Général Robert Guéi, ‘’le boulanger ou encore l’enfarineur’’. Mais Laurent Gbagbo est un ‘’veinard’’, il a longue vie. Alassane Ouattara, un grand humaniste devant Allah Le Tout-Puissant et le Miséricordieux, va opposer une fin de non recevoir aux noirs desseins du PDCI-Daoukro qui voulait ‘’salir’’ les mains du président Alassane Ouattara du sang de Laurent Gbagbo. Il a donc dit niet ! A soufflé notre interlocuteur.

Ouattara, le grand humaniste qui a sauvé la vie de Laurent Gbagbo

Le FPI de Laurent Gbagbo doit beaucoup au président Alassane Ouattara qui n’aurait pas suivi ici son ‘’aîné’’ Henri Konan Bédié dans des ‘’dérives sanguinaires’’. L’actuel chef de l’Etat aurait donc catégoriquement refusé d’être comptable de la mort de son ‘’frère’’, Laurent Gbagbo. ‘’Le temps est vraiment l’autre nom de Dieu ! Aujourd’hui, ce militaire qui a regagné les casernes de la ‘’grande muette’’ et qui s’est tassé, se dit outré par la ‘’grande comédie’’ que ‘’N’Zuéba’’ est allé jouer à Bruxelles, après la liberté conditionnelle accordée par la CPI à l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Notre informateur qui sait de quoi il parle aujourd’hui sous le couvert de l’anonymat, se dit choqué, indigné parce que celui qui déclarait hier, ‘’à mort, à mort’’, est celui qui joue aujourd’hui les beaux rôles d’homme dévoué à la cause de la paix et de la réconciliation entre lui et Laurent Gbagbo qui hume aujourd’hui l’air d’une liberté conditionnelle à Bruxelles, en Belgique. Et il rappelle à l’occasion ce dicton populaire qui assène ceci : « Si chacun savait ce que chacun disait de chacun », ce sera la fin de toute hypocrisie. Autrement dit, ce qui s’est passé le 29 juillet 2019à Bruxelles, en Belgique, est une ‘’grosse hypocrisie’’ accompagnée de ‘’baisers de Judas’’. Du « je t’aime, moi non plus ! », conclut notre source.

Laurent Gbagbo le sait-il ?

Le président Laurent Gbagbo sait-il que c’est son frère, Alassane Ouattara, qui a usé de tout son poids pour lui sauver la vie le 11 avril 2011 ? le président ivoirien a été forcé de mettre à l’abri de tous dérapages, l’ancien chef de l’Etat. C’est la mort dans l’âme qu’il l’a soustrait de la mort qui le guettait à Abidjan pour l’envoyer à Korhogo dans le Nord du pays. Des menaces de mort devenant persistantes contre Laurent Gbagbo sur les bords de la lagune Ebrié, Ouattara a choisi, malgré lui, de confier ce frère à la justice internationale pour lui assurer demain un avenir. En un mot comme en mille, le président Ouattara est celui qui a sauvé la vie au président-fondateur du FPI. S’il y a une personnalité ivoirienne qui est bien placée pour aller dire ‘’Yako’’ à son frère Laurent Gbagbo, c’est bien le président Alassane Ouattara, celui qui a protégé et sauvé le ‘’Woody’’ de Mama des mains du PDCI-Daoukro qui était prêt à ‘’l’exécuter’’. Mais ce sont plutôt ceux qui criaient hier très fort, ‘’à mort, à mort’’ qui se sont précipités ces derniers jours à Bruxelles. Alors question, si le président Ouattara avait accédé hier à leur requête, pouvaient-ils aller aujourd’hui le rencontrer pour débiter des contre-vérités sur ce bienfaiteur de Laurent Gbagbo et vouloir se mettre avec lui pour aller contre le pouvoir d’Abidjan ? Le numéro 1 ivoirien a déjà envoyé un signal fort à son frère à Bruxelles en ces termes : « Laurent Gbagbo est mon frère, je n’ai pas de problèmes avec lui ». La réconciliation Ouattara-Gbagbo se dessine, car l’ancien prisonnier de Scheveningen ne veut pas d’une réconciliation sélective, exclusive, mais plutôt inclusive, c’est-à-dire avec tous les fils et filles de la Côte d’Ivoire post-Houphouët-Boigny. O honte pour les ‘’grands diviseurs communs’’, ‘’autoproclamés’’ faiseurs de réconciliation et de paix sous nos cieux ces jours-ci.

Confidences reproduites par Bill Terrasson
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