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Atteinte à la liberté de la presse/ Ministère de la fonction publique : Le Directeur de Cabinet agresse un journaliste / Il enquêtait sur le concours professionnel exceptionnel

Publié le jeudi 12 septembre 2019  |  L’Essor Ivoirien


Des bandits à col blanc travaillent dans notre administration. Ce constat nous a été donné hier, aux environs de 16 heures. Un journaliste du quotidien l’Essor Ivoirien, a été séquestré et agressé par le directeur de cabinet du ministre de la fonction publique, le général Issa Coulibaly. Alors que le journaliste y était dans l’exercice de ses fonctions. Il a été enfermé dans le bureau par le directeur de cabinet en présence de MM. Bolati le directeur de la communication et le directeur de communication adjoint ; était présent également un autre collaborateur du directeur de cabinet. M. Oka Séraphin comme un lion affamé, a bondi sur le journaliste Romaric Sako dans l’intention de le tabasser. N’eut été l’intervention du directeur de communication, le journaliste serait humilié. Surtout que M. Oka, c’est de lui qu’il s’agit a menacé le journaliste de le mettre à poil et rien ne lui arrivera dans cette Côte d’Ivoire. Dans sa fureur, il s’empare du matériel du travail du journaliste avant de le mettre à sac. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le directeur de cabinet s’est comporté comme un voyou, un bandit de grand chemin parce qu’il voulait battre et mettre à sang un journaliste. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le directeur de cabinet n’hésitera pas de froisser le journal l’essor Ivoirien. ‘’ Un chien comme vous, un journaliste nul comme vous, je vous tabasse et rien ne pourra m’arriver’’, hurlait ce bandit considéré comme l’homme à tout faire du ministre issa Coulibaly. Comment un intellectuel de sa trempe peut-il oublier qu’il venait de commettre là une atteinte à la liberté de la presse dans un pays devenu très sérieux et convoité par tous les pays développés parce qu’un homme de grande envergure dirige loyalement le pays. Si un homme comme le président Alassane Ouattara à la tête du pays est très attaché aux lois, pourquoi ses collaborateurs, fut-il un cadre de haut niveau, peut-il se permettre de chasser un journaliste de force du ministère ? ‘’ Faites-le sortir du bureau avec force. Qu’il ne revienne plus jamais à la fonction publique dans l’exercice de ses fonctions’’, a-t-il intimé l’ordre à ses directeurs de communication. Tout le palier était alerté par les cris monstrueux d’un directeur de cabinet qui voulait battre un journaliste. ‘’Appelez les gardes et faites-le sortir. Je ne voudrais plus jamais le revoir au ministère de la fonction publique tant que je serai directeur de ce cabinet ministériel’’, a-t-il fait remarquer. ‘’ Barrez lui la route toutes les fois qu’il tentera de mettre ses deux pieds ici’’, a-t-il ajouté. Sous Alassane Ouattara, comment peut-on encore trouver des vandales de cette trempe dans notre moderne administration ? Pourquoi un tel directeur de cabinet peut-il détruire le dictaphone d’un journaliste et froisser impunément le journal qui fait la promotion du rassemblement, du développement et la paix notions auxquelles le chef de l’Etat, Alassane Ouattara est très attaché. Le journal voudrait par ailleurs témoigner toute sa reconnaissance à M. Bolati, directeur de communication qui s’est vigoureusement interposé empêchant le directeur de cabinet à plusieurs reprises de lever la main sur le journaliste. Quel banditisme au plus haut niveau de l’administration ? Le journal l’Essor Ivoirien se réserve le droit de porter plainte contre cet agresseur directeur de cabinet. Pourquoi peut-on agresser un journaliste dans l’exercice de ses fonctions ? Le Directeur de Cabinet, s’il était habité par la sagesse aurait pu féliciter le journaliste qui se rend dans ses locaux afin de l’interroger dans le souci d’équilibrer l’information surtout que les faits qui lui sont reprochés par des fonctionnaires voulant prendre part au concours professionnel exceptionnel relèvent d’une extrême gravité.
Il est accusé de donner des dérogations à ses parents et prendre des millions aux fonctionnaires qui ont besoin de cette dérogation.
C’est bien cette information capitale que le journaliste a souhaité vérifier avant la publication. Ainsi vers 11 heures ce mercredi 11 septembre, le journaliste se présente au bureau du directeur de communication pour une vérification de l’information. Le directeur de communication demande au journaliste de produire un mémoire de sa préoccupation. Le journaliste accepte la proposition de M. Boloti. Il rédige le mémoire. A 13 heures, il remet le mémo au directeur de communication avant de prendre le large. Quelques heures plus tard, le téléphone du journaliste sonne. C’est bien le ministère de la fonction publique qui demande le rencontrer. Une fois au bureau du directeur de cabinet, le patron des lieux, l’incontournable et intouchable Oka séraphin commence ses agressions.

Voici le mémoire que le journaliste a rédigé à la demande du Directeur de communication.

A MONSIEUR LE DIRECTEUR DE CABINET

‘’ Des fonctionnaires qui aspirent au grade A4 ont saisi la rédaction du quotidien l’Essor Ivoirien pour dénoncer une injustice qui leur est faite. En effet, selon ses fonctionnaires le concours professionnel exceptionnel organisé au niveau de la catégorie B pour passer en catégorie A grade A n’exige pas la maîtrise ni le brevet du cycle moyen de L ENA. A ce niveau, il n y a aucun problème selon les mécontents.

Une fois ces fonctionnaires sont en A3 il leur est demandé le brevet du cycle moyen supérieur de l’ENA ou être titulaire d’une maîtrise avant de prendre part au concours A4. Ceux qui ne remplissent pas l’une de ces deux conditions reçoivent une dérogation délivrée par le Directeur de Cabinet du ministre de la fonction publique pour faire acte de candidature.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Directeur de Cabinet refuse cette dérogation à certains postulants au concours de la catégorie A4 qui ne remplissent pas les conditions à savoir être titulaire du brevet du cycle moyen supérieur de l’Ena ou titulaire de la maîtrise.

C’est à ce niveau que certains agents dénoncent une injustice. Surtout que selon eux, l’octroi de cette dérogation se fait par affinité et exige souvent des dessous de table.

Nous venons donc par ce courrier, Monsieur le Directeur pour avoir votre part de vérité.

Romaric SAko journaliste à l’Essor Ivoirien’’.

Tel est le courrier adressé au directeur de cabinet dans le but de confirmer ou infirmer l’information. A notre grande surprise, plutôt que d’éclairer les lanternes des Ivoiriens sur les faits qui lui sont reprochés, l’homme devient furieux et insupportable devant le journaliste. ‘’ Je suis libre de donner la dérogation à qui je veux puisqu’il n’y a aucune règle qui puisse me contraindre. Je fais donc ce que je veux’’, indique-t-il. Voici des comportements qui font croire à l’opinion que les concours se paient en Côte d’Ivoire. On se réserve le droit de poursuivre nos investigations. Nous demandons également au ministre de la fonction publique de lever l’interdiction du journaliste à la fonction publique verbalement décidée par son directeur de cabinet, Oka Séraphin.
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