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Travail des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire: Thomas Cazo, Directeur général de Nestlé Côte d’Ivoire : « C’est non acceptable pour nous tous »

Publié le jeudi 26 septembre 2019  |  Le Nouveau Réveil
Lutte
© Autre presse
Lutte contre le travail des enfants dans la production de cacao
Photo: Enfant à l`oeuvre dans une plantation de cacao


L’Américain Thomas Cazo, directeur général de Nestlé Côte d’Ivoire, était l’invité de la 8ème édition de l’espace d’échanges et de débats, dénommé ‘’Les Grands rendez-vous de l’Expression’’, le mardi 24 septembre 2019, au siège dudit confère, à Cocody-Angré. A cette occasion, répondant aux questions des journalistes, le docteur en sciences politiques s’est prononcé sur le travail des enfants dans la Cacao-culture en Côte d’Ivoire. « Merci pour cette question, encore une fois en tant que nouveau directeur général, c’est une question qui me préoccupe. C’est une question pour laquelle notre entreprise, est elle-même, énormément engagée depuis 2012 avec fierté. Tout d’abord, aucun espace n’est accordé dans la chaine d’approvisionnement de notre société à un enfant exploité. C’est non acceptable pour nous tous. Nous travaillons étroitement avec beaucoup de parties prenantes, pour comprendre que les racines de ce fléau sont multiples, des fois compliquées. Nous travaillons avec beaucoup de parties prenantes plus engagées même dans la théorie de ce sujet pour mieux comprendre » a-t-il déclaré avant de présenter les actions de son entreprise dans ce sens. « On a établi un plan d’action en 2012. Une des premières choses dont je suis très fier de l’entreprise. Nous étions la première grande entreprise à établir un système de monitoring de surveillance. Ce modèle de surveillance est basé sur l’individu, on identifie les enfants peut-être à risque, les familles et les racines qui impactent cette famille. C’est ce qui nous distingue par rapport aux autres. C’est un système qui n’est pas parfait, on le reconnaît, on apprend avec le temps pour l’améliorer.

On cherche toujours à échanger avec les autres parties prenantes qui sont prêtes à aller sur le terrain, mais aussi qui sont prêtes à répondre aux grandes questions » a-t-il confié avant de prôner une approche intégrée. « Ce que je constate est qu’on commence à mieux comprendre en travaillant tous ensemble. Ce n’est pas l’affaire de notre entreprise. Ce n’est pas nous qui allons trouver la solution mais plutôt ensemble, on échange les meilleures pratiques pour pouvoir améliorer ce fléau. Par jour, plus que 400.000 enfants des familles ont été sensibilisés avec notre modèle. Nous sommes très présents sur le terrain. Nous investissons beaucoup d’argent pour nous assurer qu’on est droit devant le sujet. Je reconnais que ce n’est pas facile. Je reconnais que ce n’est jamais assez vite. Moi-même je préférerais que ce soit totalement éliminé. On est conscient du fait qu’on est partie prenante. On prend l’affaire au sérieux. On s’améliore tous en partageant avec le partage de temps. Il y a le gouvernement qui met beaucoup d’efforts dans le système éducatif. Nous avons déjà recruté plus de 45 écoles de Côte d’Ivoire. Comprenant le fait que derrière la racine d’un enfant exploité, il y a des enfants qui ne veulent pas aller à l’école. On constate, on investit déjà à construire et à reconstruire les écoles. Les actes de naissances. Très souvent, ils n’ont pas d’acte de naissance. Cela empêche l’enfant à entrer à l’école. Alors nous travaillons étroitement avec les autres pour aider ces enfants, pour avoir des actes de naissance. Pour moi honnêtement, c’est un nouveau sujet, mais je suis très rassuré voyant tout le travail qui a été fait avant moi et je vois qu’il reste encore du travail à faire » a-t-il expliqué.

S.A.
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