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Kouassikouassikro, un département aux immenses potentialités en quête d’infrastructures pour son développement (monographie)

Publié le mercredi 18 septembre 2019  |  AIP


Dimbokro, Situé dans la région du N’Zi, au cœur du pays baoulé et créé par décret n° 2012-611 du 04 juillet 2012 suite à la scission du département de Bocanda, le département de Kouassi-qui comprend deux sous-préfectures, possède d’immenses potentialités notamment agricoles qui pourraient le conduire au développement si elles sont soutenues par des infrastructures routières pour rallier facilement les autres localités et écouler les produits agricoles.

Population

Limité par les départements de M’Bahiakro au Nord, Bocanda au Sud, Daoukro à l’Est et Didiévi à l’Ouest, le département de Kouassi-Kouassikro qui couvre une superficie de 1380 km², compte 29691 habitants (RGPH 2014) repartis dans trente-deux (32) villages. Il a une densité de 23 hbts/km² et comprend deux chefs-lieux de sous-préfectures que sont Kouassi-Kouassikro et Mékro.
La Sous-préfecture de Kouassi-Kouassikro regroupe vingt-deux (22) villages pour une population estimée à 23811 habitants, dont 15224 dans la commune et 8587 hors du périmètre communal (RGPH 2014). La Sous-préfecture de Mékro regroupe dix (10) villages pour une population estimée à 5880 habitants (RGPH 2014).

La Commune de Kouassi-Kouassikro, quant à elle, compte dix (10) villages pour une population estimée à 14828 habitants.

Peuplé majoritairement de baoulé Agba on y trouve également des allochtones et les allogènes qui s’adonnent à la culture de l’igname dénommée « couba »

Toutes les religions sont représentées dans le département avec une prédominance du christianisme. Les populations vivent en parfaite harmonie. Le baoulé est la langue la plus parlée après le français qui est la langue officielle. Le département de Kouassikoussikro reste attaché ses racines.

Culture

La société est organisée selon la tradition Akan. C’est ainsi que l’on trouve à Kouassi-Kouassikro des sites culturels représentés par des forêts sacrées. On y trouve également des danses, des cérémonies et des fêtes traditionnelles.

Ce sont le Kpadjada de Yoboué-N’dolikro, le Tchatcha de Bonzo-Malékro, le Kotou de Adi-Koffikro, le Kléba de Dibiessou, le Agbin de Sassaokro.

La fête des ignames se célèbre le dernier vendredi du mois de septembre de chaque année. Toutes ces danses ont fait la particularité du département et ont par le passé attiré de nombreux admirateurs.

Une hydrographie et un climat qui en font une zone propice à l'agriculture

Alimenté par quelques ruisseaux et marigots à régime saisonnier et par moment par le fleuve N'zi qui lui confère une hydrographie peu abondante, Kouassi-kouassikro bénéficie d'un climat de type baouléen avec deux grandes saisons, une saison de pluies où la pluviométrie varie entre 800 et 1000 mm et une saison sèche, caractérisée par l’harmattan à partir du mois de décembre, qui font de lui une zone propice à la culture de l’anacarde.

Le palmier à huile et de l’hévéa y font leur entrée de même que le café et le cacao, naguère cultivés dans l’ancienne boucle du café-cacao dont fait partie la circonscription.

On y trouve également des cultures vivrières telles que l’igname, le manioc et l’arachide ; des cultures maraîchères à savoir, le gombo, la tomate, l’aubergine, le piment, des céréales comme le riz et le maïs.

Les défis pour le développement des activités économiques Kouassikouassikro

Le département de Kouassi-Kouassikro est fortement enclavé. Les routes et pistes le reliant aux autres départements sont impraticables en toutes saisons, constituant un frein à l’essor économique. La réhabilitation du réseau routier et le bitumage de l’axe Dimbokro-Bocanda favoriserait à n’en point douter une amorce du développement.

La zone est propice pour l’élevage de volailles, de bovins, d’ovins et de caprins mais il faut une sensibilisation pour convaincre les jeunes à s'adonner à cette activité.

Le développement agricole de la région reste confronté à quelques petits obstacles à lever notamment la destruction des cultures par les animaux en divagation, les feux de brousse et les conflits de terre.

A ces problèmes s’ajoutent la mévente des produits agricoles de rente tels l’anacarde, les difficultés d’accès aux zones de production notamment les produits vivriers et l’inexistence d’infrastructures de formation agricole.

(AIP)

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